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les ìnstrumens de guerre que par queî-qli'autre cause violente.
Les suites d’iwe blessure font pins oumoins dangereuses, selon qu’elle est plusou moins confidérable;il y a des blessuresq ni fou t accompagnées d’accidens les plus 'sensibles , tel que i’hémorrhagie, l’iu- ;fiamniation, auxquelles succèdent astersouvent la gangrené & le sphacele, &pour la cure desquellcs la chirurgie n’a-voit eu général employé que l’amputa-tlon. M. Bilguer, chirurgien des arméesdu roi de Prusse , tâche de prouver dansfa dissertation fur futilité de í'ampu -talion, qu’il est possible d’éviter cetteopération , & il appuie son système surles moyens curatifs qu'il a employés &qui lui ont réussi , suivant ses observa-tions j nous allons donner en raccourciles moyens dont il se sert pour prévenirl’amputation dans le cás d’une blessureavec fracas dans l’os& plaie considérable.
Lorsqu'une partie, comme le bras oula jambe , a été tellement fracassée parune balle ou boulet . que ('amputationparoît inévitable , M. Bilguer , fans s'ef-frayer , ni se presser, examine la partiemalade avec toute l’attention possible ;i! débride ou fait des incisions assez éten-dues pour se mettre à portée de décou-vrir toute l’étendue |du mal, & akîn deprévenir les suites funestes de Véréthisineou de la tension considérable à un ten-don ou muscle demi-coupé ou déchiré,il enleve , autant qu’il se peut, tontesles esquilles ou íragmens d’os brisé,dont la réunion avec le corps de l’os neparoît pas probable , évitant fur.tout dene point ébranler celles qui paroissentpouvoir encore fe réunir ; après quoi ilrapproche les chairs en les comprimantun peu, & il dirige la fuite du traitementavec toutes les précautions & la prudencequ’exigent les accidens, tels que la gan-grené , -le sphacele & - la carie, dont nousavons renvoyé le détail, quant auxmoyens curatifs, aux articles qui fontfous leurs noms.
Rien ne répugne fans doute plus à f hu-manité que la nécessité où se trouvent les«hinirgiens de mutiler leurs semblables, -& il est bien naturel de chercher à pro-fiter de tous les moyens qui peuvent«ous Faire éviter d’en venir à de pareil-les extrémités. Quelque séduisant qu»
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soit, à cet égard , le système de M. Bit*guer, il est des cas, & en bien plus grandnombre qu’on ne le pente, on l’on eftobligé d’avoir recours à cette cruellereflource. - d’ailleurs les grandes incisionsqu’on est obligé de multiplier beaucoup ,l’cxtraction de tontes les esquilles, lasection très - douloureuse des tendons &des parties ligamenteuses, la longueur& la lenteur des guérisons , en vued’exempter de l’amputation un membrequi , malgré tant d’incisions, de douleurspour le malade & de foins de la part dischirurgien, ne laisse pas que d’être es-tropié & horsd'état de servir: tout celacft-il comparable à quatre ou cinq mi-nutes de douleurs,auxquelles un hommegravement blessées! exposé pendant l’am-putation? Le jour d’une bataille seroit-il possible de suivre à la rigueur le systè-me de M. Bilguer ? Et comment appor-ter toutes les précautions nécessairesdanáde pareilles circonstances où les blejsnresaffluent & font, pour ainsi dire, jon-chées les unes fur les autres dans les dé-pôts? Comment sauver autrement quepar l’opération , ceux qui ont des Fracasconsidérables dans les articulations, oildes hémorragies qui les mettent à cha-que instant au bord du tombeau , & quine font pas plutôt sortis des mains d’unchirurgien, qu’ils tombent dans cellesd’un autre; transporté ainsi de lieu enlieu fur des charrettes jusqu’à ce qu’en-Sn ils trouvent un hôpital: en atten*dant qu’iìs y soient arrivés, quel pro-grès ne fait pas l’inflammation , souventmême la gangrène? Et lorsque l’hémor»rhagie est causée par la rupture d’un grosvaisseau , comment imaginer que le ma-lade pourra faire une lieue seulementavant de mourir? Le repos indispensa-ble pour de pareilles cures peut-il avoirlien dans de pareilles circonftances?Com-ment espérer (Bailleurs qn’on pourra en-lever toutes les pointes d’os fixées dansles chairs, les tendons, les membra-nes , £fc. & dont la présence renouvel-lera toujours les accidens, & par consé-quent les douleurs, l'irritation, l’inflam-mation , la gangrené , le délire , & enfinla mort ? Concluons donc qu’il est incon-testablement du devoir d’un chirurgienqui n’a pas foulé aux pieds tous les sen-titnens d’humanité, d’cviter de mutiler