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Tome V. BI - CALZ.
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quée, assez chere à l’oreiîle , assez supé-rieure à celle tle la bonne prose, pourcom penser par cela seul, le désagrément& la gêne d'une cadence uniforme dontl’oreiile doit se lasser, lorsqu’il n’en ré-sulte pour elle nulle autre espece de plai-sir. La liberté de varier au gré de la pen-sée, dti sentiment & de l’image, les nom-bres, la coupe & le touc périodique dudiscours , est une chose trop précieusepeur la sacrifier au pur caprice d’alignerles mots fur des mesures qui n’orit pasmême le foible mérite d’être égales; &lerlqu’on n’écrit pas en prose, il fautdonner aux vers, en agrément ou en uti-lité , un avantage que la prose n’ait pas.(M. Marmontel.')

BLANDICES, f. f. terme de salais,signifie des flatteries ou cajoleries artifi-cieuses , par où l'on surprend le consen-tement de quelqu’un. (//)

BLANKíL,!'. m. Commerce, petitemonnoie d’argent de billon, qui est ennlage dans les royaumes de Fez & deMaroc : elle vaut environ deux fous lìxdeniers de notre argent.

BLANOS, Géogr ., petite ville mari-time d’Efpagne, en Catalogne , près delariviere de Tordera , au.nord de sonembouchure.

BLANZAC , Géogr ., petite ville deFrance, dansl’Angoumois, fur la riviè-re de Nay , aux frontières de la Sain-tonge.

p BLARE,s. f. Commerce, petite mon-iioie de cuivre, avec mélange d’un peud’argent: elle fefabrique àBerneenSuif-se, au même titreque lesratzes de Soleu-re & deFribourg, & elle a à-peu près lamême valeur. Voy. Ratze. Le blare estévalué en France à deux fous un denier.

BLASER,f. m. Ilijl. nat. Ichtbyolog.,nouveau genre de poisson de la familledes coffres, orbes, assez bien gravé &enluminé par Coyettàla seconde partiede son Recueil des poijsons d'Amboine,n°. 142 , sous ce nom , & fous celui degrootte blaferou gros souffleur d'Amboine.

11 ale corps enflé,arrondi, assez court,fans écailles , mais semé d’épines, la tê-te petite , la bouche grande, armée debeaucoup de grandes dents aiguës , les■yeux médiocrement grands,oounne cou-verts, très-alongés & pointus au lieu d’è-ftt« ftinds,

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Ses nageoires sont au nombre de sepîseulement, savoir, deux pectorales mé-diocres , rondes } une anale plus profon-de que longue ; deux dorsales dont t’arc-térieure longue, & une à la queue four-chue jufqu’au milieu en trois branches.De ces nageoires il n’y en a qu’une d’é-pineuse, c’est la dorsale antérieure.

Son corps est jaune , brun , avec unegrande tache de chaque côté d’un blcu-noir, marqué tout autour de dix à douzecreneiures. Les nageoires font vertes,excepté la dorsale antérieure qui est jauneavec onze rayons bleus. On volt trois li-gnes rouges & une tache rouge de chaquecôté de la tête. Les yeux ont la prunellenoire , entourée d’une iris blanche (sa-bord , ensuite bleue, entourée de rouge.

shíídìtés. Le blaser est huileux & demauvais goût.

Mceurs. II avale une grande quantitéd’ean qu’il lance avec grande force con-tre les autres poissons pour les étourdir& ses prendre, (M. Adanson.')

BL ASIA, genre de plante à fleur mo-nopétale, campaniforme , tubulée , &ressemblante en quelque façon à la trom-pe d’un éléphant. Cette fleur est stérile& n’a point de calice : les fruits font descapsules qu’on trouve le long des bordsdes feuilles, &où il y a pour l’ordinairedix semences arrondies & très-petites.Nova p huit arum gênera , par M. Miche-li. (/)

§ BLASON, f. m. Scientia, ars,heraUdica , science ou art héraldique, qui en-seigne à déchiffrer les armes ou armoi-ries des nobles & h en nommer ses pieces& meubles dans les termes qui leur sentpropres.

Blason, f. m. scutum gentilitium, pie.ces & meubles qui entrent dans l’écu,lesquelles représentent les belles actioiHL la noblesse de ceux qiti ont droit dsles porter.

Origine.

Le Blason qu’on nomme aussi l’art hé-raldique , a commencé à être en usageenviron l’an 1000; ies chevaliers qui dé-voient se trouver aux tournois, prirentdiverses marques pour se connoître an-tre eux ; ils ses porterent d’abord furleurs boucliers & cottes d’armes ; elles