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en chanvre & en fruits. Les rivièresprincipales qui arrosent YAvranchin ,sont le Canche, la Sée, la Seule & leCxfnon. Ce pays faisait partie , fousJutes César, de la seconde Lionnoife.(C. A.)
* AÚRAZ-ER-ZEB, partie du montAtlas, qui s’étend beaucoup fur les con-fins de Constantine & de Zeb.
* AURE , Géogr. 11 y a en Fran-
ce trois petites rivières de ce nom,l'une dans le Perche, qui a fa sourceà la forêt du Perche , puise à Verneuil,Tilliers & Nonancour , & fe jettedans l’Ettre proche Anct; l'antre danssélection de Ray eux, baigne les mursde cette ville à ('orient , fe joint en-suite à la Drome , & fe perd avec
elle; la troisième dans le Berry, passeà Bourges, & reçoit l’Anrone & l’Au-relle.
AUREA - ALEXANDRIN A , enPharmacie , elpeee d’opiate ou d'anti-dote, renommé par les livres des an-ciens , & composé de quantité d’ingré-diens.
On le nomme aiirea , de l’or quientre dans fa composition ; & alexan-drins ., d’Alexandre médecin, qui en fut('inventeur. On dit que c’est un bonpréservatif contre la colique & l’apo-lexie ; mais on lui attribue une in-nité de vertus dans f épilepsie , lesmaladies des yeux , les affections dela poitrine & du bas-ventre. On enpeut voir la recette dans Myrepfv.s : ladose est de la grosseur d’une noisette.II faut remarquer que toutes les dro-gues qui y entrent, au nombre de soi-xante-douze , en font une électuaïredes plus composés, & dont la plupartdes ingrédiens perdent leur vertu parle mélange , & deviennent inutiles.D’ailleurs ce remede n’étant composéque de plantes aromatiques & de dro-gues extrêmement chaudes, ne peutconvenir que dans les cas où il faut em-ployer des remedes fortifions, restau-rans & toniques ; dans ces cas la théria-que vaut mieux à tous égards que ('an-tidote d’Alexandre. Voyez CoRDXAt.,Alexipharmaoues , Theriaoue,(M
* AUREGUE, Géogr., petite rivierede France en Picardie, traverse le
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Santerrc, passe àRoye, & fe jette dansla Somme.
AUREíLl.ON, f. m. partie du métierd'étoffe Ae foie. II y a plusieurs aureiUonsau métier d'étoffes de foie ; ils serventà tenir les ensuples fur lesquelles fontpliées les chaînes de foie. Ces aureìllonsîbnt cloués contre les pieds de derrièredu métier; il en faut deux pour chaqueeu lu pie.
AureiUons servant & porter la banquette.IIfaut deux aureìllons de cette elpeee;ils fervent à appuyer la banquette, &font cloués aux pieds de devant le mé-tier. Voyez l'artide VELOURS.
AURÉLIEN , Hijl. Rom ., né dansla contrée qui séparoit le pays des On-ces de la Macédoine, monta à la puis-sance souveraine, fans avoir d’autretitre que fa valeur & ses talons pourla guerre ; artisan de fa grandeur, ilfit oublier que ses pores n’étoient qued’obfeurs cultivateurs qui vivoient duproduit de leur champ & du fruit deleur travail. L’empire Romain penchoïtvers fa ruine, lorfqu’il fut choisi pourle relever, l'an deux cent soixante &onze de notre ere. Après avoir passéar tous les degrés de îa milice , ilut proclamé empereur par farinée quidepuis long - temps avoit usurpé ledroit d’élire les maîtres du monde.Aurélien avoit la valeur & les talonsqui font les eonquérans ; mais élevéfous la tente, il avoit la rudesse d’unsoldat familiarisé avec la pouffiere ducamp. Grand guerrier, U pouvoit bril-ler à la tête d’une armée , mais soncaractère inflexible ne pouvoit sc plierni avoir cette souplesse, en quoi con-siste fart de gouverner ; fatigué dudétail importun des affaires , il négli-gea la police intérieure , pour ne s’oe-cuper que du rétablissement de la dis-cipline militaire. La foiblesse & l’agi-tation des regnes préeédens a voientjetté f état dans la langueur. La li-cence introduite dans les armées y fai-soit méeonnoître la voix des chefs.Aurélien qui étoit f ouvrage de cettesoldatesque insolente, crût l’annobliren la faisant rentrer dans les bornesde ses devoirs La sévérité devenuenécessaire, fut portée à f excès ; le sol-dat étonné de ses vengeances, fe fou-