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Tome IV. AU - BHA.
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& par seize, elle se divise en plusieursparties.

D’où il s’ensiut i°. que la commotioncommuniquée à i’cau par ia bâtie est très-coníidérable,- en effet fi l’on tire fur uneriviere , on en sentira le rivage ébranlésous ses pieds : 2°. que plus la chargeest forte , moins la balle fait des progrèsdans seau ; q°. qn’íl n’y a point de ré-fraction sensible : 4 0 . par conséquentqu’il ne faut tirer dans l’eau , ni andessous ni au dessus de l’objet qu’on veutatteindre : 5°. qu’il ne faut employerqu’une petite charge.

Mais on fait qu’une bâtie qui passe àtravers un morceau de bois mobile furdes gonds, & fort épais, ne se-défigurepresque pas, & ne lui communique audine impulsion ; tandis qu’il est constantpar les expériences qui précédent ,qu’elle s’applatit fur l’eau , & occasion-ne une grande commotion à tout lerivage. D’où vient,peiit-on demander,la différence de ces phénomènes? L’eauferoit-elle plus difficile à diviser que lebois.

Voici comment je pense qu’on pour-Toit répondre à cette objection : qu’uncorps mû ne communique du mouve-. ment , au moins de translation , à unautre, qu’autant que cet antre lui résiste011 s’oppose à son mouvement. Ayez uncorps, même mou , rendez-le résistant,& aussi-tôt vous lui communique!ezbeaucoup de mouvement, & à tout cequi l’environnera. Si vous enfoncezdoucement un bâton dans l’eau , vousla diviserez fans peine, & presque sansl’agiter ; si vous la Frappez avec impé-tuosité, vous donnez lieu à son élasti-cité , & en même temps à fa résistance ;vous lui communiquez beaucoup demouvement , mais vous ne la divisez _pas : voilà pour le corps fluide. Quant jau corps solide , ce corps solide 11e peut îrésister à la bâtie qui vient le Frapper, »que par l’adhéfion de ces parties ; si rl’adhéfion de ces parties n’est rien rela- ftivement à la vitesse de la balle qui le ívient frapper , il est évident qn’il ne jpeut être mû d’im mouvement de transla- rtion , pares que rien ne résiste à la !halle. Oison suppose une porte ouvertepercée a’un trou couvert d’une toile:ï’araignée ; fi j’applíquc mon doigt I

BAL

contre les endroits solides de la porte ,c ; s endroits résistant à son impulsion , laporte tournera sur les gonds & se fer-mera : mais elle restera immobile avecquelque vitesse que je porte mon doigtcontre elle, si je 1 ’applique contre latoile d’araignée : or tout le tissu de laporte devient toile d’araígnée, relative-ment à la vitesse d’une balle chassée parun fusil 5 & l’adhésion des parties n’estpas assez grande pour donner lieu à l’é-lasticité.

Mais on pourra demander encorepourquoi l’élafticité de l’eau frappéeavec vitesse a plutôt lieu, quoique sesmolécules 11’aient presqu’aucune adlié-r nce entr’elles, que l’élasririté du boisdont les molécules tiennent les unes auxauti es très-fortement. II faut, je crois,recourir ici à la densité, à la consti-tution particuliers des corps ; & de cesdeux causes, la derniere Lia principalenous est malheureusement très - peuconnue.

Balle A feu, est dans V artillerie tmamas d’artifîces de figure ronde ou ovalede différentes grosseurs, qui í’e jette à lamain 011 avec le mortier.

Maniéré la. f lus usitée four faire desballes à feu. L’on se sert pour faire desballes à feu d’une livre de salpêtre, d’unquarteron de fleur de soufre, deux oncesde poussière broyé passé par le tamis defoie, & mêlé avec l’huile de pétrole ouhuile de lin ; il faut en faire de petitesboules de la grosseur d’une balle , lespercer quand elles feront humides, ymettre de la corde d’amorce en travers,les passer quatre à quatre 011 deux àdeux, & les rouler dans le poussier vif,après quoi cela prend feu.

Autre maniéré pour faire les balles àfeu , qui peuvent s'exécuter dans les mor-tiers. II faut avoir un porte-feu d’nn pied& demi ou de deux pieds de longueur,suivant la grosseur dont on voudra fairela balle, fur un pouce ou un ponce &demi de diamètre, lequel fera chargé d sit-ue composition que l’on aura faite avecdeux livres de salpêtre, une livre desoufre . & demi-livre de poudie ; te toutbien pilé séparément, te passer dans untamis bien fin, & après mêler le toutensemble autant qu’il se pourra.

Eu cas que le feu soit trop lent, on yajoutera.