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temple ou d’un château , seroient dé-placées dans la maison d’un particulier,smtii-bien qi>e les vastes salles d'audien-ce précédées de leurs anti - chambres ;connue d’un autre côté, un extérieursimple & modeste, une architecture unie& peu chargée, qui con vient très-bienà une maison ordinaire, défigurerait unpalais.
Eu matière d’ornemens , le grand &le magnifique n’appartierment qu’aux jédifices distingués par leur grandeur & !jiar i’objet de leur destination ; mais la jpropreté, la régularité, enrichie méme !de quelques ornements hien ménagés, Ipeut très-bien convenir aux maisons desparticuliers un peu aisés.
On peut ramener toutes les réglés par-ticulières fur cet objet à une feule ré-glé générale : c’eft que chaque bâtimentdoit répondre à son caractère & à sonbut dans toutes ses parties, tant essen-tielles qu’aecidentelles , & plaire enméme temps à la vue selon son genre,en présentant de tous côtés de bellesproportions du £oût, de ia solidité &de i’exactitude. Toute Faute commisecontre cette réglé , produit un défautcapital dans le bâtiment. Ils font en tropgrand nombre pour en faire ici l’énu-mération j nous nous contentons de ré-péter que pour juger solidement d’unIntiment i il faut examiner & l’ensern.ble& Us parties dans leur rapport avecla nature & la destination de l’édifice;connoítre par conséquent à fond lesmœurs, la maniéré de vivre, les gen-res d’occnpation & les usages du pavsdont on entreprend d’exarniner la façonde bâtir.
Au reste tout édifice, quelle qu’cnpuisse être la destination, doit etre so-lide, régulier, bien proportionné, &bien fini dans toutes ses parties, quetout y soit élevé à plomb , ou couchéde niveau ; que chaque poids ait unsoutien proportionné, & que d’un au- jtre côté on ne voie ni forces, ni ap-puis où il n’y a rien à supporter. Descolonnes ou pilastres qui ne soutien-pent aucun poids ; des appuis très.m actifs , qui ne portent rie n que defort léger , font des absurdités en ar-chitecture qui choquent le bon sens.
ïl est tûUçuW d? voir sus portes des
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maisons particulières des esclaves enforme colossale , soutenir un léger bal-con dans ('attitude des cariatides. Enlin nsot , chaque partie d’un bâtiment,soit qu’elic contribue à sa solidité ou àson ornement, doit, dès sabord pré-senter une belle proportion , & indiqueren méme temps le but pour lequel ellese fait voir là où elle est , & c’eft lur cebut qu’il faut la juger, ( Cet article esttiré de la Théorie générale des Beaux Artsde AI. Sulzer, )
Bâtiment, Marine, on entendordinairement par ce mot tontes fortesde navires ou vaisseaux, depuis le pluspetit julqu’au plus grand , lursqu’iis 11esont pas vaisseaux de guerre ; il y a ce-pendant beaucoup de gens qui l’attribnentégalement aux vaisseaux de guéris , auxvaisseaux marchands.
Bâtiment ras, c’clt un bâtiment quin’est pas ponté.
Bâtiment délicat, c’est un navire foi.bie de bois. ( Z )
BATIR, v, act. & n. , terme d'Archl-tellure, íe dit & de la dépense quefait un particulier pour élever ou res-taurer un bâtiment , & du travail del'architecte chargé de la conduite desouvrages. Aussi dit-on de quelque ou-vrage d’importance , un tel prince abâti tel édifice, & que tel architecte abâti tel monument, parce qu’il en a don.né les desseins.
On dit encore q ii'un entrepreneurbâtit bien, lorsque ses bâtiments fontconstruits avec choix de bous maté.riaux, & avec le foin & la propretéque fart demande. Voyez BATIMENT.(^)
Bâtie oh BaSSETIR, terme deChapelier , c’est façonner le feutre furle bassin pour en former les quatrecapades: quand elles ont été bien mar-chées & feutrées, on les joint ensem-ble & on en compose un tout qui res-semble aise r à une chausse à hypocras;après quoi on foule , & on dresse lechapeau fur une forme de bois avecl'avaloire , la piece, & le choque.V. Chapeau , Avaloixe, PieCeChoque.
Bâtie, terme de Tailleur, qui signifieassembler les pieces d’un habit en lescoulant à grands pqints avec du gros fil,