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polaire & qui doit être naturel sans êtrejamais trivial. Voyez Analogie. ( M.Marmontel. )
* BAS, adj. terme relatif à la distan-ce, ou la dimension en kmglíeur con-sidérée verticalement: haut est le cor-rélatif de bas. L’tilage, la coutume ,les conventions , Tordre qui régné en-tre les êtres, & une infinité d’autrescauses, ont assigné aux objets, soit dePart, soit de la nature, une certainedistance ou dimension en longueur con-sidérée verticalement. Si nous trouvons•que l’objet soit porté au-delà de cettedistance ou dimension, nous disons qu’ilest suai; s’il reste eu decà, nous di-sons qn'i! est bus. II semble que nousplacions des points idéaux dans les airs,qui nous servent de termes de comparai-son toutes ies fois que nous employonsIcs termes bas & haut ou élevé. Nousdiíons d’nn clocher qu'il est bas, &■d’uue enseigne qu'elle est haute -, quoi-que de ces deux objets renseigne soitle moins élevé. Que signifient doncici les mots haut & bas ? si non querelativement à la hauteur ou à ia dis-tance verticale à laquelle on a cou tu-tu e de porter les clochers , celui - ci«ft bas-, & que relativement à la hau-teur à laquelle on a coutume de pen-dre les enseignes, celle-ci est haute.Voilà pour la distance & pour Part ;voici pour la dimension & pour lasraturc- Nous disons ce chêne est te,& ccttc tulipe est haute : ce qui ne si-gnifie autre chose, sinon que relative-ment à la dimension verticale que le•chêne & la tulipe ont coutume deprendre, l’un peehe par défaut, & l'au-tre par excès. C’est donc dans P u n &l’autre cas Pobservation & Pexpérien-ce qui nous apprennent à faire un usa-ge convenable de ces sortes de mots ,qu'il ne faudroit peut-être pas défi-nir , puisque Pexafcitude , quand on sela propose , rend la définition plus obs-cure que la chose. Mais on n’écrit paspour ses contemporains seulement.
Bas, Marine, les hauts & les basd n vaisseau j les hauts du vaisseau , cefont les parties qui font fur le pontd’en haut : & les bas , celles qui fontdessous.
Bas le pavillon, mettre bas le pa~
BAS
vîtlon, Marine , c’est-à-dire abaisser lepavillon pour se rendre, ou pour saluerun vaisseau plus puissant n qui l'on doitcet honneur, on dit de même avoir lesmats de hune ò bas. (Z)
Bas, adj. en Musique, signifie lamême chose que grave, & est oppo-sé à haut ou aigu : on dit ainsi quele ton est trop bas , qu’on chante tropbas, qu’il faut renforcer les fous dansle bas. Bas signifie aussi quelquefoisdoucement, h demi - voix , &c. & ence sens il est opposé à fort ; on ditparler bas , parler, chanter ou psal-modier à base. voix-, il chantoit ouparloit si bas qu’on ne Peutendoitpoint.
Coulez si lentement fif murmurez si bas,Qtilffé ne vous entende pas.
La Mothe, Opéra i'Ijfé. (ss)
Bas , Man ., mettre bas , porter bas ,voyez Porter.
Avoir les talons bas, voyez TALON.
M
Bas , se prend en Vénérie , en Chas-se , pour peu élevé: on dit bas volerou bavoler, en parlant de la perdrixou autres oiseaux qui n’ont pas le volhaut.
* Bas , f. m. Bonneterie , U autresmarchands, comme Feuujfitr , &c. Onappelle aujourd'hui bas , ce qu'onnom-moìt anciennement chauffés , & qui estcette partie de l'habillement du pied &de la jambe , qui sert à couvrir leur nu-dité, & à les garantir dc la rigueur dufroid.
Autrefois l’on ue fe servoit commu-nément en Franse que de bas ou chaus-ses de drap, ou de quelqu’autre étoffede laine drapée, dont le trafic se faifoità Paris par des efpeces d’artifans qui de-là se nommoient drapiers-chauffeticrs ,& qui formoient alors une communautéparticulière , qui a été réunie ensuite aucorps de la draperie.
Depuis que l’on s'est attaché à faireiles bas au tricot, & que l’on a trouvéla maniéré d’en fabriquer fur le métieravec la foie, le fleuret, la laine, lecoton , le poil, le chanvre ou le lin silé »