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Tome IV. AU - BHA.
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B À G

que à Rome en 1341. Alciat & Vivesfont encore de ce lentiment : Rhenanuss une mieux le tirer de baculus 011 bac-cillas, un bâton, parce qu’à leur pro-motion , dit il, on leur mettoiten mainun bâton, pour marquer l'atitori'j qu’ilsrecevaient, qu’ils avaient achevé leursétudes, &qn’ils étoient remis en liberté,à - peu - près comme les anciens gladia-teurs , p qui l'on mettoit à la main unbâton pour marque de leur congé j c’estce qu’Horace appelle rude donatus. MaisSpelmau rejette cette opinion , d’autantqu’il n'v a point de preuve qu on ait ja-mais pratique cette cérémonie de mettrelin bâton à la main de ceux que l'oncréoit bacheliers ; & d’ailleurs cette éty-mologie conviendroit plutôt aux lieen-tiés qit’aux bacheliers, qui font moinscensés avoir combattu q n avoir fait unpremier essai de leurs forces, comme 1 in-sinue le nom de tentative que porte leurthèse.

Parmi ceux qui soutiennent que lesbacheliers militaires senties plus anciens,011 compte Cujas qui les fait venir debaccellarii, forte de cavalerie fort esti-mée autrefois; Ducange quj les tire debaccalarìa , forte de fiefs ou de fermesqui contenoient plusieurs pieces de terrede douze acres chacune, ou de ce quedeux bœufs pouvoient labourer. Selonlui les possesseurs de ces baccalarìa,étoient appelles bacheliers. Enfin Case-neuve & Hauteserre font venir bachelierde baculus ou bncilhts, un bâton, àcause que les jeunes cavaliers s’exer-qoient a u combat avec des bâtons, ainsique les bacheliers dans les universitéss’exercent par des disputes. De toutesces étymologies la premiere est la plusvraisemblable , puilqu'il n'v a pas en-core long. temps que dans l’université deParis ta thèse que les aspirants à la maî-trise ès Arts étoient obligés de soutenir ,s’appelloif l’acte pro laurea artium. Ainfide baccalaur:, qui signifie proprementle fruit ou la graine de laurier , arbreconsacré dt tout temps à être le symboledes récompenses accordées aux savants,on a fait dans notre langue bachelierpour exprimer un étudiant qui a déjamérité d'étre couronné. ((?)

Bachelier , Commerce , c’est unnom qu’on donna dans quelques-uns des

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six corps detnarchamls de Paris, anxan-ciens & à ceux qui ont passé par lescharges, C. qui ont droit d’étre appel-les par les maîtres & gardes pour êtreprésents avec eux & les affilier en quel-ques-unes de leurs fonctions, particuliè-rement en ce qui regarde le chef-d'œu-vre des aspirants à la maîtrise. Ainsi dansle corps des marchands pelletiers , lechef-d’œuvre doit être fait en présencedes gardes qui sont obligés d’appelleravee eux quatre bacheliers dudit état.

Le terme de bachelier estaufiìcn usagedans le même sens dans la plupart descommunautés des arts & métiers de laville de Paris. V. Communauté, (ff)

''BACHER une ‘voiture , CommerceÊf Roulage , c’est H couvrir d unehache. Voyez BACHE.

BACHIAN, Géag. mod ., isle des In-des orientales, une des Moluques, pro-che la ligne.

♦ BACH 1 NA , Géogr ., isle de la Mé-diterranée, suivant Pline qui la placevis-à-vis la ville de Smírne.

* BACHMUT, Géogr., ville de Rus-sie , au midi du Douce. Elle est dansle gouvernement de Woronez, La unebonne forteresse.

BACHOT, subst. m. fur les rivières ,c’est un petit bateau qui prend, enpayant, les passants au bord d’une ri-vière , & les met à l’autre bord j il y eua f tir la Seine en plusieurs endroits.V oyez BACHOTEURS & BACHOTAGE.

" BACHOTAGE , f. m. Police, c’eflremploi de ceux qui ont droit de voitu-res fur la rivière dans des bachots , au-dessus & a u - dessous de la ville. Voyez■■Bachoteurs.

"BACHOTEURS, fub. m. Police,ce font des bateliers occupés fur les portsde Paris & en autres endroits des rivesde la Seine à voiturer le public fur l’eau& dans des bachots au-dessus & au-dessous de la ville. Us font obligés defe faire recevoir â la ville: ils ne peu-vent commettre des garçons à leur place :leurs bachots doivent être bien condi-tionnés. 11 leur est défendu de recevoirplus de seize personnes à la fois; leurssalaires sont réglés ; ils doivent chargerpar rang; cependant le particulier choi-sit tel bachotcur qu’il lui plaît. Us foi,tobligés d’avoir des numéros à leurs ba-