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Tome IV. AU - BHA.
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4rr BAR

rougit un peu !e papier bleu ; ce qui Faitconjecturer que le i'e! ammoniac y est unpeu plus développé que dans la feuille.On tire de cette plante par l’analyse , d»sel volatil concret ; & l’on peut penserque son se! approche de l'ammoniac, &qtt’iseil nitreux, ptiifqn'il y a détonationquand on brûle la feuille.

La bar dune qR diurétique, sudorifique,pectorale, hystérique, vulnéraire, fé-brifuge. Sa racine & fa feuille sont sa-lutaires dans la pleurésie. On en faitprendre beau à grands verres , aptesavoir fait prendre les germes d’unc dou-zaine d’œufs frais, délayés dans un de-mi-verre de la méme eau. Sa décoctionpurifie le sang, & soulage ceux qui ontdes maux vénériens. II faut la préférerdans la petite vérole, à la ptifane de scor-sonère.

Les auteurs lui attribuent beaucoupd’autres propriétés. Voyez í'hijloire desfiantes des environs de Paris.

* BARDARIOTES, f. m. pi. Hist.ittic., soldats.de la garde de f empereurdc Constantinople. Ils étoíent vêtus derouge, couverts d’un bonnet à la Pcr-sanne , appelle augurât, & bordé de drapcouleur de citron , & armés de bâtons &de baguettes , pour éloigner le peuple dupassage de ['empereur. Ils veilìoient anxportes du palais. Ils étoíent Persans d’o-rigine. Ils avoient pr;s le nom de barda-riotes , du fleuve de Eardarius, fur le-quel un des empereurs, qu'on ne nommepas, les avoit transportés. Nicétas leurdonne les noms de bardouques & dentan-çlavitcs. Leur poste à l’armée étoit auseptentrion de la tente impériale , où ilsfaifoientla garde. Ils obéilfoient au pri-mteerius ou comité de la cour. Macri pen-se que les bardariotes sont les mémes queles barbtitcs.

BARDASHIR , Géog. , ville de Perse,dans la Caramanie. Long. 91.30. lat. 19.

S°- Ct)

BARDE , f. f. Hifì. mod. , c'est, envieux langage, l’armure des chevauxdes anciens chevaliers & soldats quiéíoient équipés de tout point.; elle étoitdc fer ou de cuir, & couvrait le cou, lepoitrail , & les épaules du cheval ; c'estce qu’on appélloit equi atlas hraât. ((?)

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Barde ob Panneau, Manege SfSellier i longue selle qui n’a ni fer , nibois, ni arçons, & qui est faite de grossetoile piquée & bourrée. Grisou & plu-sieurs autres auteurs italiens veulentqu’on se serve a U manege d’une bardellepour les poulains , & d’un caveqon àmettre fous leur nez; c’est une inven-tion qui ne sert qu’à perdre le temps ;on appelle en Italie ceux qui trottent le»poulains en hardelíe , cavulcadours ollfeozzoni. (V)

* Barde , ( isle de) Géogr ., isle d’A-fie , fur la côte de Malabar, au nord &à peu de distance de Gon.

Barde , adj. terme de Blason : il se ditd’un cheval caparaçonné

Riperda, au pays de Groningne, defable au cavalier d or , le cheval bardé &caparaçonné d’argent. ( V)

* BARDEAU, f. m. Couvreurs, cesouvriers appellent ainsi de petits mor-ceaux de màirin débité en lattes de dixà douze pouces de long fur six à sept delarge, dontils le fervent pnnr couvrirdes bâtimens peu considérables. Si ceslattes font faites de douves de vieillesfutailles, on les appelle auffi des bar-deaux.

* BARDENOCHE , f. f. Commerce ,étoffe dont il est fait mention dans le ta-rif de ìa douane de Lyon , qui fe fabri-que dans le royaume, mais qu’on ne con-

! noît point à Paris.

BARDER , v. act. c’est , farmi les cui-Jìniers ,couvrir une piece de viande d’unebande de lard coupée fort mince, pourralentir faction du feu fur cette piece,qui te secheroit trop sans cette précau-tion , ou même brûleroit, & pour en re-lever le goût.

Barder , c’est, en Architeéíure, fac-tion de charger une pierre lur nu char-riot, fur un bar. (LVyezBAR Char-riot ) pour la mener du chantier aupied du tas. (P)

Barder un cheval , Manege , c’estlui mettre une barde. Voyez Barde.Dans les carrousels, on volt des che-vaux bardés & caparaçonnes. V. Car-rousel. (I 7 )

BARDE ou Baird , Hist. littéraire ,c'est ainsi qu’on nommoit les poètes &les chantres de la guerre, parmi lesGaulois, les Bretons, les Germains,