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Tome IV. AU - BHA.
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BEL'

sont formées , représentent un turc quel'on appelle seri pu Jeror.

Des troncs les plus gros on forme lespiliers des portes des bâtiinens, L desbranches les plus menues,o» saisies piedsries corbeilles à poissons , nommés boe-hoet par tes Malays, & bobber par lesHollandais. Le grand usage qu'on fait dece bois aux isles Al.oluques, faitqu’il estaujourd'hui extrêmement rare.

Deuxième espece. Kakae.

Les habitans de I.eytimofe donnent lenon; de kakai téi de kakae tuba à une se-conde espece de belo, que Rtimphe dé-signe par la dénomination de arborfalo-rum alba lutifoìia feu secundo , & qu’ildécrit sans en donner la figure.

Cet arbre ne différé dit êr/nqu'enceque Ion tronc est plus tort u , ses feuillesplus larges à proportion, c'clt-à-dire, àpeine deux Fois plus longues que larges,terminées par une petite pointe à leursextrémités, à côtes pins groiiés en des-sous.

Ses fleurs font disposées de même enpanicule, mais elles font si petites, qncl’teila de la peine à en distinguer les di-verses parties. Les étamines font pinscourtes à proportion & ont des anthè-res brunes. Ruinphe n’en a pas vu lefruit.

Remarques. En comparant les carac-tères du beio avec ceux des plantes quinous font connues, on volt qu’il riait êtreplacé dans la ptemiere section de la fa-mille des pistachiers , Fort proche de l’u-mari dn Brelìl. Quciqu’il paroisse avoirles étamines réunies en bascomnve ct liesde i’uniari , néanmoins on ne peut guererassurer , Ruinphe ayant gardé le iilcreesur cet article, & ne nous ayant laifiéaucun moyen de le décider d’après iesfigures. Voyez nos familles des plantes,'volume II, page 344. (M. Adunfon.')

§ BELOERE, L m. , Hì!l. nat. bo.ttmìq. , espece d’abutilon , aise r bien gra-vée sous ce nom , & fous celui de beUvrcn ,par Van.Rheede , dans son llottu i Mala-barieus .volume VI, planche XLV,fage77. Les Brames rappellent tapucodo &tepukodo , les Portugais , frìta gurgan.tiiher, iss Hollandais, hbbaljeu. Jsaau

B E L 7 ot

Comme’m, dans sts notes, crojt que c’eiiVabutilon Jndicum , décrit par Camera-rius, rinns son llortus médiats, & parJean Banhin, dans son Histoire générale,volume II, partie II , page ; cepen-dant, ajoure-t-il, ses Heurs font un peudifférentes. M. Linné dans son SystèmeNaturel, édition 12 , imprimée cil 1767,page 43$, le couFdnd avec Yaagurì desis les Moluques , fous le nom d s sida 17A/ìatica , folìis cordatis indhnj!s,jlipitlisreflexis , pedunculìs longioribtts, citpfidismultiloriciíluribus , hirfutis , calice bre-viorihtts.

C’eit un arbrisseau vivace, toujoursvent, qui s’éleve à la hauteur de deux àtrois pies , fous la forme d'un buissonovoïde , une Fois plus haut que large,couvert entièrement d’un petit nombrede branches alternes, ouvertes fous uuangle de quarante-cinq degrés , cylin-driques comme la tige qui est brune , ve-loutée de poils très-courts de quatre àcinq lignes de diamètre,, à bois blanc,tendre, rempli de moelle au centre.

Sa racine est blanche, fibreuse , médio-crement longue.

Ses Feuilles font alternes, disposéescirculairement à des distances de deux àtrois pouces, le long des tiges & desbranches fur lesquelles elles fout d'abordécartées , lbus un angle de qnarante-einqdegrés, ensuite horizontalement, quandeiles font vieil les. Eìles lbnt tailléesen cœur , longues de trois à ci o. q ponces,d'un tiers à un quart moins larges,échancrées d’un sixième à un huitièmeà leur base, terminées par une pointemédiocre à leur extrémité opposée, mar-quées d’une trentaine de dents, arrondiesfur chaque côté de leurs bords, plates,minces, tendres, veloutées finement,relevees en-dessous de trois grosses côtesrayonnantes, & portées fur nn-pédieulscylindrique , menu , preíqu’égal à leurlongueur.

Des côtes de ce pédicule, sortent deuxstipules triangulaires , qui tombent peuaprès ('épanouissement des Feuilles.

De Faisselle de chaque feuille fort unefleur jaune, ouverte en étoile de neufídix lignes au plus de diamètre, portéeFous un angle de quarante-cinq degrés ,sur un pédoncule cylindrique, d abord¥ y 3