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Tome IV. AU - BHA.
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On l’appelloit encore Edejse & Hiéra-polis, c’est-à-dire , -ville sucrée. On pré-tend que ce fut Séleucus qui lui donnace dernier nom. On y adoroit Atargatis,déesse Syrienne, que les Grecs nom-jnoierit Décerto.

Pline ajoute que la ville de Bambyce,qu’il met dans la Cétésyrie, étoit appel-lée par les Syriens, Mogog. Mais M. Fal-conet observe que cette ville est la mêmeque le Mambesja des Arabes, qui a éténommée par les Syriens Mabougo Ma-bog , & non Magog. (C. AÏ)

BAMBYTACJENS, (les), Géogr.,peuples voisins du Tigre, qui habi-toient Bambya ou Hiérapolis dans laCéléíyrie ; on dit qu'ils avoient en .sigrande horreur l’or L l’argent, & tou-te forte de métaux , dont on peut fairede la monnoie, qu’ils enterroient dansles lieux les plus déserts, tout ce qu’ilspouvoient en amasser, de peur que celan’engcndràt parmi eux la corruption.(C. A.)

* BÂMFE, Géogr ., petite ville del’Ecosse septentrionale, dans la provincede même nom à l’embouchnre de laDo-verne. Long. 15. r;, lut. 57. 48.

§ BAMIA, f. m. Hift. nat. bctaniq.,nom égyptien d’une plante annuellede la famille des mauves, décrites parPorfper Albin, & figurée passablement,

Î jlioique fans détails, par Hcrmanndansòn Hortus Lugduno - Battavus, pageS6, planche XXVIII , fous .le nomd 'altb-za Iniica , -vitis folio , flore am-plo , fla-vo . pendente ; & eníuite parGafpar Commelin dans son Hortus Amf-tclodameqjis , -volume II, page içi , pi.LXXVI , fous la dénomination ieket-wia americana, anmsa, flore albo, fruc-tu■' non julcato, longijjtmo. M. Linné ladésigne fous le nom de hibiscus , ei-vitifolius foliis quinquanguluribus , acu-tis , serratis , caule ìnermì , floribus pen-dulis , dans son Syjlema natures , éditionII, imprimée en 1767, page, 464; lesNegres du Sénégal rappellent kistr-rhàtè.

Cette plante croît à la hauteur dehuit à dix pieds , fous la forme d’unarbrisseau, à tige verte , cylindrique ,de deux pouces de diamètre, entouréedans fa moitié supérieure seulement,de branches assez nombreuses, écartées,

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fous un angle de trente à quarante de-grés d’ouverture, qui lui forment une ci-me conique, une fois plus longue quelarge.

Ses feuilles font alternes, assez lâ-ches, arrondies, de sept à huit pou-ces de diamètre , mais découpées unpeu au-delà de leur milieu en cinqlobes triangulaires, une fois plus longsque larges, dentelés inégalement, d’unverd clair, légèrement velues, échan-crées à leur origine, & portées furun pédicule cylindrique, égal à leur lon-gueur.

Les fleurs sortent solitairement de Fais-selle de chaque feuille, longues de deuxpouces, & auífi larges quand elles fontbien épanouies, soutenues fur un pé-duncule cylindrique, trois ou quatrefois plus court, inclinées fous un an-gle de quarante-cinq degrés. Elles con-sistent en un double calice , tous deuxcaducs, dont l’extérieur est composéde dix à douze feuilles linéaires, très-é carte es les unes des autres à leur ori-gine, deux fois plus courtes que Tin—térieur qui est d’une feule piece , des-tinée à s’ouvrir en cinq divisions trian-gulaires , à-peu-près égales , mais quise fend communément d’un seul côté.La corolle est une fois plus longueque ce calice, composée de cinq péta-les, grands, blanc-jaunâtres, avec unetache purpurine fur l’onglet, qui lesunit, non pas entr’eux, mais à un cy-lindre de quatre-vingts étamines, réu-nies par leurs filets en un tube qui estenfilé par le style de l’ovaire , qui lessurpasse en se partageant en cinq stig-mates sphériques, velus comme de pe-tites houppes purpurines. L’ovaire estd’abord conique, fort petit ; ensuiteil s’allonge & devient en mûrissant ,une capsule seche , conservant sa for-me conique, longue de quatre à cinqpouces, quatre à cinq fois moins large,jaune de bois, légèrement velue, mar-quée légèrement de cinq angles , parlesquels elle s’ouvre, mais très - rare-ment , en cinq valves ou battants trian-gulaires applatis, qui ont chacun unecloison longitudinale à leur milieu, &qui forment cinq loges, contenant cha-cune quarante à cinquante graines sphé-roïdes , grises, ternes, de deux lignes