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pellée aujourd'hui ruedu chàtelct, viacaftelkma. Au milieu du cirque, s’éìe-voientà io ou 12 pieds de hauteur,plusieurs obélisques ou colonnes, ap-peliées par les habitaus, hs charges desSarrasins , qui, selon eux , étalent depetits hommes , forts, robustes, intré-pides. Ces colonnes disposées dans lecirque, avec un ordre & une symétrieadmirables, servaient à faire voir, ou-tre la vitesse des chevaux, l’adreffe desconducteurs des biges , des quadriges ,&c. dont la course , entr’autres jeux ,tels que le faut, le disque, la lutte, l’es-crime, faisoit te principal spectacle. Au-tour de ces chefs - d'œuvre , étalent lesstatues des grands hommes, & des demi-JDieux.
On conserve , dans le nouveau re-cueil d’antiquités de la ville de Bavay ,la tête d’un César en casque , trouvéedans les ruines de ce cirque , ainsi qu’unbras détaché de la statue de Vénus, te-nant en main la fameuse pomme d’or ,que Paris adjugea à fa beauté. II y avoitdans l’enceinte des vieux murs rui-nés de Bavay, un palais, ou du moinslin superbe monument, érigé en l’hon-neur de Tibère, lors de son arrivéecn cette vflle: les statues de cet empe-reur & de Id vie , fa mere , en marbreblanc, y étaient placées , avec l’inf-cription suivante : Tiherio Cœsari , Au-gufti filìo, íivinefotì, adver.tni ejus ,sacrum hoc Cneus Licinius curavit fierivolnntarios navos ( pour voluntarius na-vus. ) La pierre qui nous a conservé cet-te inscription, & qui est placée dan sla muraille qui entoure la maison desOratoriens, auffi bien que les deux sta-tues , qu’on peut voir aux deux côtésde la grille , nous attestent l’entréetriomphante de Tibère à Bavay , versl’an 12 de l’ere chrétienne : car i°. dansPinscription que nous venons de rap-porter, Tibère n’est point appelle Ti-berius Claudius Nero , mais Tiberìus Ca-sur. Ainsi , ce Fût après son adoptionpar Auguste, & conséquemment aprèsla mort de Caïns & de Lucins, César ,fils d’Agrippa , qui avaient été adoptésavant lui, que cet empereur fit son en-trée à Bavay ; 2°. tomme il n’est pointnommé Auguste , mais seulement César ,qui étoit regardé comme l’hîritier pré-
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somptif de l’empire , on a droit de con-clure que ce fut avant l'au 14, où ré-gnait Tibere; 3°. l’inscriptinn ne portepoint Divistlio , mais Auguftì plia : ainsil’époque de son entrée en cette ville doitêtre placée avant l’apotheose d’Auguste :car depuis que ce dernier fut mis ailnombre des Dieux, on volt constammentfuries médailles de Tibere, TiberìusCasur , divi Augustì films Augustus. Letemple de Mars fut démoli en 16ZZ.Hors l’enceinte des vieux murs , vers laporte Farnars, est le petit village Fan-nar, Fanum Murtis , à une lieue & de-mie de Bavay.
Plusieurs souterrains dans les envi-rons de Bavay apneilés trous Sarrazins,deux conduits fous terre , pour fairepasser des vivres aux forteresses voisi-nes, grand nombre de puits de huit àdouze pieds de diamètre, situés à centpas de distance les uns des autres , àun quart de lieue de tous côtés, prou-vent l’étendùe de Bavay , & la popula-tion de iss habitants réduits aujour-d’hui à quelques familles renferméesdans des vieux murs qui menacentruine.
Cette ville appelléc par Jean de Mar-chiennes la grande Bclgie, par Mirausla Rome Belgique , & par d’autres au-teurs , la deuxieme Troye , doit avoir étéruinée , 011 fous Probns , lorsque lesBarbares prirent 60 villes en 279 , oufous le tyran Maxime , en.jog, ou fouiles Vandales en 308 , temps ôù , selon 8.Jérôme , les villes des Bays-bas furentsaccagées, ou fous les Francs, en 428qui donnèrent le coup fatal à Bavay.Voyez Jour. Encycl. avril és mai 1773.II est aflez singulier que Baudrand , &après lui Moreri, même dans la belleédit. de Hollande en 8 vol. 1740, di-sent que Bavay est le lien où Clodiusfut tue par Milon. C’est à BovilBe , com-me'ils revenaient à Rome , l’nn de La-nuviunt , & l'autre à'Aride , tous lieuxbien éloignés de Bavay 8i de la Belgique.( 0 )
* BAUBIS, chiens, Chaste, c’est ainsi'qu’on appelle des chiens dressés au liè-vre , au renard & au sanglier. On leurcoupe presque toute ia queue. Ils sontplus bas de terre & plus longs que les au-tres , de gorge effroyable. lis heurìent