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Tome IV. AU - BHA.
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eUe nageait. M. Bernouilîí brilla cettemiette de liege au foyer d'un verre ar-dent ; & le peu de fumée qui en sor-tit , diminua considérablement & fansretour la vivacité du phosphore , où ilJi’étoit arrivé nul autre changement.Cette pureté dont la lumière a besoinfut fouillée. M. Bernouilîí a offert à l’a-madémie de purifier le mercure dont elleJe sert, & de le lui renvoyer lumineux.3 La confiance apparemment qu’on avoiteu sa parole, a empêche qu’on n’exécu-tftt sa demande.

L'acadétr.ie en est restée là jufqu’enÏ7î3 , que M. Dufay donna son senti-ment particulier, joint à l’histoire sui-vante des sentiments des savants furcette matière, L à une maniéré simple& facile de rendre les baromet m lumi-neux, qu’un vitrier Allemand lui avoitapprise. En 1706 , M. Dutal , méde-cin, fit insérer dans \es Nouvelles de larépublique des Lettres , un mémoire , oùil confirme la réussite des opérations deM. Bernouilîí , & croit que l’académie«e lésa pas faites a fie? exactement. En1705, M. Hauksbée , après avoir dé-crit un phosphore construit avec unglobe vuide d’air, qu’il faisoit tournerrapidement sur son centre, & qui parce moyen rendoit beaucoup de lumièrelorsqu’pn en approchoit la main , croitqne la lumière du baromètre n’est causéeque par les frictions du mercure contreles parois intérieurs du tube vuide d’airgrossier.

En 1710, M. Hartsoëker combattîtles expériences de M. Bernouilli, nianttout,& n’apportant d’autre raison que}a pureté du mercure , & la netteté dutuyau , ce qui, suivant l’expérience ,rie suffit pas.

En 171; , Jean Frédéric Weidlercombattit aussi M. Bernouilli , disantque la pellicule que contracte le mer-çure en passant par l’air , ne nuit enrien à la lumière , qu’il croit ne venird’autre chose que de la répercussion desrayons , qui quoique dans l’obscurité ,conservent leur même réunion & leurinéme effort.

En 1716, Michel Heusinger dit dansune dissertation publiée fur ce sujet,que quelques baromètres où l’on remar*«Mît à fepílssfl’àiï etoient lumineux,

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quoique moins, à la vérité, que ceuxqui n’avoìent point d’air ; les huilesd’air même , à ce qu’il dit , donnentquelquefois de l’éclat. La pureté dumercure n’est pas encore nécessaire ,puisque vingt-troís parties de mercuremêlées avec cinq de plomb , ont rendude la lumière. Selou lui les particulesdu mercure sont sphériques , & les in-terstices de ces petits globes contien-nent beaucoup de matière subtile, quis’en exprime lorsqu’on l’agite. Le mer-cure n’est lumineux que lorsqu’il des-cend , parée qu’alors il abandonne lamatière subtile continue dans ses pa-rcs : mais en remontant il en absorbeune partie , & i’autre s’en va par lespores du verre.

En 1717 , M. de Mairan attribuacette lumière au soufre du mercure quiest en mouvement, & dit qu’elle seroitbeaucoup plus vive , s’ilnerestoit dansles baromètres , les plus exactement vui-des d’air une matière différente de lamatière subtile & de l’air , qui arrêtele mouvement de ce soufre & la lu-mière qui eu résulte , ce qui arrivesur-tout lorsque le mercure monte : aulieu que quand il descend , il y a unepartie du tuyau la plus proche de lasurface du mercure qui reste au moinspour un moment , libre de cette ma-tière qui ne peut pas suivre le mer-cure avec assez de rapidité , & qui parce moyen donne lieu à son soufre dese développer. Dijfertationsur les philo-sophes.

II restoit encore quelque incertitudesur la maniéré de rendre les baromètreslumineux. Les conditions absolumentnécessaires sont ;

i°. Que le tuyau soit bien sec ; on lenettoie aisément avec du coton attachéau bout d’un fil de fer ; la moindrehumidité gâteroit tout: mais ce n’est ,selon les observations de M. Dufay ,qui a tourné dc bien des sens ces ex-périences, que l’humidité qui seroit auhaut & dans le vuide du tuyau , oùla lumière doit paroître ; hors de - làle tuyau peut être humide fans incon-vénient.

î°. Que le mercure soit bien net : ilfaut faire passer le mercure par un cor.pet <so papier dent l’embouehure soit