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Tome IV. AU - BHA.
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pcufiot, petits centaurée , orvale , dechayue six onces ; d’eneens, de mastic,de chaque deux gros; de cire, cle téré-benthine, de rétine de pin , de chaquesix onces; de gomme élémi, de gou-dron , de chaque deux onces; de vinblanc trois livres: Broyez bien d’aborddans un mortier tontes les plantes ;laisscz-les en macération pendant unesemaine dans le vin; remuez-les en-suite , & les faites bouillir : tirez en-suite le sue par expression; passez-le,& le faites bouillir jnfqu’à la diminu-tion d’un tiers : ajoutez le goudrdn, lacire fondue, la résine, les gommes ,& enfin ie dernier de tous les ingré-diens, la térébenthine , Faites bouillirdoucement le tout ; retìrez-îe de dessusle Ru , & le laissez refroidir ; alors ré-pandez dessus, l'iris & i’aristoloche ré-duite en poudre très-fine : battez bienle tout ensemble, en forte qu’il soit dela consistance d’tin emplâtre. Cet em-plâtre cil résolutif, fondant, détersif &incarnatif : on l’emploie beaucoup dansles maladies de la tête. (_V)

BETOIRLS, f. m. pi. Economie rttst.On entend par ce mot, dans les cam-pagnes où l’on s’en sert, des trous creu-sés en terre d’cfpace en espace , commedes puits, qu’on emplit ensuite de pier-railles. On y détermine le cours desearxpardcs rigoles,atìn qn'elles se per-dent dans les terres. Dans les grandesbaíTe-cours on h s fait de pierre ; on lesplace de ia maniéré que la saumure du fu-mier n’y pénétré pas ; on les couvre «fu-ite grille de fer à mailles ferrées ; onne laisse à cette grille qu’nne petiteouverture,asin que les eaux passent feu-les, & que les grosses ordures soientarrêtées.

' RÉTSCHAW , Géogr ., ville deBob une. abondante en mines d’étain.

* BËTSKO, Géogr ., petite ville dela haute Hongrie.

' BETTE, f f. Hiíì. n ut. Bot. Ondistingue trois sortes de bettes ; la blan-che, la rouge, & la bette-rave.

La bette ou poirée blanche, beta alba,a la racine cylindrique, ligneuse, deîa grosseur du petit doigt, longue, blan-che ; la feuille grande, large, lisse,épaisse, succulente, quelquefois d’unVifd blanc, quelquefois d’un verd plus

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Foncé ; la faveur nítreuse , une côteépaisse & large ; la tige haute de d eu»coudées, grêle, cannelée, hranchue ;la Heur placée a faisselle des feuillesfur de longs épis, petite, composée d*plusieurs étamines garnies de sommetsjaunâtres, & dans un calice à cinq feuillesun peu verd, qui se change en un Fruitpresque sphérique , inégal & bosselé,qui contient deux ou trois petites grai-nes oblongues, anguleuses, rougeâtres,& inégalement arrondies.

La bette ou poirée roirgs, beta rubravulgarts , a la racine blanche , la Feuilleplus petite que la précédente , fortrouge: c’estpar-là qu'on la distingue dela bette blanche.

La bette-rave , betta rubra radice ra-pts i elle a la tige plus hante que labette ou poirée rouge ; fa racine estgrosse de deux ou trois ponces, renflée& rouge comme du sang en dehors &en dedans.

On cultive toutes ces espcces dans lesjardins. La p rem te re donne les cardesdont on fait usage ea cuisine: on faitcas des racines de bette-rave qu'on man-ge en salade & autrement: ou se serten médecine de la bette blanche.

On trouve par l’analyse , que la betteest composée d’un sel essentiel, ammo-niacal , nitreux , mêlé avec une terreastringente & de l’huile , & délayé dansbeaucoup de phlegme. Ses feuilles dessé-chées & jetées fur les charbons ardens,fusent comme le nitre. On compte 1abette blanche entre les plantes émol-lientes.

* BETUWE ou BETAY7 , Géogr.est une des trois parties qui composentla Gueldre Hoìlandoise : c’est le paysqui se trouve entre le Rhin &leLeok.

BETYIES , f. m. pi. Hifl. anc. ,pierres fameuses dans ('antiquité, donton fit les pins anciennes idoles ^u’oneroyoit animées, auxqudles même onattribuoit des oracles. Eochart tire l'st-rigiue des betyies de cette pierre mysté-rieuse de Jacob, snr laquelle ce patriar-che reposant pendant la nuit, eutunevision, & qu’à son réveil il oignit d’btlile,d'où le lieu Fut appelle Betbel. Les bé-tytes étm'ent d’une grosseur très-médio-cre , de figure ronde , avec des canelu-res fur leur surface ; & on les eroyoî