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Tome IV. AU - BHA.
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tins. ?ar les Ioix de l’église, les bansdoivent être publiés trois fois à troisjours différents aux lieux où les partiesdemeurent, à peine de nullité de ma-riage. II y a peine d’excommunicationcontre ceux qui, connoissant <1 es empê-chements, ne les déclarent point.

Un curé ne iauroit être contraint à lespublier, lorsqu’ìl connolt dans l’un oul’aiitre de ceux qui fe présentent au ma-riage quelque incapacité ou empêche-ment.

Si les contractants font majeurs, ledéfaut de publication de bans n’emportepas tout seul la nullité de mariage.

Ban , en terme de palais, est syno-nyme à bannijfement : c’est en ce sensqu’on dit, garder son ban, rompre sonban. (//)

, * BâN de vendange, c’est la publica-tion faite au prône par les curés des pa-roisses de village, de la permiffion ac-cordée par le juge ou le seigneur à tousles particuliers de faire vendanger leursvignes. Le ban établi pour l’ouverturedes vendanges est fondé fur deux raisons :l’unepour empêcher des gens ignorants,ou pressés par la nécessité, de recueillirles raisins avant leur parfaite maturité,& d'en faire de mauvais vins; l’autre,d’empêcher que oeux qui vendange-raient les premiers, ne découvrissent &^exposassent au pillage les vignes deleurs voisins. Le ban de vendange fepublie fur Lavis des principaux habi-tants des villages, & des vignerons lesplus habiles. 11 assujettit tous les habi-tants indistinctement, à moins qu’ilsn’aient acquis un titre exprès qui les endispense. Le seigneur seul peut vendan-ger un jour avant l’ouverture portée parle ban. 11 y a des coutumes où les vignesenfermées de clos & de murailles fontexceptées de la loi du ban; par-tout lacontravention est punie par l’amende &la saisie des fruits.

Ban, Hift.mod. , nom qu’on donnoitanciennement en Hongrie aux gouver-neurs des provinces qui relevoient de ceroyaume, telles que la Dalmatie laCroatie, la Servie. Selon Leunclavius,on n’accordoit ce titre qu’aux princesdu sang de la maison de Hongrie ; &encore aujourd’hui . la dignité de bande Croatie est remplie par un seigneur

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de la premiere distinction. Le pays danslequel est situé Tetnefwar, s’appelleencore aujourd’hui le banat de Temef-war , auquel sens le terme de banatéquivaut à ceux de province ou de gou-vernement. Le ban avoitlbus lui un vice-gérent, lieutenant général , ou lieute-nant du roi au gouvernement, qu'onnommoit vice-banmis. On croît que cesdeux noms font dérivés des mots ban ,banno ou bunno, dont on fe fervoit dansle bas Empire pour signifier une bannièreou un étendart-, parée que les habitantsde ces provinces, en temps de guerre,étoient obligés de fe ranger fous la ban-nière ou l’étendart de leur gouverneur.Quelques auteurs prétendent que lesTurcs ont conservé ce nom de ban, Sique les gouverneurs à qui ils le don-nent, ont la même autorité que les be-glerbegs. Voyez BeglerbEG. (<?)

Ban U ÀRRIERE-BAN, Art milit.U Hift. mod. , mandement public adresséde la part d’uu souverain à ses vassaux,de se trouver en armes à un rendez-vousponr servir dans l’armée, soit en per-sonne, soit par un certain nombre degens de pied ou de cheval, qui les repré-sentent , à proportion du revenu ou dela qualité de leurs fiefs.

Le ban fe rapporte aux fiefs ; & IV-riere-ban aux arriere-fiefs, selon quel-ques-uns : mais d’antres croient que leban est le service ordinaire que chaquevassal doit selon la nature de ses fiefs ; &que F arriéré-ban est un service extraor-dinaire que les vassaux rendent au roi;d’autres qui font venir le mot d'arriere-ban, de heri-hannum, proclamation dllmaître ou seigneur, pensent qu’on nedoit mettre aucune distinction entre ban& arriere-ban.

Quoiqu’il en soit, ees assemblées devassaux convoqués par leurs seigneursfur les ordres ou à la réquisition du roi,ont commencé en France dès le tempsdes rois de la seconde race, & il en estfait mention dans les capitulasses deCharlemagne : mais elles ont été plusfréquentes fous les rois de la troisièmerace. Car on trouve dans la chambre descomptes plusieurs rôles pour le ban &Varricre-ban , étés des années 1216 ,127,6, 1241, ir;z & 1272. Ilparoît parle dernier, que les Seigneurs fieffés cités