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Rhecde a publié une bonne figure, quoi-qu’incoinpleíte, au premier volume desou Hoftus Malabaricus, page 91 , plan-che £ 11 . M. Linné h désigne sous lenom de morinda L citrifolia arborea,fedunculis Jblìtariis, dans son Systemanatures, édition de 1767, page l6(í.
Le baya ne différé du menemlu qu’ence que, i°. il croît dans les lieux sablon-neux & pierreux; 2 0 . ses branches fontplus épaisses; 3 0 . ses feuilles plus peti-tes, plus étroites à proportion, longuesde huit pouces au plus ; 4°. ses têtes defleurs toujours droites, élevées L nonpendantes; ç°. ses fruits grands commelin limon , longs de près de quatre pou-ces , & presqu'ùne fois moins larges, d’a-hordverds à couronne ou calice de fleursblanchâtres, ensuite blanchâtres dehors& dedans dans leur maturité; 6°. ses grai-nes font noirâtres.
Qualités. II fleurit & fructifie deuxfois l’an.
Usages. Son fruit fe mange cru d com-me celui du meucudu, pour résoudre lesduretés de la rate. La décoction de sesfeuilles hachées avec selles du boa-rau,qui est une efpece de menhir,, se boitdans les coliques.
L’écorce de ses racines, cuite aveccelle de i'arbre aluminenx leba, & lesfeuilles de Pherbe appellée ttyldya, queKumphe appelle pruneila molucca hor-tenjìs , & dont il donne la figure au vol.VI de son Herbafium Ambeinicum , page50, planche XIÌJ, donne une teinturerouge, propre à teindre les fils en rouge.L’aihola n'est employéque pour donner àccttc couleur, comme à toute autre, dela fixité.
1 Le suc exprimé de ses feuilles, & cuitavec l’huile des feuilles de figuier d’eu-fer, c'est-à-dire de 1 ’arçemone à fleurblanche , s’applique fur les parties atta-quées de la goutte, pour en calmer lesdouleurs. Le bain de ses racines piléesdans l’eau, a la même vertu. ( M.Adanfon. )
* BANDA , Géographie , sept islesd’Afie, vers le quatrième degré de lati-tude méridionale. •
BANDA , fubstant. mafcul. Histoirenaturelle , Ichthyologie , poisson d’Amboi-ne, ainsi nommé par Coyett, qui en adonné une bonne figure enluminée, au
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n®. 84 de la premiere partie de son rs^cueil.
Ce poisson a la forme de celui que Sal-vien appelle peigne, peéíen. II a le corpsmédiocrement allongé ; très-comprimcouapplati par les côtés, couvert de gran-des écailles, la tête arrondie, très-obtufe,ainsi que la bouche qui est petite, lesyeux grands & brillans.
Ses nageoires ne font pas épineuses :elles font au nombre de sept; favsir ,deux pectorales médiocres, arrondies,deux ventrales fous elles, petites Sc poin-tues, une anale fort longue, un peuplus haute devant que derrière, une dor-sale un peu plus haute devant que der-rière, &quis’étend de la tête à la queue;enfin celle de la queue qui est tronqué»& quarrée.
Le fond de fa couleur est verd, aveedes lignes jaunes qui se croisent oblique-ment en lozanges, qui imitent & suiventla grandeur des écailles. Le dessus de latête est verd, mais le dessous & ses côtés,ainsi que les nageoires pectorales & ven-trales , font blancs. La nageoire dorsale& Banale, font ronges, à rayons verd-noirs, avec deux bandes longitudinales ,qui font jaunes dans la nageoire dorsale ,Sc bleues dans celle de l’anus. Les rayonsdc la queue font verd s, avec des raiesrouges incarnat, qui font l’alternativeavec eux, & qui font pointillées de rougeplus foncé. On volt quatre taches rougesde chaque côté derrière la tête. §esyeuxfont rouges, entourés d’un cercle bleuavec un croissant noir derrière.
Le banda est commun dans les rochersdes iíles d’Amboine, & de bon goût : onle mange.
Deuxietne efpece.
Ruyfch a publié fous ce même nom debanda, dans fa Collection nouvelle despoissons d’Amboinc, page 40 . plancheXX, n°. 8 , la figure d’nne autre efpecedc poisson, qui ne différé guere de celuide Coyett, que par ses couleurs.
Son corps est jaune , marqué de douzeou quinze taches vertes, en lozange , furchacun des côtés du corps vers les ouies.Ses yeux font rouges, entourés de huitrayons ronges comme un soleil ; le crois-sant noir est au dessous, & non pas der-