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áeîle. C’est du reste la même chose quela balance commune.
En général il y a autant de différentessortes dé balances possibles que de moyensdifféréns possibles d’établir & de romprel’éqnilibre établi entre les différentesparties d’un levier , ou d’un corps qui enfait la fonction.
Balance, iibra, AJlronom., est aussiun des douze signes du zodiaque, pré-cisément opposé au bélier : on l'appeilebalance , parce que les jours & les nuitsfont d’égale longueur, lorsque le soleilentre dans ce signe , ce qui arrive àl’équinoxe d’automne.
Le catalogue britannique met les étoi-les rie la constellation de la balance au«ombrede 46. (O)
Balance, 1 . f. , Mythologie , est lesymbole de l’équité. La justice la tientà sa main. Celle que représente le septic me signe du zodiaque fut à sillageA'Aflrée ; ce fut là qu'elie déposa cettejuste balance , lorsqu’elle se retira dela terre au ciel, à l’approche du fieclede fer.
Balance de Commesce , signifieune égalité entre la valeur des marchan-dises achetées des étrangers, & la valeurdes productions d’un pays transportéeschez d’autres nations.
11 est nécessaire que cette balance soitgardée parmi les nations commerçantes;& si elle ne peut l’être en marchandises ,elle le doit être en efpeces.
C’est par ce moyen qu’on connoît siune nation gagne ou perd par son com-merce étranger, ou par conséquent fi cet-te nation s’enrichit ou s’appauvrit en lecontinuant.
11 y a diverses méthodes pour arriverà cette connoissance.
i°. La plus reçue est de prendre uneexacte notion du produit que rapportentà proportion les marchandises exportéesou envoyées à l’étianger , & les mar-chandises importées, c’est-à-dire, cellesqu’on a tirées de lui. Si les premieresexcèdent les dernieres , il s’ensuit quela nation qui a fait les exportations estcn chemin de gagner, dans l’hypothèseque ['excèdent est rapporté en argentmonnayé on non monnayé ; & ainsi aug-mente le trésor de cette nation. Mais
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cette méthode est incertaine , parce qu’ilest difficile d’avoir un compte véritabledes marchandises, loit importees, foieexportées , les registres des douanes nepouvant pas les fournir à cause des con-trebandes qui se font particulièrement demarchandises belles & rares, commepoints, dentelles, joyaux , rubans, foies,toiles fines, Ue. qu’on peut cacher enun petit volume; & même des vins,eaux de vie, thé , çj’c. à quoi il faut ajou-ter les divers acculons qui affectent la va-leur du fonds soit sorti, foi t rentré, com-me pertes faites fur mer , par marchés ,banqueroutes, saisies, Uc. D’ailleurs,pour ce qui concerne ies negoces particu-liers, il y a cliver» pays où les ouvrages denos manufactures que nous y envoyons11c font pas en grande considération :cependant ce que nous en rapportons estnécessaire pour pouffer notre commerceen général, comme le trafic enNorwegepour du mairein & des provisions nava-les. D’un autre côté , le commerce, de lacompagnie des Indes orientales est beau-coup plus avantageux, parce que les mar-chandises importées excédent de beau»coup les marchandises exportées , quenous vendons beaucoup des premieresaux étrangers, & que nous en consumons1 beaucoup dans le royaume , par exempledes indiennes & des foies , au lieu de toi-les & foies des autres pays qui nous coû-teroient plus cher.
î°. La deuxième méthode est d’ohser-ver le cours du change; car s’il est ordi-nairement au-deffus de la valeur intrin-sèque ou de l’égalité des efpeces étrangè-res, nous perdons non-si-ulement par lechange, mais encore par le cours géné-ral de notre commerce. Mais cette mé-thode est encore imparfaite, puisque noustrafiquons dans plusieurs pays où le coursdu change n’est point établi.
5°. La troisième méthode , qui estdu chevalier Jos. Child , se prend del’accroiffement 011 de la diminution denotre commerce ou de nos navires engénéral ; car li ces deux points viennentà diminuer, quelque profit que puissentfaire des particuliers , la nation perd,& elle gagne dans l’hypothèse contraire.Cet auteur établit comme une réglé in-faillible , que dans toutes les parties duinonde où le commerce est grand , coi%-