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Tome IV. AU - BHA.
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fois plus longues 311e larges, qui por-te cinq à lìx étamines courtes, a anthè-res jaunes, ne débordant pas le som-met du tube. Le style qui part ducentre de l’ovaire , égale la hauteurdu tube , & est partagé à son extré-mité en deux stigmates demi - cylin-driques , rouffâtres, veloutés fur leurface interne.

Chaque ovaire , en mûrissant , de-vient une baie sphéroïde , jaune ,. àune loge , contenant quatre osseletstriangulaires, applatis, assez grands &bruns, attachés verticalement au fonddu fruit par un sillon oblique, qui estimprimé latéralement sur leur partieinférieure. La tête formée par Lamasde ces ovaires, prend la figure & lagrosseur d’une noix dépouillée de sonbrou , c’est-à-dire, qu’elle a environun pouce de diamètre j elle est d’abordverte & ferme j ensuite elle jaunit &«'attendrit, ayant une saveur amere, aus-tère & aromatique.

Culture. Le bancudu croît aux îlesorientales des Moluques & à Amboinedans les forêts, & particulièrement versles côtes maritimes.

Qualités. Toutes les parties de cetarbre, écorce, bois, feuilles, fruitscoupés 011 râpés, pendant qu’ils fontencore verds , répandent une odeurassez agréable de foin nouveau. Leursaveur est amere & austère , peuagréable.

Son bois est blanc vers l’aubier ,jaune vers le cœur, rouge vers le pied,assez dur, mais doux & liant : ses raci-nes & son écorce sont rouges; & ellesprennent une couleur incarnat, lorf-qn’elles ont flotté quelque temps dansl’eau de la mer.

Usages. La racine de cet arbre a lapropriété , comme celle de la garance,cle donner à toutes les couleurs rougesde la ténacité & de l’intenflté ; auffiles habitants des Moluques l’emploient-sls, soit seule, soit avec 1@ bois del'appan, pour teindre leurs fils & leurlinge en rouge. Ceux d'Amboine, quipréfèrent les couleurs tendres aux cou-leurs foncées ou trop vives, en procu-rent mie approchante de celle du ver-millon , minium , mais très-dlirable , àleurs toiles, en les faisant macérer

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dans tine infusion de deux parties d’é-corce des grosses racines du bancudu ,avec une partie de l’écorce & des feuil-les de l’arbre alnmineux qu’ils appel-lent lehu & un peu d’ahm. Loriqu’ilsveulent donner à cette teinture unecouleur de garance ou de feu , ils fontcuire l’écorce du bas d u tronc avsc l’é-corce & les feuilles d u leba, & le boisde sappan , ou tout autre bois rougede teinture. Ses feuilles s’emploicntauffi pour procurer de la ténacité à lacouleur du roucou. Ces racines fontun objet de commerce pour les habi-tants d’Amboine, qu cet arbre est com-mun & de meilleure qualité ; ils en por-tent une quantité considérable de bottes! à Java, ou on fait beaucoup de teinturerouges.

Son fruit ne fe mange pas pour l’or-dinaire ; néanmtiins les sauvages de fi-le Ceram en mangent quelquefois. Onles fait auffi manger récemment mûrsaux enfans qui ont des vers dans lesintestins.

Remarques, II est évident que ìeban-cudu est une espece de plante du gen-re du rojoc de I Amérique , qui sertpareillement à teindre en rouge , &qui est de la seconde section de la fa-mille des aparines & du café , qui con-tient beaucoup de plantes qui teignenten rouge. Mais il s’eft vraisemblable-ment glissé une erreur dans la descrip-tion de Rumphe, qui dit que chaqueovaire ne contient qu’une foule graine,pendant que le rejoc en a quatre. Cemême auteur dit encore qu’il y a surchaque ovaire une espece d’écailleblanche, auffi longue que la fleur, quine tombe que lorsque l’ovaire est prèsde fa maturité. Si cette écaille n’estpas de la nature de celles qui séparentles 0"aires, quoiqu’il n’y en ait pointde pareilles, ou au moins d’auffi lon-gues dans les autres especes de rojoc ,on servit tenté de croire que ce scroitlestyle du pistil, qui reste ainsi fous cetteapparence, même après la chûte de lacorolle.

Deuxieme espece. MeuCUDU.

Les habitants de Banda appellent meu-cttdu ou tnaticu du , & les Malay s bancudu