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rons chargés de pierres précieuses ftilelames d’or & d’argent , fur lesquellesétoient gravées quelques figures mysté-rieuses designes célestes, suivant lesidées superstitieuses de la théologie pa-yenne , ou qui avoient été fabriquéesfous l’aspeít de quelques constellations.Tertullienen décrivant quelques cein-tures, semble vouloir parler de ces ta-lismans ; latent in cinguliismaragii. OrPline & Marcellus Empiricus attribuentbeaucoup de vertus aux figures d’aigles& de scarabées qu’on gravoit fur cespierres , smaragii. Les gens de guerreaussi superstitieux que d’autres , pou-voient avoir d’autant plus de foi à cespierres constellées, dont leurs baudriersétoient enrichis, qu’on croyoit commu-nément que c’étoit par la vertu d’un lem-blable amulete que Milon & Crotoneavoient été invincibles dans les com-bats; & que l’hématite, autre efpccede pierre précieuse , n’étoit pas moinssalutaire pour repousser les ennemis &les vaincre ; recherches que cet acadé-micien appuyé des témoignages de plu-sieurs anciens auteurs. Sans prétendrediminuer le mérite de toutes ces décou-vertes ingénieuses, je hasarderai quecomme dans le passage de TrebelliusPo! lion, auratos balteos signifie des bau-driers ornés ou enrichis de dorures, conf-tellatos y signifie tout simplement qu’ilsétoient parsemés d’étoiles en broderie ,& qu'apparemmetit Calaubon qui n’y apoint entendu de mystère, a cru que cesens se prélentoít de lui-méme, & n’avoitpas besoin d’explication. (6)
BAUDROIE , rama pafeatrix , s. f.,Hijt. nal. Zoolog ., poisson de mer ainsinommé, parce que sa bouche est si gran-de qu’on l’a comparée à un baudrier :on lui a donné le nom de rasa, pareequ’il ressemble au têtard ; & l’on aajouté celui de piscatrìx , parce qu’ilest bon pêcheur. La baudroie est plate,& de couleur brune à enfumée ; fa tèteest grosse , ronde, applati e & garnie deplusieurs aiguillons ; l’ouverture de labouche est au-devant de la tête , & nonpas au dessous ; la mâchoire inférieure& la langue font plus longues que lamâchoire supérieure, c’est pourquoi labouche est toujours ouverte : chaquemâchoire a des dents longues, pointues,
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& recourbées en dedans ; il s’en trouvefur le palais L fur la langue. Les yeuxfont placés fur le dessus de la tête ,dirigés rie côtés, & environnés d'aiguil-iotis. II y a au - devant des yeux deuxbarbillons , qui font fort menus àleur naissance, & plus gros à leur ex-trémité : on prétend que par le moyeude ces barbillons, la baudroie est aver-tie de rapproche des petits poissons',lovsqii’elie est dans le fable ou daus seautrouble. Elie a deux nageoires au milieudu corps, une de chaque côté, & unecouverture pour les ouies, aussi de cha-que côté recouverte par une peau. Laqueue est épaisse , charnue & terminéepsr une feule nageoire; il s’en trouveune autre fur le dessus de la queue, il y 3de petits prolongements charnus quipendent des deux côtés de la tête & dela queue, & qui font placés à quelquedistance les uns des autres. Ce poissonfait des œufs; fa chair est de mauvaisgoût & de mauvaise odeur. Lorsqu’ona tiré les entrailles par la bouche &qu’on a étendu le corps , on volt le joufau travers ; & íi on met une chandelleau - dedans, il paroit fort hideux {c’est pourquoi les Italiens l’unt nom-mée iiuvolo di mare. Rondelet. VoyezPoisson. (/)
BAUDROYER ,.v. act. vieux termesynonyme à courroyer ou préparer lescuirs , colorés seulement.
BAUDROVEUR , s. m. ouvrier quicourroyoit les cuirs de couleur. La com- •munauté des Baudroyeurs est unie à ce Iledes Courroyenrs , qui fe qualifient maî-tre Baudroyeurs-Çourroyettrs.
BAUDRUCHE, f. m. en terme de Bat-teur d’or ; c’est une pellicule d’un boyaude bœuf apprêtée, dont ils font les feuil-lets de leurs outils. V. Battre, for.
BAVER, v. neuf., Jardinage , fe ditd’une eau qui vient en décharge , oyd’un jet qui ne s’éleve pas haut. ÇR)
BAVETTE , f. f. chez les Boyaudiers test u n nstencile qui dépend en quelquefaçon du tablier, quoiqu’il enfuit sé-paré ; c’est une espeee de plastron com-posé de vieux chiffons que ces ouvrier*mettent devant eux pour Jgarantir leu rpoitrine , & empêcher que leurs habit*ne soient gâtés. Les boyaudiers suspen-dentjla bavette à leur cou, & se l’atu*