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Tome IV. AU - BHA.
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eux. Les bananes cuites avec leur peaudans de l'eau la rendent sucrée ; aprèsavoir ôté leur peau, on les braise pour enfaiie une boiíìòn agréable.

Du reste le bananier ressemble entière-ment au tando.

Sa graine est noire : elle ne se seinepas, parce qu’elle est trop long-tempsà croître.

Remarque. Les Egyptiens croient, aurapport de Prolper Alpin, que le bana-nier est une production artificielle dtìeà une greffe de la canne à sucre dans letubercule de la racine du coloeaíìa ; maisune pareille opinion mérite moins uneréfutation qu’un mépris.

Qiiatrieme efpece. Gaba.

Les Malays appellent du nom âegubbaou pij'ang gabba gabba une quatrièmeefpece de bananier , dont Rumphc adonné une courte description lans figureà la page 131 dc son fíerbarium Amboi-nìcum , volume V.

II différé du bananier, en ce qu’il estun peu plus petit dans toutes ses par-ties. Son fruit a onze pouces de lon-gueur ; mais il est plus menu, ayantquatre on cinq fois moins de largeurque de longueur, verdâtre ou verd-clair, à chair seche comme la moellespongieuse des branches du sagou , ap-pellée dahba-gabbn. II ne se mange pointcrud 1 mais rôti fous les cendres chau-des ou frit dans la poêle. On cn recom-mande l’uíage à ceux qui ont la diar-rhée. Le cinga-bala du Malabar paroîtêtre de la même efpece.

II y en a une variété appel!ée femelledont ic fruit n’a que dix pouces de lon-gueur , & est plus large & jaune dans famaturité.

\Cinquieme efpece. NERA.

Le nera ou nera-nendera des Mala-bares , cité par Van-Rhecde dans sonHortus Malabaricus , volume J page 20,fans ligure , approche beaucoup dugabba & du bananier , dont il ne sem-ble différer que par la couleur de sonfruit, qui a environ douze pouces delongueur, fur trois fois moins de lar-geur ; mais dont f écorce est d’un rou-

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ge foncé, & la chair d’un rouge-pâle.

Variétés. Cette efpece paroît avoirune seconde variété , appellée nenderahala , : à fruit de même couleur , maisun peu plus court, c’est-à-dire, de onzepouces.

Le cnrvo-codde du Malabar, est unetroisième variété du nera, à fruit ronge,encore plus court, & d’environ 10 pou-ces de longueur.

Sixième efpece. Cro.

Le cro ou croho , ainsi nommé à Am-boine , & pi fang-ubi à Banda, a ie fruitlong de neuf pouces, presque trois foismoins large , assez droit , à trois 011quatre angles, verd extérieurement ,jaunissant très-tard, àmeëlle plus blan-che , plus dure que dans les autres efpe-ces, & acide. On f appelle aussi croho-parampuan, c’est-à-dire, cro commun oufemelle ; c’est la premiere variété.

La seconde variété lé nomme croholacki lacki , c’est-à-dire cro mule : sonfruit est plus long & toujours verd.

La troisième variété appellée crohobatv par les Malais d’Amboine , a lefruit verd d’abord, mais jaune en mû-rissant. Ses feuilles dans leur jeu-nesse ont quelques taches ou striesbrunes.

Qualités. Quoique le cro soit une ef-pece de bananier à gros fruit, il porteses fruits six mois après avoir été planté ,en forte qu’il est le plus hâtif deceux à gros fruit, ce qui fait qu’oalui donne une préférence pour la cul-ture.

Usages. Ce cro est la plante la plusutile de toutes celles qui fe cultiventdans l’Inde , plus utile même que lecocotier, parce qu’elle y est répandueplus généralement. C’est elle qui four-nit la premiere nourriture à l’homme,au moins dans toute l’Inde aqueuse ;c'est-à-dire , dans toutes les îles Mo-lli ques & adjacentes, où le riz & lesautres grains ne font pas aiiffi abon-dants que dans l’.Inda ancienne.. Pouren nourrir les enfans , on le fait rôtirfous-les cendres; il vaut mieux cuitainsi que bouilli dans l’eau , qui le ren-droit plus pâteux , plus lourd, moinsfacile à digérer. La mere le mâche L