BAL
BALANCER la croupe au pas ou autrot, se dit, en termes de Alancge , ducheval dont la croupe dandine à ses al-lures ; c’est une marque de foiblesse dereins. (F)
B al ANCER , se balancer dans Vair , sedit, en Fauconnerie , d’un oiseau qui res-te toujours en une place en observant laproie.
Balancer se dit anffi en Venerte ,d'une bête qui chasse des chiens courans,est lassée & vacille en fuyant : on dit,ce chevreuil balance.
Un lévrier balance quand il ne tientpas la voie juste , ou qu’il va & vient àd’autres voies.
Balancer. On dit dans les manufac-tures de foie qu’une lisse balance , quandelle leve ou baisse plus d’un côté que d’unautre ; ce qui est de conséquence dans letravail des étoffes riches.
La lisse balancée ou qui ne baisse pasjuste à un accompagnage , Fait que la do-rure est séparée ou barrée., Voy. Accom-iagkage,Dorure,Etoffe or et
ARGENT.
* BALANCIER, s. m. ouvrier quisait les différens instrumens dont on sesert dans le commerce pour peser toutessortes de marchandises. On se doute bienque la communauté des Balanciers doitêtre fort ancienne, elle est soumise à lajurisdiction de la cour des monnoies :c’est là que les Balanciers font admis àla maîtrise ; qu’ils prêtent ferment ;qu’ils font étalonner leurs poids , &qu’ils prennent les matrices de ces pe-tites feuilles de léton à Tissage des joail-liers & autres marchands de matières,dont il importe de connoître exactementle poids. Chaque balancier a son poin-çon; Tempreinte s’en conserve fur unetable de cuivre au bureau de la cemmu-nauté & à la cour des monnoies. Ce poin-çon composé de la premiere lettre duroui du maître > surmontée d’une cou-ronne sieurdelifée , sert à marquer Tou-vrage. La marque des balances est aufond des bassins : des romaines, ail fléau:& des poids au-dessous. L'étalonnage dela cour des monnoies se connaît à unefleur-de - lis feule qui s’imprime aviliavec un poinçon. D’autres poinçons dechiffres romains marquent de combienest ie poids. Les feuilles de léton ne
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s’étalonnent point; le Balancier les for-me fur la matrice , & les marque de sonpoinçon. Deux jurés font chargés des af-faires , des visites, & de la discipline dece corps. Ils restent chacun deux ans encharge ; lin ancien se trouve toujoursavec un nouveau. Un maître ne peutavoir qu’un apprenti ; on fait cinq ansd'apprcntissage , & deux ans de servicechez le, maîtres. II faut avoir fait sonapprentissage chez un maître de Paris ,pour travailler en compagnon dans cetteville. Les afpirans doivent chef-d’œuvre;les fils de maître, expérience. Les veu-ves jouissent de tous les droits de la maî-trise, excepté de celui de faire des ap-prentis. Les deux jurés Balanciers ontété autorisés par des arrêts à accompa-gner les maîtres & gardes des six corpsdes marchands dans leurs visites pourpoids & mesures ; & il seroit très-à-pro-pos pour ie bien public qu’ils fissent va-loir leur privilège. Us ont pour patron 8.Michel.
Balancier , f. m. en 3Iêchanique }ce nom est donné communément à toutepartie d’une machine qui a un mouve-ment d’ofcillation , & qui sert ou à ral-lentir ou à régler le mouvement des au-tres parties. F. les articles suivant.
Balancier: on donne ce nom dansles grosses Forges , à la partie ou anse defer recourbée en arc, passée dans un cro-chet attaché à une perche élastique, àl’aide de laquelle les soufflets font baissés& relevés alternativement par le moyendes chaînes qui fe rendent deux à deux àdes anses plus petites, ou à de petits cro-chets arcués L suspendus aux extrémitésdu balancier.
Balancier, terme A’Horloger-, c’estun cercle d’acier ou de léton , qui dansune montre sert à régler & modérer lemouvement des roues. Foy. Echappe-ment.
11 est composé de la zone que les hor-logers appellent le cercle des barettes ,& du petit cercle qu’iis appellent lecentre.
On ignore Trusteur de cette invention ,dont on s’est servi pour la mesure dutemps jufqu’au dernier siecle, où la dé-couverte du pendule en a fait abandon-ner Tissage dans les horloges.
Voici à - peu - prés Tliistoire des diffé-