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eïí est la régence île Munich capitale dela Bavière; & en basse , où font les troisrégences de Burkanfen , Landshut, &Straubingen.
Bavière , cercle de , partie de RAlle-magne beaucoup plus étendue que laBavière, comprenant outre la Bavière ,le haut Palatinat, l’archevèché de Saltz-bourg, les évêchés de Frizingue, de Paf-few, & de Ratisbonne , avec le duché deNeubourg. Elle elt bornée à l’orient &au midi par le cercle d’Autriche , &àl’occident & au septentrion par les cer-cles de Franconie & de Suabe, & par laBoheme.
Bavière, Palatinat de, partie duNortgaw, dont la capitale est Amberg.
II ne faut pas confondre , comme onvoit, la Bavière , soit avec le cercle, soitavec le Palatinat de même nom.
*BAUMANN, Caverne de , elle estproche de dollar,dans le comté deBlanc-kenburg, fous un rocher. On dit qu’on ytrouve des pierres auxquelles la naturea donné lafigure d’os d’animaux,& d’au-tres formes bifarres; il y a six grottesqui communiquent les unes aux autres,& s’étendent fous terre à une très grau-de profondeur ; on ajoute fur ces grottesbeaucoup de choses fabuleuses,qu’il estinutile de rapporter ici.
BAUME, plante. V. Mente. (I)
Baume, proprement dénote une subs-tance huileuse, résineuse, odoriférante,provenant des incisions de certainesplantes, d’une vertu souveraine pour lacure des plaies & de divers autres maux.
Nous Rappelions quelquefois par ma-niéré de distinction baume naturel. Nousdisons baume de la Mecque, baume daPérou ,de Tolu, de Copahu, d’ambre li-quide , à quoi peut être ajouté le baumede Carpathie.
Baume de Giléald, est des plus esti-més, quoiqu’il y ait des auteurs qui veu-lent que celui du Pérou ne lui soit pointinférieur en vertu.On le tire par incisiond’un arbre du même nom , qui croît enEgypte L dans la Judée, mais principa-lement dans l’Arabie Heureuse, & quieftd’uue si grande valeur qu’il fait par-tie du revenu particulier du grand-sei-gneur.sans la permission duquel il-n’estpoint permis d’en planter ou cultiveraucun,.
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L’incision par laquelle cet admirablesue coule, se sait pendant la canicule.Théophraste dit qu’eite doit être faiteavec des clous de fer ; Pline avec duverre, parce que, dit-il, le fer faismourir îa plante. Tacite nous dit quelorsque les branches sont pleines de fe-ve,leurs veines semblent appréhender lefer , & s’arrêter quand une incision estfaite avec ce métal, mais couler libre-ment lorsqu'elles sont ouvertes avec unepierre,ou un têt de cruche cassée. Enfin,Marmol dit que les veines doivent êtreouvertes avec de l’yvoire ou du verre.Le flic est d’abord d’une couleur som-bre ; il devient ensuite blanc, enfin-vert, & peu-à-peu d’une couleur d’or *& quand il est vieux , de la couleur demiel : il est de la consistance de la téré-benthine ; son odeur est agréable &très-vive ; son goût amer, piquant, & astrin-gent : il se dissout aisément dans la bou-che , & ne laisse point de tache fur ledrap.
11 est à remarquer que le suc qui nousest apporté pour du baume, n’est pas pro-prement la gomme, ou pleurs de l’arbre,extraites par incision , parce qu’il n’enrend que peu de cette façon ; mais estpréparé du bois & des branches vertesde l’arbre distillées ; & toutefois il setrouve même souvent sophistiqué avecde la térébenthine de Chipre, & d’autresrésines & huiles, ainsi qu’avec du mie!,de la cire, &7c. Outre cela, il y a pareil-lement une liqueur extraite de la semen-ce de la plante,qu’on fait passer souventpour le véritable baume , quoique foraodeur soit beaucoup plus fossile , & soiîgoût beaucoup plus amer.
Le baumier est à-peu-près de la hau-teur du grenadier ; fes feuilles sembla-bles à celles de rue, toujours vertes fsesfleurs blanches, & en forme d’étoiles ,d’où sortent de petites cosses pointuesrenfermant un fruit semblable à flaman-de , appelle carpo-balsamum ; confme lebois est appelle xylo-bulsamum ; & le sucopo- balsamum. Voyez Opo-BalS AMUM-£fc.
Le carpo-balsamum entre dansla com-position de la thériaque de Venise, &n’a guere d’autre usage dans la méde-cine ; on doit le choisir d’un goût aro-matique, & d’agréable odeur. Voyez.