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Tome IV. AU - BHA.
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resse , ces cloisons membraneuses res-semblent assez par leur substance Lpar leur Forme à cette partie de la du-re-mere qu’on appelle la f aulx. Quoi-que chacune de ces loges contienneenviron ço à 60 graines,on ne les apper-qoit pas à nu d à l’ouverturc du Fruit; onîre voitd’abord que la chair qui les rem-plit il’ qui ne forme qu’une feule massequand elle est fraîche L encore humi-lie : mais cette chair en fe desséchantfe retire, devient friable & se partaged’elle-méme en ço à 60 polyèdres , ouCfups à plusieurs facettes angulairesdans chaque loge , qui renferme cha- jc u n une semence brune, noirâtre , ovoï-de , repliée ou entaillée comme un rein,de cinq lignes de longueur , fur trois dediamètre, de la sinuosité duquel partun cordon ou filet rougeâtre , ondé ,trois ou quatre fois plus long qu’elle ,qui vient s’attacher horizontalementcomme un placenta, au bord intérieurdes cloisons , dans l’angle que Forme lesloges au centre du fruit. La chair fpon-gicule est semée de petits filets sembla-bles , mais pins courts , qui servent à lanourrir. Chaque graine a deux peauxou enveloppes, l’une extérieure, brun-noir , coriace ou plutôt cartilagineuse& comme osseuse , d'une très-grandedureté ; l’autre, blanchâtre , épaisse,tendre , qui renferme un embryon cour-bé cn demi-cercle, autour d’un corpscharnu , sphéroïde, blanchâtre, applati,mou & comme gélatineux : cet em-bryon est composé de deux lobes oucotylédons orbiculaires, repliés à cinqnervures fur leur surface extérieure& marqués en bas d’une légere cré-nelure , d’où part une radicule coni-que , un peu plus courte qu’eux, à ilaquelle tient la plume conique, c’est- jà dire la petite tige qui par la fuitedoit fe métamorphoser ou grossir enarbre.

Les poils qu’on observe fur les diver-ses jarties de cet arbre, font de troiselpeces différentes. Ceux qui recou-vrent l’ovaire & la surface interne ducalice, (ont coniques & très-fimples ;ceux des pétales font en fuseau ; maisceux qu’on trouve fur les jeunes bran-ches & fur l'cxtérieur du calice , fontítnjusiers, en ce qu’ils forment une soie

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divisée presque jusqn’à sa racine en qtiââtre brins fort peu écartés les uns des au-tres ; on ponrroit appeller cette fortede poils , poil en digrette.

Lieu. La véritable patrie du baobabestl’Afrique, & fnr-toutla côte occi-dentale de cette partie du monde quis’étend depuis le fleuve Niger jnfqu’auroyaume de Bénin ; on en voit jusquesdans le pays de Galam qui s’étend à plusde cent lieues de la mer: on ponrroitpeut-être y comprendre encore l’ifle deMadagascar; car cn lisant avec atten-tion la relation de Flacourt, impriméeeni66i, j’ai cru reconnoître dans Iatdescription qu’il fait d’un très-gros ar-bre que les Malgaches appellent anai-zae & M.'iidrc . une conformité si frap-pante avec notre baobab , que je ne dou-te nullement que ce ne soit lui qu'il adécrit aux pages 141 U 144, L dont iìadonné une figure extrêmement mau-vaise au n°. 150. Eufin , Prosper Alpindit en avoir vu un qu’on élevoit dan*un verger du Caire. On ne trouve lebaobab cité sons aucune dénomination,ni dans les catalogues des plantes del’Asie , ni dans ceux des plantes de l’A-mérique : ce n’est cependant pas qu’ilne puisse y en avoir actuellement quel-ques-uns dans les climats dc ces deuxparties du monde qui sont situés sousla zone torride, & sablonneux commeceux de l’Afriquequi les produit; maisils n’y sont pas venus d’eux-mcmes,les Negres esclaves qu’on transportetous les ans de l’Afrique dans nos colo-nies , ne manquent guere d’emporteravec eqx un sachet de graines qu’ilsprésument leur devoir être utiles; dece nombre est toujours celle du baobab :c’est à un pareil transport que sont ouseront dûs ceux qu’on y trouvera , telsque celui qui commence à porter fleurs& fruits à la Martinique : ils s’y natu-raliseront peut-être; mais ce ne ferapas leur pays originaire ,& on n’y enverra pas de long-temps qui égalent engrosseur ceux de la côte du Sénégal.

Culture. Le baobab fe plait particu-lièrement dans les terreíns sablonneuxL humides. On en voit aussi dans des: cantons pierreux , comme à Galam ,autour du Cap-verd, & mémo fur le ro-cher de Basait qui feuabie sonner toute