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)é seule fonction iì quoi n ri viscère aúfficonsidérable que le foie , fût destiné. Ledocteur Reil observe que dans un chien ,dont le canal cholédoque étoit presqueaúffi gros que celui de l’homme , il sefiltra environ deux draguiez de bile parheure : ainsi il est à croire que dans unhomme il s'en doit séparer une plus gran-de quantité.
II sc trouve de la bile dans tous les ani-maux , même dans les pigeons, £y c. quin’ont point de vésicule du fiel ; puisqueleur foie est toujours très-amer. M. Tau-vry remarque que la bile devient une descauses principales de la lois, eu se mêlantavec la salive, f 7 . Soif.
Quelquefois la bile devient verdâtre ,de jaune qu’elle étoit ; quelquefois decouleur de verd-de-gris pâle, semblableau jaune d’ccuf, & cela sans aucune au-tre cause apparente , qn’une émotion ,«ne convulsion , ou un mouvement vio-lent des esprits. Ces émotions causent degrandes maladies , comme le vomisse-ment , le dégoût, la mélancolie, les sou-pirs , les cardialgies, des vents , la diar-rhée, la dyssenterie, les maladies aiguës,& des fièvres très-dangereuícs. Quelque-fois la bile devient noire , & alors elleprend le nom de choler , & elle a le goûtd'un vinaigre tvès-acide; quelquefois elleressemble à du sang pourri , qui corrode,hrûle , détruit, dissout, occasionne desinflammations, des gangrenés, des mor-tifications , des douleurs vives, & desfermentations violentes. Boerhaave dis-tingue trois sortes de bile noire : savoir1°. la plus douce , provenant d’un mou-vement trop violent du sang, d’où elleprend ion nom A'aiuste , ou bile brûlée. Laseconde est dans un degré d’altérationplus grand que la première , & vient desmêmes causes qui agissent avec plus deforce. La troisième est une bile corrom-pue & brûlée , qui fi ellé devient de cou-leur verdâtre ou pâle, est la plus mauvai-se de toutes.
La trop grande évacuation de bile , soitpar haut, ou par bas, ôte à la chylificationson principal instrument, & par-là em-pêche la digestion , la sécrétion & l’cjed-tiondes excrémens, occasionne des ai-greurs, des frissons, des foiblefl’es. la pâ-leur, l’évanouiffement. &fi, lorsque laMe est préparée , elle ne se décharge pasTome F. FartieL
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comme il faut dans les intestins , ellgcause la jaunisse. F. J AtïNlsSE. (£)
On lira avec autant de fruit que d'in*térèt les additions que M. Cadet a faitesau Traité de M. Tarin fur la bile ,
La bile , dit cet académicien, est moinspesante que le sang & que le sérum ,mais considérablement plus pesante q usseau : le fiel de bœuf esta seau cormuS10246 à toooo. Elle est plus acre dansles animaux carnivores, & celle du tigrSpasse pour un violent poison. Ceílc de*poissons n’est pas amerc , mais eìle est en-tièrement acre , & laisse une impres-sion durable, II est difficile de croirequ’elle ait jamais été véritablement aci-de. II est vrai qu’elle aide la fermenta-tion, mais la cha.ir & plusieurs autre*matières l’aident de même fans être aci-des. Si jamais on a cru voir de la bi Uacide, c’étoit l’aigreur des alimens quíen a imposé. Abandonnée à elie-méme,elle pourrit, & ne devient pas aigre. Oria nié qu’elle fût sujette â la pourriture)mais il est fur qu’elle pourrit de maniéréà devenir alkalinc , & à entrer cn effer-vescence avec les acides minéraux , &même avec le vinaigre : on a vu mêmecette effervescence dans la bile de quel-ques cadavres. Les sels quelconques re-tardent !a putridité, aúffi - bien que Isquinquina; mais les terres absorbantes& calcaires l’augmentent ; après une lon-gue dissipation de fa mauvaise odeur,elle devient grasse & se fond au Feu ; elleprend alors, du moins dans la pins gran-de partie des expériences , une odeurd’ambre.
Elle se mêle à seau & plus difficile-ment avec l'huile ; elle blanchit avedcelle de térébenthine.
L’esprit-de-vin la coagule , les acide*minéraux y font naître des grumeauxverds , qui ne se fondent plus : ils la coa -gulent même dans l’état de putridité.L’huile dc vitriol fait effervescence avedelle, avec chaleur, & la coagule .plusfortement que les autres acides. II y sur-nage cependant une edu quí donne diffé-rêns sels, avec les différens esprits aci-des minéraux. Les acides foibles la chan-gent peu.
Réduite en extrait par sexhalaison,elle devient inflammable. (/)
Quanta i’analyse chymiqtie par le ícn
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