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fre , & en y mêlant du verd-de-gris pul-vérisé. Fom' employer le bleu Je monta-gne dans la peinture , il faut lebroyer , le laver ensuite , & en sépa-rer les petites pierres qui y font quelque-fois mêlées.
Dans la Médecine on s’en est servi quel-quefois, il a une vertu purgative & émé-tique ; il paroit cependant qu’il est àpropos de s’en défier , attendu le enivrequi en est la hale. (—)
Lr.xv de Presse , est une matièreutile pour la peinture. On rappelle bleude Prujfe , parée que c’est en Prusse quefa préparation a été trouvée. F. le pre-mier volume des JllisceUanea lierolìnen-Jìa , 1710; & les 'J’ravjaclions philoso-phiques en ont publié la composition ,dans les mois de Janvier & Février1714. Depuis, M. Geoffroi , de la fa-culté de Médecine & de l’Açadémie de-sSciences de Paris, en a donné la prépa-ration dans les Mémoires de VAcadémiede 172;.
La préparation du bleu de Prujfe estune fuite de plusieurs procédés difficiles.On a plusieurs raisons pour croire que ce' bleu vient du fer. On fait que les dissolu-tions de fer prennent dans Peau une_ couleur bleue par h noix de galle. L’a-«ier bien poli & échauffé à un feu modé-ré , prend une couleur bleue ; il paroitpar cette expérience que cette couleurbleue vient d’iuie fuhstance grasse, quele feu éleve à la surface du fer. Onfait qn’ii y a dans le fer une matièrebitumineuse , qui n'elì pas parfaite-ment unie avec les autres principes ,ou qui y est en trop grande quanti-té.
C’est ce bitume qui doit être la base dubleu qu’nn veut faire, mais certainementil est trop compacte ; il faut le subtiliser :or les alkalis font les dissolvans naturelsdes bitumes.
II y a apparencequ’011 a essayé, pourfaire ie bleu de Prujfe , plusieurs huilesvégétales , & que q’a été faus succès : ona aiilsi éprouvé les huiles animales , & fesang de bœuf calciné* réduit en poudrea rempli ('attente ; & pourl’alkali, on ya employé le plus puissant, qui est celuidu tartre.
Le bitume du fer est attaché à une ter-re métallique jaune5 -cette terre altéroit
BLE n??
la couleur bleue du bitume , quelque ra-réfié qu’il fût: on le transporte de dessusla terre jaune fur une terre blanche quiest celle de Palnn; & alors la couleurbleue non feulement n'est plus altéréepar le fond qui la soutient , mais desombre & trop foncée qu’elle étoit, elledevient plus claire & plus vive.
II faut observer que ce bitume qu’onvent avoir, on ne le cherche pas dans dufer en substance, mais dans du vitriol oùle fer est déja très-divifé.
II y a donc trois liqueurs nécessairespour faire le bleu de Prujfe : une lelsivede sang de bœuf calciné avec le sel al-kali ; une dissolution du vitriol, & unedissolution d’alun.
De toutes ces opérations,il résulte uneespece de fécule d’nne couleur de verdde montagne , & qui par l’espritde seldevientdansl’instant d'une belle couleurbleue foncée , & c’est-là le bleu de Prujfe.Cet article ejl de M . Formey , secre-taire perpétuel de Vacudémie royale dePrujfe.
M. Malouin , dans un mémoire qu’il adonné à l’académie en 1745 , dit qu’il atiré un bleu de Prujfe du mélange de lacrème de chaux , & du sel alkali
du tartre ; que ce bleu étoit sembla-ble à celui qui lui a donné l’eau-mere dn sel de Seignette parl’espritdevitriol.
II faut remarquer que M. Malouinavoir trouvé aussi du fer dans la chaux ;& il dit que la noix de galle épineusepeut tirer de l’eaùde chaux une teinture
bleue.
Le même auteur rapporte aulsi dans cemémoire , qu’ayant fait mettre dans uncreuset etrtre les charbons ardens, de lachaux vive & du sel marin mêlés en-semble, il sortit de la matière contenuedans le creuset, une flamme bleue qui ré-pandit une odeur aromatique. II apper-qut cette flamme lorsqu’ii découvrit lecreuset j & il y avoir un quart-d’heureque le creuset étoit rouge lorsqu’ii le dé-couvrit. ÇM~)
Le bleu entre dans presque toutesles parties fuyantes d’un tableau ; l’ons’en sert aussi dans les ciels , la mer ,Uc.
On distingue différentes nuances debleu j le bleu blatte , bleu mourant , bleu