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face intérieure, verd-clair, & cinq à sixfois plus court qu’elìes.
De faisselle des feuilles inférieuresdes branches, fort un épi droit, éle-vé , une à deux fois plus court qu’el-les, portant dans fa moitié supérieuresix à huit fleurs sessiles , verd - blan-ches en defl'ous , rouge purpurines endessus. Chaque fleur est hermaphro-dite , incomplette. Elle consiste seu-lement cn un calice à cinq feuilles,orbiculaires , concaves, persistantes ,ouvertes en hémisphère, & en un pa-reil nombre d'étamines de même lon-gueur , qui leur font opposées & con-signes , ainsi qu’à f ovaire. Celui - ciest sphérique , fort petit, couronné partrois stigmates cylindriques simples,veloutés fur toute leur face intérieure,qui tiennent lieu de styles.
Le calice qui enveloppe & accom-pagne i'ovaire julqu'à fa maturité ,grolîit avec lui, & devient charnu fousla forme d’une baie , de quatre à cinq é-cailles, d’abord vertes,ensuite rouge-noi-res, sphéroïde, un peu applati ou dépriméen dessus, de trois à quatre lignes de dia-mètre. L’ovaìre qu’il contient n’est qu’u-n ; capsule membraneuse sphérique , d’u-ne ligne & demie à deux lignes de diamè-tre, à une loge qui nes’ouvre point, &qui renferme une graine sphérique blan-châtre , contenant une amande ou em-bryon blanc, courbé en spirale.
Culture. La baseila se cultive dansles jardins au Malabar. Elle est fortdélicate , fe multiplie de graines &plus volontiers de boutures , ce quife fait en roulant une branche en uncercle qu’ou enfouit en terre. Lors-que ees branches touchent à terre oufur un bois pourri , elles y prennentracine.
Qualités. Cette plante est charnue,succulente , & pleine d’une eau assezdouce , & d’une saveur comparable àcelle de la postée, mais un peu infé-rieure. Elle lâche le ventre, & est peunourrissante. Dans tonte l’Inde, le sucde son calice exprimé, donne une tein-ture rouge purpurine.
On en mange les feuilles cui-tes & mêlées avec la brede ou le bajang,à-pen-près comme nous mangeons nosépinards.
BAS
On donne ses feuilles cuites on leurdécoction feulement aux enfants, pourleur lâcher le ventre : on leur appli-que aussi, pour le même objet, un sup-positoire fait d’un tronçon de lés tiges ,ou branches écorcées, & enduit avecde l’hiiile. Ses feuilles frottées d’builede cocotier, puis amorties légèrementfur le feu , & roulées entre les mains,Rappliquent fur les ulcérés, fur les char-bons,L antres tumeurs qu’elles font mû-rir & aboutir. Le suc de lés feuilles lédonne avec le fantan, c’est-à-dire, l’eaude coco , & un peu de suc du limon-saatt -gi, pour relâcher le ventre des femmesenceintes qui font constipées, & qui ontà craindre la violence des purgatifs. Lesuc de ces mêmes feuilles est employé,mélé avec celui de Vahi-pnritì, efpecedeketnia, par les fages-femmes, pour relâ-cher & lubréfier le passage naturel, aumoment de l’accouchement.
Remarques. Jean Commelin dit dansses notes , que la baseila approche plusde la bryone que de la postée: 11 est faciled’aprécier l’on sentiment d’après notredescription.
M. Linné avoit d’abord regardé cet-te plante comme une efpece de cuscu-te , & il la délìgnoit eu 1737, dansson Hortus Clijsortianus , page 39 , fousle nom de cujcutu foliis subconlatis ;mais en l’appellant eu 1767, commenous l'avons dit, baseila rubra, il laconfond avec la gandola rubru de Rum-phe, qui en différé beaucoup, comme onva le voir.
Deuxieme efpece. KlNDRA.
On volt encore aux Indes une secon-de efpece de baseila. que les habitans deJava appellent kinira , & dont Rum-phe a fait graver une figure passable,quoiqu’incomplette,au vol. V. de son Her-burìum Ambanicum , page 417, plan-che CLIV, fig. 2 , fous le noin.de ga«-âola alba.
Elle est plus peritc que la baseiladans toutes ses parties, elle fe rouleautour des plantes qui l’avoifinent,s’élevant à peine à la hauteur de cinqà six pieds. Ses tiges fout cylindri-ques, épaisses de trois A quatre lignes& ses branches anguleuses, de deux