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c'est-à-dire à ceux devant qui l’on portedeux ou trois queues de cheval, qui fontles enseignes des Turcs ; d’où vient le ti-tre de hacha à trois queues. Ceux-ci fontappelles heglerhegs, & les sangiaebegsne font porter devant eux qu’une queue. de cheval attachée an bout d’unc lance.t'eyez les articles BÈGLERBEG N SAN-GIAC.
Le titre de hacha se donrfe aussi parpolitesse aux courtisans qui environnentle Grand-Seigneur à Constantinople, auxofficiers qni servent À l'armée, & ponrainsi dire, à tous ceux qui font quelqueligure à la cour ou dans Tétât.
Le Grand-Seigneur confît aux hachasla conduite des armées ; & pour lors onleur donne quelquefois le titre de fie-raskìer ou tic bacb-bog, c’est-à-dire gí-vtétal, parce qu’iis ont fous leurs or-dres d’autres hachas. Comme on ne par-vient communément an titre de hachaque par des intrigues, par la faveur :du grand visir ou des sultanes, qu'onachete par des prescris considérables,il n’est point d’exactions que ces officierssie commettent dans leurs gouverne-tnens, soit pour rembourser aux Juifsles sommes qu’ils en ont empruntées,soit pour amasser des trésors dont sou-vent ils ne jouissent pas long-temps,& qu’ils 11e transmettent point àïeur famille. Sur un léger méconten-tement , un soupqon , ou pour s’ap-proprier leurs biens , le grand-Seigneurleur envoye demander leur tête., &leur unique réponse est d’accepter lamort. Leur titre n’étant pas plus hé-réditaire que leurs richesses , lesenfansd’tm hacha traînent quelquefois leurvie dans {'indigence & dans l’obscuri-íé. On croît que ce nom de pafebavient du Persan paît schats , qui signi-fie pied de rai, comme pour marquerque le grand - seigneur a le pied nansles provinces où ses hàcchas le repré-sentent. Cependant ce titre n’est enusage qn’cn Turquie; car en Perse 011nomme émir ou kmns les grands sei-•gneitrs & les gouverneurs de province.(G).
BACHANTE, ‘Botanique , hacharis•en latin , en anglois grottudsei-tree, enalie-mand mackcnkraut.
B A G
Caraclere générique.
La fleur est composée de plusieursfleurons réunis dans un calice com-mun , écailleux & cylindrique : les unsfont femelles & les autres herma-phrodites : ceux-ci font des tubes éva-sés qui renferment cinq étamines dé-liées, avec un embryon ovale: cetembryon devient une semence uni-que, courte & menue, terminée parune longue aigrette. Ils ne diffèrentdes fleurons femelles qu’en ce que cesderniers font dépourvus d’étamines.
Espcces.
1. Bâchante à feuilles ovales-ren-versées, crénelées, dans la partie su--périeure. ’Bachante de Virginie.
Bacchuris felìis ohverfì ovatìs , fiu-pernè emarginatocrenatis. Litin. llort.
Clif.
l'irgiuia groundsel-tree rcith tn oraehieafi , ,
î. Sachante à feuilles lancéolées,dentelées dans toute leur longueur.
Bacharis foliis lanceolatis longitudina-liter dentatoserratis. Hort. Clijs.
African drcegroundsel mìth à fiaw'dieafi t
La pretniere espece s’éleve à sept ouhuit pieds de hauteur fur plusieurs ti-ges courbes : elle donne en cftobre desfleurs blanches & un peu purpurines,mais qui n’ont pas grande apparence :cependant comme ses feuilles épaisses& grasses ne tombent que par lestrès-fortes gelées , en fait cas de cet ar-buste pour le placer dans les bosquetsd’été & d’automne ; on la multipliede boutures qu’on plante en avril &en mai, dans une plate - bande à Im-position du levant. Dès l’automne onpourra les transplanter à demeure.
Dans le climat où je fais mes ex-périences , je me fuis mieux trouvéde mettre mes boutures dans des potsfur une couche tempérée & convena-blement ombragée ; je les en tire enautomne pour les planter chacune sé-parément dans un pot , & lorsqn’ellesy ont passé un an , je les transplanteeù ìje jveux qu’elks lestent. Cette ha-