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Tome IV. AU - BHA.
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B À R

modifié par celui de Diodore & de Quin-te-Curce, qui nous font entendre , nonpas qu’on fît deux bateaux avec un mor-ceau de canne, mais qu’on faifoit fortbien un bateau avec plusieurs morceauxde canne. Combien de faits dont le mer-veilleux s’évanouiroit, si l’on étoit à por-tée de les vérifier ? Les Ethyopiens ,à ce que dit Pline , avaient des bar-ques pliables , qu’ils chargeoient furleurs épaules & qu’ils partaient aubas des énormes chûtes d’eau du Kil,pour les remettre fur le fleuve &s’embarquer. Scheffer croît que c’é-toient des peaux tendues par des aiscirculaires , fans poupe ni proue. Lessauvages d’Amérique creusent des ar-bres d’unc grandeur prodigieuse, furlesquels ils s’embarquent au nombrede 30 à 40 hommes , & s’en servent,fans autre préparation , pour faire parmer des voyages de 70 à go lieues :voilà les premiers pas de la naviga-tion. Bientôt on fit les barques dematériaux plus solides que la peau , laterre & le jonc. Daris la fuite onabattit les chênes , l’on aífembla lesplanches & les poutres , & les mersfurent couvertes de vaisseaux^ Maisqu’étoient-ce encore que les vaisseauxdes anciens en comparaison des nô-tres ? V, Navigation, Vaisseau,Bâtiment c^Canot.

Les sauvages du Canada font leursbarques avec l’écorce de bouleau qu’ìlscousent. 11s mettent en dedans de pe-tits morceaux de bois qui servent decottes. On peut porter ces barques ;on les renverse & l’on couche deflbuspendant la nuit. Les Groenlandoisfor.tleurs barques avec des peaux de pois-son tendues fur une petite charpente:au lieu de bois ils emploient souventles os des poissons. Ces barques foutcouvertes de peau. Le conducteur eilau centre , il attache les peaux au-tour de lui , pour empêcher les va-gues d’entrev dans fa barque. Les troncsd'arbre creusés s’appelloient , parmiles anciens Grecs, monoxylon. Les mo-dernes ont inventé des barques en pla-ques de cuivre. On a eisayé de réta-blir l’ancien usage de traverser les ri-vières à l’aide de peaux de bouc plei-nes de vent. Nous avons un mémoiremoderne fort curieux, au sujet d’une

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médaille antique trouvée à Cavaillon,où il y avoir tu, college des frereslttri-culairés, c’est-à-dire des gens préposéspour faire traverser la rivière sut de»peaux de bouc. On observe que ceux quiconduisent sur la St'ine des bois de chauf-fage à Paris, mettent des tonneaux vui-des & bien bouchés, pour soutenir latête & la queue du train de bois. Enfistpour rappeller à-peu-près tons les faitsintéressants sor cette matière, nous ajou-terons que le prince de San Severo, vientde trouver une maniéré extrêmement ve-loce de naviguer. Cet ingénieux Napoli-tain a mis fur les flancs d’une barque deuxroues ou moulinets , que l’on fait mou-voir par le moyen d’une manivelle. EnFrance pour traverser les rivières , M.de la Chapelle a imaginé une avvnure ,nommée scaphandre. Voyez V Avant-coureur de 1770 , w. 39 , fol, 612. Oncounoiffoit déja les cuirasses de lieges ,qu’un Allemand inventa , il y a environtrente ans; mais M. de la Chapelle acru perfectionner cette invention , enfaisant réunir des milliers de bouchonsde liege , enfilés à une ficelle. Voici com-ment cela fe pratique z on coud des cha-pelets de liege fur une veste de toile très-forte ; le liege fin s’imbibe très-diíficìle-ment d’eau, & l’on peut, par le moyende cette armure , faire 150 lieues fur unfleuve fans danger. Pour avoir des dé-tails plus circonstaneiés fur Tissage despeaux de bouc, on peut lire la Disert.Jur un monument singulier des utriculairesde Cavaillon, par M. Calvet, professeurde médecine, à Avignon , chez Niel, «»<•8°. 1766. (t)

Barque , Marine', on donne parti-culièrement ce nom à un petit bâtimentde mer, qui n’a qu’un pont & trois mâts/le grand , celui de mi le ne & celui d'arti-inon, Les plus grandes ne passent guerecent tonneaux/ les barques de la Médi-terranée sont appellées à voiles latines ouà tiers point. En général on donne lenom de barque à différents petits bâti-ments qui n’ont point de hune, & quifervent à porter des munitions, L à char-ger & décharger un navire.

Barque d’afvis ; c’est celle qn’on envoiepour porter des nouvelles d’un vaisseauà un autre.

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