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Tome IV. AU - BHA.
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A U T A U T iLi

áe subordination venant à se confondre, I censés s’être soumis à son gouverne-lc prince se joueroit de Dieu, & le sujet I ment. L’une de ces' conditions est que

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du prince.

La vraie & légitime puissance a doncnécessairement des bornes. Auffi récri-ture nous dit-elle j “ que votre sou-„ mission soit raisonnable;” Jìt rutia-nabile obsequium vtjìrum. “ Toute puis-,, sauce qui vient de Dieu est une,, puissance réglée ; " (a) omnis po-teftas à Deo ordinata eft. Car c’est ainsiqu'il Faut entendre ces paroles , con-formément à la droite raison & an senslittéral, & non conformément à l’in-terprétation de la bassesse & de la flat-terie, qui prétendent que toute puissan-ce quelle qu’elie soit , vient de Dieu.Quoi donc! n’y a-t-il point de putssan- i

n’ayant de pouvoir & d 'autorité sur euxque par leur choix L de leur consen-tement , il ne peut jamais employercette autorité pour casser l’acte ou lecontrat par lequel elle lui a été déférée :il agiroit dès-lors contre lui-même ,puisque son autorité ne peut subsisterque par le titre qui l’a établie. Quiannulle I’uh détruit l’autre. Le princene peut donc pas disposer de ion pou-

voir & de ses sujets fans le consente-ment de la nation, & indépendammentdu choix marqué dans le contrat desoumission. S’il en n soi t autrement,tout seroit nu! , & les loix le relève-raient des promesses & des sermens

«e injuste? n’y a-t-il pas des autorités j qu’il auroit pû Faire, comme un mineurqui, loin de venir de Dieu, s’étabiissent qui anroit agi fans connaissance decontre ses ordres & contre fa voíun-1 cause, puisqu’il auroit prétendu dispu-té ? les usurpateurs ont-ils Dieu pour j fer de ce qu’il n’avoit qu'en dépôt &

faut-il obéir en tout aux persil-jj avec la cause de substitution,

de la

«uteurs de la vraie religion ? & pour j même maniéré que s’il l’avoit eu enfermer la bouche à l’imbécillité , la | toute propriété & fans aucune condi-puissance de l'antechrist sera-t-elle légi-tion.

time ? Ce sera pourtant une grandes D’ailleurs le gouvernement, quoiquepuissance. Enoch & Elie qui lui ré- | héréditaire dans une famille , & misEsteront, seront-ils des rebelles & des ë entre les mains d’un seul. n’est pas uilséditieux qui auront oublié que toute ; bien particulier, mais un bien public ,puissance vient de Dieu; ou des hom- i qui par conséquent ne peut jamaismes raisonnables, fermes & pieux , , être enlevé au peuple, à qui seul ilqui sauront que tonte puissance cesse appartient essentiellement & en pleinsde l’étre, dès qu’elie fort des bornes j propriété- Aussi est-ce toujours lui quique la raison lui a prescrites, & qu’el- s en fait le bail : il intervient toujoursle s’écarte des réglés que le louve-dans le contrat qui eu adjuge l’cxercice.rain des princes & des sujets a eta- < Ce n’est pas l’état qui appartient aublies ; des hommes enfin qui penseront, ! prince , c’est le prince qui appartientcomme S. Paul. que tonte puissance n’est ? à l’état : mais il appartient au princede Dieu qu’autant qu’elle est juste & j de gouverner dans l’état parce que l’é-réglée ? | tat l’a choisi pour cela ; qu’il s’est en-

Le prince tient de ses sujets mêmes , gagé envers les peuples à l’administra-l 'autorité qu’il a fur eux; L cette au- | tion des affaires, & que ceux-ci detorité est bornée par les loix de la na- j leur côté fe font engagés à lili obéirturc & de l’état. Les loix de la nature J conformément aux loix. Celui qui porte& de l’état fout les conditions fous | la couronne peut bien s’en déchargerlesquelles ils fe font soumis, ou font 1 absolument s’iile veut : mais il ne peut

E («) Cette interprétation : Toute puifunce qui vient de Dieu est une puissancevêelée, ne s’accorde point avec ce qu’ajonte l’apôtre : Quœ autem sunt à Deo tardinata sunt : selon le sens naturel, confirmé par la leqon grecque & par lesmeilleurs commentaires, ce passage signifie, que les puissances qui existent fur1» terre, font établies de Dieu. ._ ÍSa i