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Tome IV. AU - BHA.
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BAN

la rend débitrice de ceux qui y déposent Ileurs Fonds. f

Ecrire une partie en banque-, c’est Fai-re enrégistrer dans les livres de la ban-que, le transport mutuel qui se Faitpar les créanciers & les déoiteurs dessommes ou des portions des sommesqil’ils ont en banque , ce qu’on appel-le virement de parties. Voyez VIRE-MENT.

Créditer quelqu’un en banque; c’est lerendre créancier de la banques le débiter,c’est t’en rendre débiteur.

Ecritures en banque, ce Font les di-verses sommes pour lesquelles les par-ticuliers, marchands , négociants &autres, sc sont Fait écrire en banque.

BANQUE d'emprunt , en HollandoisImkv.mieeninge , c’est une espece demont de piété établi à Amsterdam , oùl’on prête de l’argent aux particuliers.qui en ont beFoin, moyennant qu’ilsy déposent des gages pour la sûretédes sommes prêtées , & qu’ils payentì’intérêt réglé à tant par mois par lesbourguemestres ou échevins ; c’est cequ’on appelle plus communément lamaison des lombards , ou le lombard.Voyez Lombard.

Banque, Commerce , Fe dit encorede certaines sociétés, villes ou com-munautés, qui Fe chargent de l’argentdes particuliers pour le leur Faire va-loir à gros intérêts, ou pour le met-tre en sûreté.

U y avoit plusieurs especes d ebanquesétablies dans les pins grandes villes com-merçantes de l’Europe , comme à Veni-se , Amsterdam, Rotterdam, Hambourg,londrès, Paris, Uc.

On peut voir ce que nous avons ditfous le mot Banco, de celle de Veni-se , sur le modelé de laquelle les au-tres ont été Formées, & dans le Diction-naire du Commerce de Savarv , les dé-tails dans lesquels i! entre Fur les ban-ques d’Amsterdam & de Hambourg, aussibien que Fur celle qui Fut érigée enFrance en 1716 , par le sieur Law &compagnie, Fous ie nom de banque gé-nérale , convertie en banque royale en1718, & dont les billets qui avoientmonté à la somme de deux milliardssix cents quatre -vingt -seize millionsquatre cents mille livres , Furent Fup-

B A N

primés par arrêt du conseil du 10 oc-tobre 1720. Nous ne parlerons ici que dela banque royale d'Angleterre & de labanque royale de Caris , Fur le piedqu’elles subsistent aujourd'hui, & ceque nous en dirons est emprunté dumême auteur.

. Banque royale d'Angleterre ; elle a lesmêmes officiers que l’écbiquier. Voy.Echiquier. Le parlement en est ga-rants c’est lui qui affigne les Fondsnécessaires pour les emprunts qu’clleFait Fur L état.

Ceux qui veulent mettre leur argentà la banque en prennent des billets, dontles intérêts leur Font payés, jusqu’aubout d u remboursement , à raison desix pour cent par an.

Les officiers de la banque royale Fontpublier de temps en temps les paiementsqu ils doivent faire, & pour lors ceuxqui ont besoin de leur argent le vien-nent recevoir. II est cependant permisaux particuliers d’y laisser leurs fonds,s’ils le jugent à propos, & les intérêtsleur en sent continués fur le même piedde six pour cent par an.

Comme il n’y a pas toujours des Fondsà la banque pour Faire des paiements,ceux qui, dans le temps que la caisse dela banque est Fermée, ont besoin de leurargent, négocient leurs billets à plus oumoins de perte, suivant le crédit que cespapiers ont dans le public; ce qui arriveordinairement suivant les circonstances& le bon 011 mauvais succès des affairesde l’état.

Banque royale dc Paris, est celle quiFut établie en cette ville par arrêt duconseil du 4 Décembre 1718, dont leFonds ne pouvoit passer six cents mil-lions. Onfappelloit en France bureauxde la banque royale , les lieux où FeFaiFoient les diverses opérations decette banque , les paiements & les vi-rements de parties, soit en débit, soiten crédit, pour ceux qui y avoient descomptes ouverts. Les principaux deces bureaux, après ceux dc Paris , Fu-rent placés à Lyon, à la Rochelle,Tours, Orléans & Amiens. 11 y avoitdeux caisses dans chaque bureau ; l'u-ne en argent pour arquitter à vue enbillets , & l’autre en billets pour Fournirde l’argent à ceux qui en demandoient.