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îa base Forme ces efpeces ne gainesécailleuses, triangulaires, dont la tigeparoît hérissée après la chiite de cesfeuilles.
Ce n’est qú’après la chiite de cesfeuilles qu’on voit paroítre les fleurs ;elles font rapprochées deux à deux ,rime mâle & l’autre femelle , entrechaque écaille, ou gaine des feuilles;la fleur mâle est portée fur un pédi-cule fort court; elle est blanche^ &consiste en lin calice de quatre feuil-les en soucoupe, & en quatre étami-nes sphériques, très - courtes , blan-ches , placées an centre. La fleur fe-melle consiste en quatre ovaires sphé-riques chagrinés. Rnmphe dit qu’iln'eii a pas vu les fruits , mais il estprobable qne ces quatre ovaires de-viennent autant de capsules ou de baiesrenfermant chacune une graine de mêmeforme.
Culture. Cette plante est constammentparasite , & ne croît que fur les arbresà fruits, tant sauvages que cultivés,tels que le cofafl'u & le durion qui ontl’éeorce dure & fendue; elle est sus-pendue à leur tronc ou à leurs grossesbranches.
jQimlités. Le tubercule qui lui sertde racine , <juoiqu’invariable dans faforme, paroît occasionné par l’àcretécorrosive des sucs de petites fourmisrouges très-mordantes, qui y habitent& qui en fond lénr nid, d’abord avecde la terre, ensuite avec du bois pour-ri. Pour pouvoir prendre ce nid oucette plante, il faut aussi - tôt aprèsl’avoir détaché de dessus l’arbre le jettesdans l’ean & l’y tenir plongé jufqu’à ceque tontes les fourmis en soient sorties.Ces nids, lorfqu’ils font vieux, tom-bent fur la terre , pourrissent , & se ré-duisent insensiblement, comme certai-nes vestes de loups, en un tissu rétieu-laire fibreux & poudreux, qui, lorf-qu’on met le pied dedans par hasard,s'attaclie beaucoup à la peau , & y causedes ulcérés très-malins , au moins à Ma-cassar où tous les poisons & venins ontplus d’activité, car à Amboine ces nidsne font aucun mal. On guérit ces ulcéréspar supplication d’une emplâtre de l’es-pece de rizappellée bras pulot itmii , ré-duit cn bouillie.
S A N
(/sages. Les Malays vont cherche?dans les bois le bantiata pour en faireusage sur les tumeurs les plus consi-dérables : ils pilent la substance char-nue de son tubercule, & l’appliquentdessus en forme d’emplâtre qui les faitaboutir en peu de temps, en y excitantnéanmoins unelégere démangeaison quiindique une vertu caustique daus cetteplante.
Deuxième Espece. Un Ut A.
Les habitans d’Ambome appellent dl?nom de uhuta une seconde espece debant'mla , dont Rnmphe a fait graverla figure fans détails fous la dénomi-nation latine de niitts germinans formi-carumniger, au vol. VI, de son lier-barium Àmboinicttm, p. 119 , plan. IV,figure i.
Le tubercule de cette espece est plusridé, plus marqué d’enfoncements Síplus petit que celui du bantiala -, il n’at,qne 10 à 12 pouces de diamètre ; il eflscendré extérieurement, creusé de pe-tits enfoncements comparables à ceniSdes dés à coudre. Cen'eft qu’en-dessousqu’il est percé de trous; les racines qui; l’attachent auji arbres font plus longues,plus grosses, plus ramifiées que dans lebantiala. Sa substance interne est char-1 nue , blanche, verdâtre sar les bords »& toute percée de trous en galeries & et*
; labyrinthes qui fervent d’habitationsaux fourmis.
Du centre de ce tubercule partent qua-tre à cinq tiges cylindriques , longuesd’tin pied à un pied &|demi, marquéesde quinze à vingt articles qui indiquentle lieu où étoient attachées autrefois lesfeuilles : celles - ci font au nombre de zà ç, fort ferrées vers le bout de chaquetige où elles font disposées alternative-ment : elles font elliptiques , médio-crement pointues aux deux extrémités,longues de 4 à 5 pouces, nne fois moinslarges, entieres, grasses, c’est-à - direépaisses, entieres, lisses, relevées endessous d’une nervure longitudinalefans côtes latérales , & portées hori-zontalement fur un pédicule court quiforme en bas une gaine courte autour dela tige.
C’est dans faisselle des feuilles supé-