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Tome IV. AU - BHA.
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l’argent du grain qu’il emportoit. Cetteépreuve réuffit & occasionna la recon-noisiance de Joseph avec les freres. V,JOSEPH. Benjamin fut le chefde la tribude son nom , !a plus petite, mais la plusSìílcile de toutes.

* BENIGHEIM, <?/<?£.,ville da duchéde Wirtemberg, en Suabe.

BENIN, Benigne, adj. Gramm ., aupropre, deux, humain, indulgent; un ca-ractère bénin : au figuré, favorable , pro-pice, les influences bénignes de l'air. Béninmarque cette bonté naturelle qui porte àfaire d n bien: dans ce sens on dit unprince bénin ; mais ce mot devient ironi-que lorsqu'on l’appiique aux particu-liers : tmmaxi bénits est un homme qui aime indulgence mal placée pour fa fem-me. Doux , exprime un naturel sociable& plein d’aménité. Humain, dénote cettesensibilité qui compatit aux maux d’au-trui. Indulgent, annonce cette dispositionde l’ame qui nous fait supporter les dé-fauts d’autrui & ou vtir les yeux fur leursbonnes qualités plutôt que surleurs vices.

Bénin , adj. usité en Médecine ; il sedonne aux maladies dont les symptômesne font point fâcheux, & dans lesquellesle malade n’eít pas exposé à un granddanger. C’est dans ce sens que les auteursont distingue' la petite verole en bettigne& maligne. La fievre se divise auffi enfievre simple aubenìgne,B l en fievre ma-ligne. V. Fievre.

Bénin se dit auffi d’un médicamentdoux , c’est-à-dire dont faction n’est pasviolente. (N)

Bénin , Géog. , capitale du royaumede même nom , en Afrique , fur le golfede Guinée ou de 8. Thomas. Le roi deBénin est puissant, il peut mettre en peude tems iooooo hommes fur pié ; il ne semontre en public qu’une Fois fan , alorson honore sa présence en égorgeant iyou 16 esclaves. Quand il meurt, la plu-part des princes de fa cour le suivent autombeau : on tue un bon nombre de su-jets pour leur faire compagnie,& on en-terre avec le monarque ses habits & sesmeubles.Les Beniniens ont du courage &de la générosité j cependant ils font tous

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esclaves, & portent une incision sur lecorps,en signe de servitude.Les hommesn’etfent porter d’habit, qu’ils ne salentreçu du roi ; les filles ne se vêtent quequand elles font marfées;c’est leur épouxqui leur donne le premier habit; ainsi lesrues font pleines de personnes de f un &de fautre sexe tontes nues. Le privilègedu monarque d’être accompagné fous latombe par les principaux seigneurs de facour , s’étend à ceux-ci : on immole furleurs cadavres une partie de leurs escla-ves. Les jours fui vans on célébré des fê-tes fur leur tombeau.Ces peuples ne ren-dent aucun culte à Dieu ; ils prétendentque cet Etre étant parfaitement bon defa nature, n’a pas besoin de prières on desacrifices : mais ils adressent les unes &les autres au diable,par la raison contrai-re. Ils ont des idoles. Bénin est près de larivière Fortnofa. Long. stì. lat. 7. 40.

Les Européens n’y font pas grandcommerce , cependant on en pouvroitti-rer des étoffes de coton , du jaspe, desfemmes, des peaux de léopard, & du co-rail. II faudroit leur porter des étoffesriches, des draps rouges, de fécariate,des pendans ,f oreilles, des miroirs, despots de terre, des fruits, du cuivre & dufer. Les Hollandois font ce commerce.Les autres commerqans de l’Europe yfont moins fréquens, parcequ’ils ne fontpoint attirés par for, les cuirs, les escla-ves,©V & autres marchandises précieu-ses , pour lesquelles ils s’exposeront plu-tôt à de grandi dangers,que d’avoir affai-re aux tranquilles & fideles habitans duBénin , qui if ont que des choses commu-nes à leur donner. Ils se sont fait une loiparticulière de ne point vendre d’hom-mes : ils ont moins de scrupule pour lesfemmes , soit qu’ils cn fa fient moins decas dans leur pays, soit qu’ils commis-sent assez bien les contrées éloignées,pour savoir que fesclavage n’y est pasfort dur pour elles.

* BENINGANIO, Hist.nat. bot.Snùtqui croît dans la baie de S. Augustin. IIest de la grosseur du limon , & rouge au-dedans : on peut en manger.

BENJOIN, í»«f.íKéd.,í>e«-

zeinum ojfìc. substance résineuse, inflam-mable, quelquefois rougeâtre , d’autresfois if une couleur pâle, L ordinairement