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ïie, ou seulement de Beau où on a saitdissoudre de l’alun. Les ouvriers en mé-dailles & en monnoie sablonnent tous lesflancs, & les Frottent dans un crible defer pour en ôter les barbes. Voy. Blan-chiment.
Blanchir, enferme d'Orfevrc engrojserìe , c’est mettre lin morceau d’or-févrerie dans de Beau seconde, pour ledélivrer des ordures qui empêcheraientde le polir & de recevoir tout {'éclat dontla matière est sufceptible.On blanchit en-core en Allemagne avec de l’alun bouillidans de Beau , ou même avec de la gra-velle & du sel mesuré par portion égale :mais ce blanchiment ne peut servir enFrance, oùl’argentest monté à un titrebeaucoup plus haut qu’en Allemagne. V.Blanchiment U Eau seconde.
Blanchir le Plomb , terme deElombìer, est Bétamer a u feu, ou le cou-vrir d s feuilles d’étam. Les plombiersfont obligés de blanchir toutes les piecesde plomb qu’ils placent fur un bâtimentneuf & qui font en vue. C’est pourquoiils ont un fourneau à étamer, fur le foyerduquel charge de braise , deux compa-gnons tiennent suspendues & chaussentles tables de plomb , tandis qu’un autrey étend des feuilles d’étain battu , qu’ilfrotte avec des étoupes & de la poix-réíi-ne , à mesure que l’étain se fond. VoyezPlomb N Plombier.
Blanchir , en terme de FlumaJJÌer,c’est ôter aux plumes le gros de la teintu-re , en les passant dans de Beau claire.
Blanchir, en Serrurerie , c’est enle-ver à la grosse lime les premiers traits dela forge.
Blanchir la foie , les étoffes de lai-ne. L i ".SoiE,BONNETERIE ) DllAPIER,
Laine.
BLANCHISSAGE du linge, Econ.Amieftiq. De tous les objets qui sont duressort de l’économie , il n’y en a guered’aussi intéressant dans un ménage,& quimérite autant d’attention que le hlan-chijsage , & c’est rendre un vrai serviceau public que de lui ienseigner la meil-leure méthode de le blanchir pour le ren-dre propre , & en même tems empêcherque le blanchifage ne Buse autant qu’ilfait pour Bordinaire. Après avoir exami-né avec foin les différentes façons qui fepratiquent dans les différens pays, je me
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fuis mis en état de faire des comparai-sons entr’elles , & de juger quelle est lameilleure à l’aide de ['expérience & duraisonnement, les guides les plus sûrspour porter un jugement équitable detoutes choses; mais B usage & la routineforment dans le public, & su r-tout chezles femmes, un préjugé qu’il n'est pasfacile de surmonter. Cependant, commela plupart veulent s’instruire & cher-chent tous les jours des moyens nou-veaux pour perfectionner les ufages.c’eftà ces personnes curieuses & intelligen-tes, que j’adresse les moyens íûivans,que je les invite à essayer, d'autant plusqu’ils font simples, L par coníéquentd’une exécution très-Faoile.
Pour blanchir & ménager en mêmetems le linge fin, il faut d’abord le passerdans une eau légere de savon pour le dé-tremper; quand il y aura resté allez detems pour en être imbibé, jon le mettradans un envier fans le tordre , ni en ex-primer cette eau. On y arrangera les pie-ces les unes fur les autres à plat & parcouches égales : observez cependant quele envier ne doit pas être bien profond ,il suffira du moins qu'on y mette n n pied& demi d’épaisseur de linge , par lesraisons que nous rapporterons tout-à-l’heure. On se servira pour !» leffive debonnes cendres provenant de bois neuf,c’est-à-dire, qui n’ait point ilotté.La cen-dre de chêne est fort bonne; mais cellequi est faite avec des arbres à fruit, estpréférable à tonte autre. On doit avantque d’employer ces cendres , les fairepasser par un crible ou un tamis pour enôter toutes les mal - propretés qui pour-roient s’y rencontrer, telles que font lespetits charbons & les bouts de bois oucopeaux qui pourroient tacher le lingepar une substance qui s’en détache & quigâte la lessive. De quelque nature quesoient les cendres, elles sont beaucoupmeilleures, lorsqu’on les a fait recuireau four une seconde fois, en les y met-tant auffi-tôt qu’on a ôté le pain, & y fai-sant brûler quelques fagots. II est bon, sila chose est possible, de les jeter encoretoutes chaudes dans une grande chau-dière , où on a fait chausser de Beau quiest à demi-bouillante. La dose estd’envi-ron un quart de cendres pour la quantitéque l’on a d’eau , c’est-à-dire , que pour