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les jette en l’aírune petite boule attachéeà un fil qui tient au milieu du bilboquet ,& on tâche de la faire retomber & relierdans une des deux cavités.
BILE, f. f. dans Véconomie animale, estTlnc liqueur jaune & amere , séparée dusang dans le foie , & portée pari les poresbiliaires dans le conduit hépatique , &(tans la vésicule du fiel,ct ensuite déchar-gée par le conduit commun ou canal cho-ìidoque,dans!e duodénum.ÍA Foie, fisc.'Ce mot vient du latin bilis, qne quelques-uns font venir dn grec £/*, ‘violence ; par-ue que les gens bilieux font sujets à îa co-lore ; d’autres le font venir du latin bul-ìire, bouillir.
On distingue deux fortes de bile , Y hé-patique & la cyjlique .• la premiere, plusparticulièrement appdlée bile, est sépa-rée immédiatement díins le foie ; d’oùelle est rapportée dans le conduit hépa-tique : la seconde appellée fiel , est sépa-rée pareillement dans le foie , d’où elle«roule parle conduit cystiquedans la vé-sicule du fiel. Voyez Fiel, Vésicule ,Pore , fisc.
Voici ce qui a donnélieu à cette distinc-tion. Malpighi regardait comme une dessources de la bile ,les glandes de la vésicu-le du fit!, & du conduit cystique & hépa-tique. Barthoìin a auffi décrit ces glan-des , mais Reverhorst n’en a point faitmention , & Rnyfeh n’a représenté quequelques lacunes semblables à des cryp-tes., fisc. Sylvius avoit autrefois affirméque la bile étoit produite dans la vésiculepar l’arterc hépatique; d’autres ont penséavec Ma!pighi,que cette bile étoit séparéepar les glandes de la vésicule du fiel :mais Seger a fait voir par expérience,quela vésicule vuide reste dans un chien vi-vant dont on a lié le canal cystique, ouqu’on u’y trouve que du mucus : que rienne co,île des arteresdans la capacité vuidede la vésicule, qui a été encore trouvéevuide, quand le canal cystique obstrué ,eu le foie fquirrheux , ont empêché qu’ilne fe fit une aussi abondante sécrétion debile qu’à l’ordinaire : de sorte qu’il est pro-bable que ces glandes séparent plutôt unmucus qui enduit le tissu réticulaire dela vésicule, & le met à l’abri de l’acrimo-nie mordicante que la bile acquiert encroupissant. Reste donc que la bile quiie trouve dans la vésicule du fiel foit ap-
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portée par des conduits particuliers oupar le canal cystique. ì! n’est pas douteuxque ces conduits qu’on nomme bépatì-cysiiques ne se découvrent dans la plupartdes animaux ; mais quant à la distinctionqu’en fait Biancbi en cyfi-bépatique , ve-nant des principales branches du conduithépatique, & s’inféra n t autour du con dela vésicule, pour y porter la bile, & en hé-pati - cystique, venant des plus petits ra-meaux du canal hépatique pour s’ouvrirqà & ln au fond de la vésicule , & y porterla bile, cette distinction nc paroit pas avoirlieu dans l’homme ct dans les animauxsemblables à l’homme. En effet, il est dé-montré qu’il n’y a pas de canal intermé-diaire entre le conduit hépatique & la vé-sicule dans l’homme ni dans le chien ; carle souffle poussé par le canal chòiidoque , -ne change rien dans la vésicule , le canalcystique étant lié ; au lieu qne dans lebœufon la volt furie champ s’élever,fifr.La bile hépatique passe donc dans la vési-cule du fiel par le conduit cystique, com-me on peut le déduire ,1e ce qne nous ve-nons de dire : par conséquent la différen-ce qui s’observe entre la bile hépatique &ia cystique, ne peut provenir qne de ceque celle-ci reqne dans la vésicule dufiel y séjourne ; la partie la phisfines’enexhale : le reste , comme il arrive à unehuile légèrement alkaline dans un lieuchaud, devient acre , se rancit, s’épaiffit,devient plus amer, & d’une couleur plusfoncée.
La vésicule ne touche point à l’esto-mac , mais au commencement du duodé-num en descendant. Lorsque l’estomacdistendu vient à occuper dans lebas-ven-tre qui est déja très - rempli , un plusgrand espace , il presse le foie , & leduodénum comprime la vésicule du fiel,& en exprime le suc qn’elle contient.Ainsi la bile coule de la vésicule dansle canal cholidoque par nn chemin libre ,& avec plus de facilité si l’homme est dé-fi out ; parce qu’alors le fond de la vésicu-le est supérieur.
On a cru que la bile ne se séparoit pasdu sang ; mais du chyle, il n’y a pas deraison qui prouve ce sentiment. II peut sefaire qn’une portion du chyle passe dansles veines méfaraïques; cependant la plusgrande partie passe dans le réservoir &dans le canal thorachiquerde plus,dans le«