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Tome IV. AU - BHA.
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BEI.KH, Ge'ogr. , grande & ancienne&’ille d’Alie, dans le Khorafan, à rotdegrés de longitude & à z<> de lati-tude. Elle a plusieurs cantons dans fadépendance. Cette ville est située à qua-tre lieues des montagnes, fur une plai-ne unie. La riviere de Vauha baigneses murailles: ses environs font rem-plis de‘ vignes & de jardins. Tout lepays abonde en oranges, cannes de su-cre, nenufar, dattes, raisins & fur-touten melons, dont quatre font, dit-on, !acharge d’ttn chameau. (D. 6.)

IÎELKIN , Géogr., ville de la basseEgypte, a » milieu du Delta, entre lecanal de Rossette & celui de la Sablon-niere, à onze lieues de la grande Ma-halle. (D. G.)

f BELLAC, Géogr. , petite ville deFrance, dans la Marche’, fur la petiteïiviere d’Unicon. Long. , 48 ; latit.46. 4.

§ BELLADONA , Botaniq ., atropa.Linn. gen. planche CCXXIT. âectdly-nigbt-shaie , en anglois ; eri allemanddoUkraut.

Caracíere générique.

Le calice est permanent, la stetixmor«opétale & campaìiiForme : l’un & l'an-tre font découpés par les bords en cinqparties égales. Du fond du pétale s’é-ïevent cinq étamines qui environnentnn embryon ovale : celui-ci devient unebaie globuleuse, divisée en trois cellu-les qui font pleines de très-petites se-mences réniformes.

Espèces.

1. Belladona à tiges d’arbrisseatî.

Atropa caule fruticoso. Linn. Sp.

fiant. i8ï.

Dcadly night shade xoith tt shrubbyJlalk.

2. Belladona à tige herbacée , à Feuil-les ovales entieres.

Atropa caule hcrbaceo, foliis ovatisinfegris. Linn. Sp. pi. I8I-

Common deâily night shade.

La premiers efpece formé un arbris-seau qui s’éleve à la hauteur dp sixon huit pics. Elle porte en Juillet & enj^oût des fleurs d’-un jaune sale & striée*

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de brun. On la multiplie'par Fes grainesqu’il Faut tirer d’Espagne où ella croîtnaturellement: elle demande la serre,cependant elle a subsisté à l’air libreau jardin du roi, sans couverture: onpeut la reproduire de marcntes, peut-être de boutures, & par des Fegmpns deracines.

La belladone «®. 2. vient d’elle-mèmeen Angleterre , en Allemagne & dans UFrance septentrionale ; elle en habiteparticulièrement les lieux bas & les plusombragés des bois : c’est une plante vi-vace dont les tiges droites, robustes, &succulentes atteignent à quatre ou cinqpiés de haut. Ses fleurs, ri’un brun vio-let très-obfcur , font plus grandes quecelles de l’espece précédente.

Je ne puis m’empêcher d’observer quela plupart des planfes malfaisantes an-noncent leurs qualitéí malignes , tant parleur odeur insupportable que par leur airsombre, & Fur-tout par les couleurs ter rnés, pâles 011 liyides de leurs fleurs. Queles méchans ne portent-ils ainsi fur leursfronts des caractères qui puissent les fairereconnoitre !

Les baies de la belladana Font mortel-les : plusieurs en Fans en ont été empoi-sonnés : il ne Faut donc jamais cultivercetarbnste dans les lieux qu’ils peuventfréquenter.

Buchanan , dans Ton Histoire d'Ecojse ,raconte que les Ecossais, dans une treveavec les Danois , mêlèrent du jus desbaies de la belladona avec la boisson qn’ilss’ctoient engagés de leur fournir : queces derniers, plongés dans un sommeilléthargique, furent presque tous massa-crés, & qu’â peine il en réchappa unnombre suffisant pour escorter leur roi.

Depuis quelques années, la médecineenhardie trempe son poignard dans lessucs vénéneux : l’prt de Médée est deve-nu le Gen, & la belladona, qui n’avoitjamais été cueillie que par quelque Eu-ménide, à la lueur pâle de la lune’, vientd’être ravie au sombre vallon qui la recé-lois, & produite au grand jopr: on enfait un syropqui calme les douleurs ai-guës ; mais une jnéprife sur la dose a jetéune dame de maconnoissance dans le plu^violent accës de frénésie.

Les fruits & les feuilles auffi-bien queles tiges de cette plante font assoupissant