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Tome IV. AU - BHA.
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BAI

l'actîvité du principe vital, de la qualitéiles humeurs, & de l’état des fibres or-ganiques & similaires; la fauté consistedans l’état parfait des humeurs & desfibres, dans la régularité des mouve-mens del’ame, & conséquemment peutêtre altérée par le vice du ton des fibres ,par la difcrafie de la masse humorale, parles erreurs du principe spirituel; qu’ainíi.tout ce qui pourra maintenir ou rétablirdans les fibres un ton modéré, les relâ-cher quand elles seront trop tendues, lestendres quand elles seront trop relâchées,tout ce qui pourra raréfier les humeurstrop denses, condenser celles qui seronttrop raréfiées, favoriser l’évacuation decelles qni seront viciées ou surabondan-tes , suppléer à celles dont la quantitéfera trop peu considérable , édulcorer lesacrimonieuses , annualiser celles qui nele feront point assez , mettre enfin dansun état de souplesse désirable, les organesfournis à faction de l ame, & ceux quidoivent l’avertir des besoins du corps’,& par-lâ régler les efforts ou exciter sonaction, seront des remedes efficaces, lors-que leur effet fera proportionné aux be-soins du corps, mais deviendront desmoyens pernicieux, lorsqu’ils pourrontaugmenter l’état maladif.

Pourconnoître sons quels rapports les’tains pourront être nuisibles S utiles ,tout consiste donc à connoître les pro-priétés des fluides qni peuvent en être lamatière , & les effets qui, dans ces cir-constances données, résulteront de leurapplication à la surface du corps.

Mais comme le feu,quoiqu’il ne puiílepas Faire par lui-même la matière destains, influe beaucoup fur leur énergiepar son union avec l’air, l’eau & sescomposés , ii est nécessaire , avant d’ex-pofer les propriétés de ces différents flui-des, de se rendre compte des effets dufeu fur nos corps.

XVII. Une loi constante â laquelle !efeu est soumis de même que tous lesautres fluides, est la loi de l’équiiibre.Les molécules ignées, suivant cette loi,passent d’nn corps qui en contient beau-coup , dans celui où elles se trouvent

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Les phénomènes que produit ce passa-ge, diffèrent suivant qu’íl se fait de corpsambians dans le corps humain , cu decelui-ci dans ceux-là.lis diffèrent encoreà raison de celles de nos parties consti-tuantes qni, dans ces circonstances ,acquièrent ou perdent des moléculesignées.

XVIII. En se communiquant à nos hu-meurs , le feu diminue leur viscosité &leur densité par la raréfaction que produitl'intromilsion des particules ignées ; &tant que !a température n’exceda pas debeaucoup celle du corps sain , il en ré-sulte une combinaison pins régulière desprincipes de la masse humorale ; mais àproportion qu’elle s'en éloigne, la raré-faction augmente la pléthore , le muci-lage animal se condense, la sérosité quittales interstices où elle étoit nichée, &s’échappe par les pores. Les principessalins & sulphureux se concentrent, lamasse humorale devient une consistanceinégale & contracte de l'acrimonie.

XIX. La raréfaction des solides & unesouplesse proportionnée à cette raréfac-tion , sont les efl’ists d’un feu introduitdans leur tissu , lorsque la quantité in-troduite n'emporte pas la températureau-delà de celle d’nn corps sain. Mais laFusion du gluten qui contribue à la mol-lesse des fibres , la condensation du mu-cilage qui en est un des principaux clé-ments , & la volatilisation des partiesséreuses, effets nécessaires d’une chaleurpins considérable & relatifs aux degrésde cette chaleur, changent proportion-nellement l’état des fibres , les tendent& même les crispent, augmentent leurton & leur force oscillante & résistante ,& conséquemment influent sur les fonc-tions dont elles font les organes.

XX. L’action des molécules ignées furles nerfs varie également à raison de laquantité de ces molécules. Si les fluidesqui Cn font chargés n’ont qu’une chaleurpeu différente de la naturelle, leur im-pression fur les nerfs ne produit qu’nnesensation agréable, des oscillations dou-ces en sentie produit. Mais à proportionque leur température excede celle d’uncorps animal bien sain, la sensation de-

reunies en moindre quantité ; & ce pas-sage est d’autant plus rapide , d’autantplus tumultueux, qn’il y a plus de diffé-rence dans la température de ces corps.

Tome IF. Partit I.

vient plus ou moins disgracieuse, plusou moins incommode , les oscillationsvives & même tumultueuses y succèdent,P