?66 BAN
ssmenterie, où font représentées lesdeux fortes de banques dont nous ve-nons de parler. Eu pratiquant ces trousparallèles , on auroit la facilité de met-tre tant de rockets en banque que l'onvoudroit. On a, dans les mêmes plan-ches , une troisième forte de banque ;c’eft une efpece de poteau quarte' dontla largeur ii'elì pas absolument déter-minée, puisque fi l’on vouloít y mettredeux rangs de broches , il faudroitqu'il fut plus épais que lorfqu’il n’y enauroit qu’un rang; on fait entrer dansc* poteau le bout pointu de ces bro-ches , de forte qu'eìles y demeurent in-variables : on les place parallèlementles unes aux autres; on en peut met-tre tant qw’il en pourra tenir , en lais-sant toutefois une distance telle queles bords des deux rochets ne fe puis-sent toucher; sans cette précaution ilss’empêcheroient mutuellement de femouvoir, on mettroient an moins lesfoies en danger de casser. Dans le casoù ces bords de crochets, ou bobines,fe trouveroient trop hauts, & que cefrottement fut inévitable, il faudroitpour lors espacer davantage les brochesles unes des autres, en laissant uneplace vuide entre-deux, on trouveroitainsi l'efpace dont on avoit besoin : ainsià quoi bon cette grande quantité de bro-ches , dira-t-on ? lorfqu’on aura lu àl’article Ourdir, que l’on n’ourdissoitqu’avec seize rochets ; il ne faut donc ,continuera-t-on, que seize broches, outout-au-plus trente-deux, ce qui n’ex-pofera plus au frottement qu’on crai-gnait. Quoique la réglé générale soitd'ourdir à seize rochets, ou tout au plus4 trente -deux , comme le pratiquent
BAN
! plusieurs ouvriers qui par-Ià avancentplus vite de moitié, faqon de travaillerqui doit être peu suivie, parce qu’il eil! bien plus difficile de veiller fur trente-deux rochets que fur seize, & par con-séquent plus facile d’échapper un brin ,ou même plusieurs qui viennent à casser;je 11’en ferai pas moins pour la quan-tité de broches à cette banque; car aumême article Ourdir , à l’endroit oùil est question des rubans rayés, on voltqu’il fait, suivant le besoin, changerde couleur. En supposant qu’on eût qua-tre couleurs à employer, & qu’il y eûtfoixante-quatre broches à la banque , ouauroit quatre couleurs sous la main tou-tes les fois qu’il faudroit qu’on en chan-geât : d’abord deux fur la même face ,ayant seize broches de chaque côté ,puis en retournant la banque , encoredeux autres. On voit que ces broches nesont pas posées horisontalement, maisqu’au contraire le bout extérieur est plusélevé que l'autre, en voici la raison : siles broches étoient parallèles à l’hori-zon , les rochets, par la vitesse avec la-quelle ils se meuvent, ( car il fautqu’ils fassent bien des tours pendant quele moulin de l’ourdissoir n’en fait qu'un )feroient en danger de s’échapper desbroches, inconvénient que l’on évite parl’inclinaison des broches : étant ainsi pla-cées, il est bon d’ajusterà chacune unmoule de bouton, qui, par fa convexité,empêchera que le rochet ne frotte entant de parties contre la face plate dupoteau ; la planche d’cn bas qui lui sert" de base, est revêtue de quatre côtés detriangles, ce qui la rend propre à con-tenir les rochets, vuides ou pleins, qu’ony veut mettre.
FIN de k sortie L da Tonte IV,