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opposés du gîte de 4 ponces, & on le fixesolidement dans cette situation inclinée.Les deux autres gîtes se placent parallè-lement an premier dans les terreins peusolides : on en met cinq , & leur surfacedoit être dans le même plan que celle dupremier. On place ensuite le heurtoir,qui doit être exactement perpendiculaireà la directrice, observant que son mi-lieu soit dans le prolongement de cettedirectrice. Le heurtoir assuré par de fortspiquets, on place fur les gîtes, & paral-lèlement au heurtoir 11 madriers defuite d’un pied de large , de six de long:on les arrête en arriéré par trois forts pi-quets dont la tête doit être enfoncée jus-qti’an niveau de la plate-forme. II nereste qu'à faire venir le canon : si le feude la place n’est pas vif, ce font des che-vaux qui l’amenent; s’il Test trop,ce fontdes hommes. 11 paroît qu’on est convenude ne plus faire de grands magasins depoudre auprès des batteries. Si l’on eufait dc petits, 011 les construit en gabions& sacs à terre , on les dispose de trois entrois pièces à six ou sept toises de l’épau-lement, & toujours en face d’un mer-lon. Les canons étant placés fur leursplate-formes , on démasque la batterie enrenversant le gabionage qui fermoit lesembrasures, & le feu commence. Voyezfig. 10 planche VIII, Art mi lit. U Jìg.
I , planche IX.
Pour construire une batterie , il Fautdeux nuits & un jour,huit canonniers aumoins & vingt travailleurs par piece. Unhomme peut enlever d’une terre ordi-naire sept pieds cubes par heure. L’offi-cier d’artillerie doit avoir eu foin de sefaire munir de tous les outils & maté-riaux nécessaires, & de les faire apporterpar les travailleurs qu'i! ne doit jamaislaisser partir qu'à l'arrivée de ceux quiles viennent relever.
Toutes les fois que la position de l’ob-jet à battre, & la situation de remplace-ment de la batterie , permettront del’enterrer jusqu’à la genouillère , il fautprofiter de cet avantage qui réunit ledouble mérite de procurer une construc-tion plus solide, & plus promptementfaite.
-Si la construction d’une batterie avoit,
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dès son commencement, trop à souffrird» feu de la place , on éléveroit unesappe parallèle à fa ligne de front, à cinqou six pieds de fa berme. Les travailleurscommencent 1’onvrage à l’abri de cettetranchée. Pour diminuer le péril de ceuxqui forment le parapet, on en enveloppele contour d’un double rang de gabionsde trois pieds de hauteur : ee masque s’é-leve à mesure que le parapet s'exhauffe ,ayant foin de laisser des intervalles entreles gabions , par où les travailleurs puis-sent jeter la terre sur le parapet; lors—qu’il est fini, on renverse le masque dansle fossé.
La batterie peut être si près de la place,ou tellement fur la crête du glacis, oucelle de la contr’esearpe , & le feu de 1*place si violent, qu’on 11e puisse tenterde la construire par dehors, alors íi l’onne peut profiter de la tranchée, oh faitune sappe fur la ligne que doit occuperle front de la batterie : cette sappe s’é-leve & s’épaissn successivement par lededans , jusqu’à ce que le parapet soitformé : on releve les plate-formes, s’ilen est besoin. Cette méthode paroît mê-me préférable dans tous les cas, commeplus sûre & plus expéditive.
Nous avons décrit la construction d’u-ne batterie hors de la tranchée en bonterrein : cet article seroit beaucouptrop long , s’il falloit y rendre comptedétentes les variations que peut éprou-ver cette construction, soit en plaçantla batterie dans la tranchée, soit par ladifférente nature des terreins ou pier-reux ou fabloneux , ou marécageux , soitpar la nature des emplacemens où l’ef-pace nécessaire manque quelquefois , &où il faut savoir le créer. On sent aise zque les fascinages, la terre rapportée ,des cadres de charpente, que miUemoyens doivent venir au secours de l'of-ficier d’artillerie, chargé de diriger cespérilleuses constructions , & il suffit,peut-être , pour l’objet de cet ouvra-ge , de les indiquer. Nous ne dironsqu’un mot des différentes especes debatteries.'
Batteries a ricochet ne diffè-rent point de celles de canon, & ce nomNn 3