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Tome V. BI - CALZ.
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meilleur savon ponrroit faire. Le savoneommtin est fait d'huile tirée par expres-sion , & rie sel fixe ; le savon iie Starkeyest composé d’huile distillée &<ie sel fi-xe ; en st n ce savon qui est communémentconnu sous le titre île soupe de Vanbel-mont , est fait de sel alkali volatil , &d'huile très-attéuuée. Or la bile est com-poste d’huile humaine, telle que notresang la donne, & du sel qu’il fournit,qui est tine espece de sel ammoniac vola-til ; & par conséquent cette humeur ap-proche plus du dernier savon que des au-tres, & doit agir comme un vrai savonhumain. C’est une vérité que les teintu-riers mêmes n’ignorent pas : il y a long-tems qu’ils ont observé qu’ils ne pour-voient jamais faire prendre la teintureaux laines récentes , parce qu’elles fontfort grasses , s’ils n’avoient loin aupara-vant de les laisser tremper dans une les-sive u ri n eu se & bilieuse , jusqn’à ce quetous les pores de la laine soient purgésen quelque forte des matières poisseuses& rances qui les bouchent ; h ils s’yprennent austi de la même maniéré, avantque de teindre les étoffes tachées d’hui-le , & principalement ces fils de foiequ’on tire des capsules glutinenses qui setrouvent dans la bouche des vers-à-foie ;parce qn’en effet la glu qui se préparedans les petits vaisseaux intestinaux deces capsules, enduit ces fils d’un Uni-ment visqueux qui ne se marie point avecl’eau. La myrrhe , la résine, les gommesbdellium , lagapenum , opopanax , lagomme lacque, les peintures, les fards,toutes les matières gluantes broyées avecde la bile fur une pierre de porphyre , sedétrempent facilement dans l’eau ; Lhien des choses qui seroient inutiles au-trement, deviennent par cet art propresà destiner, à farder,&c. Il y a long-tempsqu’on a vu que le lie! de bœuf pouvoitêtre employé au lieu de gomme guttepour les peintures fines : mais pour lemêler , il faut toujours une certaine agi-tation. L’huile & l’eau font deux corpsplus pesa n s que !a bile : delà vient quefans quelque trituration , il n’est pas pos-sible de les mêler tous trois ensemble ;mais le moindre broiement suffit pourfaire ce mélange ; & les intestins n’enmanquent pas , pnisqu’ils ont un mou-vement péristaltique très-propre à pro-

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curer ce broiement. Drelineourt a tiréde la bile f d'eau , ^ d’huile & de selvolatil , y-Jj de se! fixe. Pechlin , ftd’eau j Verheyen t d’eau, enpreinte d’ T jd’huile , T \° 7 d’huile empyreumatique ,point ou très-peu de sel volatil, de selfixe impur =à T ^ T , de terre â :d'autres disent avoir tiré de la bile des es-prits inflammables , des sels volatils enassez grande quantité, de soufre , un peude sel fixe , & de la terre; & après ia pu-tréfaction, des sels volatils & des esprits.Pourquoi n’ont-îls pas donné les poidsexacts de chacune de ces matières ? 8 a-glivi parle aulfi de beaucoup de sels vo-latils & fixes. Boerhaave ayant exposé àune chaleur douce une certaine quantitéde bile cy/tique, observa qu’il s’en éva-pora léss de son poids fous la forme d’uneeau ou d’une lymphe à peine fétide ouacre. Le résidu formoit une mafiè gluan-te, luisante, d’un jaune tirant sur le verd,amere, qui ne fermentoit ni avec les aci-des , ni avec les alkalis. Cette espece deglu distillée donna beaucoup d'huile ,mais peu de sel volatil. De douze oncesAcbile, il sortit neuf onces d'eau , deuxonces | d’huile , & un ou deux gros desel fixe : ce qui revient à | d’eau, plus d'fd’huile & un on de sel. Les expérien-ces fur lesquelles l’on peut compter, fontici précisément celles qui s’accordent lemieux ensemble , & nous apprennentclairement que l’eau fait toujours la plusgrande portion de la bile, que l’huile estenviron f de l’eau, le sel volatil i danti une bile récente & non putréfiée, l’huile( empyreumatique 5 r T , le sel fixe -'î.

Voyons si le savon ordinaire n’ossrirëitI pas à-peu-près les mêmes pfoportions.ilI est beaucoup plus acre que la bile ; le sellixiviel & í'huile , sont en partie égaladans le savon. Supposons qu’nn mettepartie égale d’huile d'olive, ou autre:& huile de tartre par défaillance , pourfaire ce savon commun ; cc qui feroit ,suivant Dale , une proportion triple deeelle qui se trouve dans la bile ; & suivantBoerhaave, une proportion plus consi-dérable .- car de trois onces d'huile ; onmet cinq scrupules de sol fixe ; de sorteque dans le savon , I’huile est au sel com-me 1920 à 100 , mais dans la bile del'homme , l’eau L l’huile comme 10 às ; au sol, comme ya à IIn , ou un pea