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Tome V. BI - CALZ.
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cì sont île menues pierres ou petits cail-lons & moilons, qu’on jette à bain demortier pour garnir le dedans des murs ,on fonder dans l’eau à pierres perdues;c’est ce que Vitruvc appelle c œmentu ,íiinli que toute pierre qu’oil emploie lansêtre équarrie, {P)

BLOCHET , f. m. c’est , en Charstu-t-erie , une piece de bois qui se met surles plates-formes, entaillée dedans , de’Pépaisseur du mur sur lequel elle est po-sée , fur lequel passe le pié des formes ,&-où elles font assemblées.

BlOCHETS de recrue ; ce font ceuxtjlii font droits dans les angles.

* BLOCKZIEL , Géog. , petite villefortifiée de la province d’Qverissel, furla riviere d’Aa.

BLOCUS, f. m. Art mìlit., maniéréid’alfiéger une place qu’on veut prendrepar famine, en bouchant tons les passa-ges & se saisissant de toutes les avenues,de façon qu’auctin renfort, ni provi-sions , ni autre chose, ne puissent passer.Voyez SIEGE.

Ce mot vient de l'allemand blockhus,'ton blockbause , boulevard , ou maison deBois; ou du gaulois blocal , barricade,quoique d’autresle dérivent.du latin bu-tulare, bouclier un passage.

Le blocus n'est point un siégé régulier ;«ar on n’y Fait pas d’attaque, & on réou-vre pas de tranchée : c’est la cavalerie«j-ili,forme le blocus.

ì • L’objet du blocus est d’obliger ceux«jni font enfermés dans une ville de con-sommer toutes leurs provisions de bou-che, pour les contraindre de fc rendrefaute de subsistance.

On volt par-là qu’on blocus doit êtresort long lorsqu’une place est bien mu-nie : aussi ne prend-on guere le parti deréduire une place par ce moyeu, qu’onne soit informé que ses magasins font dé-garnis, ou bien lorsque la nature L fa si-tuation de laplace nepermcttentpas d’enapprocher pour faire les attaques à l’or-dmaire.

Les blocus se forment de deux manié-rés : simplement, en fortifiant ou occu-pant des postes à quelque distance de laplace , principalement fur les bords desrivières a u dessus & au dessous , & furJes grands chemins & les avenues; dansíou's ces postes on tient de l’infanterie &

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des corps de cavalerie , lesquels se com-muniquent entr’eux pour veiller à ceqn’il n’entre point de vivres dans la pla-ce bloquée, où les besoins augmentonstous les jours, font déserter la garni-‘son, causent des murmures & des sim-lévemens qui souvent Forcent le gou-verneur à se rendre par capitulation.

Le succès de cette espeee de blocus sefait iong-Cems attendre , parce qu’il ethpreíqti’impoísible qu’il n'eutr.e toujoursquelques vivres, qui font au moins pren-dre un peu de patience aiix assiégés. Sonavantage est bien plus sensible , q nantiaprèsavoir ainsi bloqué une place de loinpendant un temps considérable, on ensonne ensuite le fiege , paree qu’on latrouve plus aisément dépourvue de biendes choies nécessaires à fa défense.

L’autre espeee Aeblocusie fait de plusprès, par des lignes de circonvallation& contrevalìation dans lesquelles for-mée se place , lorsque , par exemple ,après le gain d’tuie bataille , l’ennemise seroit retiré dans une ville qu’on lau-roit n’ètre pas bien pourvue de vivres,& qu’on présume de pouvoir affamer enpeu de jours.

Ce cas ,f arrive pas ordinairement ,parce qn’il seroit ti';p imprudent à ungénéral battu de s’exposer à perdre lereste de son armée, en s’enferrnant ainsidans une mauvaise place. Ainsi f n sagedes blocus se trouve beaucoup plus sou-vent dans la première espeee, que danssa seconde. Mémoires de M. de Feuqtiie-res. (4>)

BLOIS, Géog. Blesic, ancienne villede la généralité d’Orléans, capitale duBlaisois avec un évêché suffragant deParis, érigé en 1697. 11 y a un châteauroyal où fut tué le duc de Guise parordrede Henri III, en 158S , pendant la tenuedes états.

C’est la patrie des PP.Morin& Vignierde l'Oratoire, célébrés par leur profondeconnoissance des langues & des anti-quités ecclésiastiques; de Jean Ber-nier , médecin , auteur d’une ffijlnire deBlois (non Rornier,comme dit Vosgieuj.)de Louis Hubert auteur d’un Cours deThéologie, L d’H'aac Pépin. Elie est L. 12 lieues, lud-ouest, d’Orìeaus, 11 mrd-est, de Tours, &40, sud-ouest, de Pari*.

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