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Tome IV. AU - BHA.
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Faire combattre sa droite ) hors de laportée ries coups de ('ennemi , & l’ontombe fur la gauche de l’armée oppo-sée avec tout ce qu’on a de plus bra-ves troupes, dont on a eu foin de for-tifier fa droite.

On tâche de faire plier la gauchede l'euncmi, de la pouffer, & mêmede fattaquer par derrière.

Lorsqu’an peut y mettre du désor-dre & la faire reculer , on parvientaisément avec le relie des troupes quisoutiennent l’aîle qui a engagé le com-bat, à remporter la victoire, & celasans que lç reste de l’armée ait étéexposé.

Si l’ennemi se sert le premier decette disposition , on fait palier promp-tement à la gauche la cavalerie & l’in-fanterie qui est en réserve derrierel’armée, & l’on se met ainsi en étatde lui résister.

Cet ordre de bataille est regardé partous les auteurs militaires, comme undes meilleurs moyens de s’assurer dela victoire. C’est , dit M. le cheva-lier de Folard , tout ce qu’il y a deplus à craindre & de plus rusé dans 1la tactique.

On peut voir dans l'art de la guer-re de M. le maréchal de Puysegur ,le cas qu’il faisoit de cct ordre. Com-me la charge des troupes doit sc fairede front & non pas obliquement, cetillustre auteur observe que la partieavancée de la ligne oblique, destinéeà charger l’ennemi , doit prendre uneposition parallèle au Front qu’elle veutattaquer , dAïs le moment qu’elle setrouve à portée de tomber sur lui.Les autres parties de la ligne doiventalors te mettre en colonne pour sou-tenir celle qui a commencé ('attaque ,

«ft avoir attention de se tenir toujourshors de la portée du fusil de lá ligneennemie.

Ce même auteur donne dans son li-vre une disposition pour l’attaque du .poste de M. de Mercy à Nord-lingen.Montécuculi propose auiii le même or-dre dans ses principes fur l’art mili-taire: “ Si l’on veut, dit cet habilej,général, avec son aile droite, bat* 1

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„ tre îa' gauche de l’ennemi , ou atí,, contraire , on mettra sur cette aile» le plus grand nombre & les meil-leures de ses troupes, L on mar-„ cirera à grands pas de ce côté-là , les„ troupes de la premiere & de la i'e-» coude ligne avançant également, au„ lieu que l’autre aile marchera lente-„ ment, ou ne branlera point du tout,„ parce que tandis que l’ennemi fera„ en suspens , ou avant qu’il s’apper-„ çoive du stratagème , ou qu’il ait„ songé à y remédier, il verra son cô-„ té foible attaqué par le Fort de l’en-„ neini , tandis que fa partie la plus„ forte demeure oisive , & est au dé-„ sespoir de ne rien faire. „ S’il serencontre de ce côté-là quelque villa-ge , Montécuculi conseille d’y mettrele feu , pour empêcher l’ennemi d’at-taquer cette aile , & lui ôter la con-noiffance de ce qui se passe.

M. le marquis de Santa - Crux quiadmet dans le cinquième volume deses réflexions militaires , cette mêmedisposition de combattre, lorsque l’ona des troupes qui ne font pas égale-ment bonnes , Observe trois chosesqu’il est bon de rapporter ici en peude mots.

ta premiere , c’est qu’il faut com-mencer de loin à incliner insensible-ment la marche de faite où l’on a misses meilleures troupes.

La seconde, qu’il faut toujours met-tre les troupes fur lesquelles ou comp-te le plus vis-à-vis les foibles de l’en-nemi.

Et la troisième , “ qu’il faut choi»

,, sir te terre!» le plus avantageux pour„ l’aîle qui doit attaquer, & couvrir„ l’autre, si la chose est poffible, par„ un ravin , un canal, un bois , ou„ une montagne , afin que ces obsta-M clés détournent les ennemis de vou-„ loir vous attaquer par ce côté-là.

„ Lorsque ces avantages ne se reneon-„ trent pas, on peut couvrir cette aî-„ le par des chevaux de frise , des„ tranchées ou retranchements de char-„ rettes, beaucoup d’artiilerie. „

La troisième disposition ue différé dek précédente, qu’cn ce qu’on engaga