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Tome V. BI - CALZ.
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«este aux deux partis. Son armée en futtellement affoiblie , qti’il fut contraintde remettre le siégé de Kiovie à l’anucesuivante 107;.

11 attendit à peine le retour, du prin-temps pour l’entreprendre. Les travauxfurent poussés avec tant de vigueur , quela breehe frit bientôt praticable. Unassaut pouvoit rendre Eoleslas maîtrede la place ; niais ayant appris que lesassiégés, après avoir épuisé leurs vivres,alloient bientôt manquer même de cesvilsalimens qui font frémir la nature,il attendit que In famine lui livrât cetteconquête , & ne voulut point hasarder lesang de ses soldats : il 11c l’avoit que tropprodigué depuis qu’il étoit fur le trône.La ville capitula,& le roi traita les vain-cus avec tant de douceur, qu’ils se re-pentirent eux-mêmes de lui avoir ré-sisté. Jufques-là Bo/er/as avoit été doux,humain , généreux , brave, ardent, in-fatigable; mais arrêté par les délicesde Kiovie, comme Annibal par celles deLapone, il perdit comme lui ses vertus& fa gloire. La volupté flétrit son cou-rage par degrés; esclave de vingt maîtres-ses , il oublia qu’il avoit des l'ujets enPologne; ses soldats s’abandonnerent auxmêmes excès : en vain leurs femmes lesrappelioient dans leur patrie, elles sevengerent de leur infidélité, en épou-sant leurs esclaves. La plupart de cesépoux irrités, retournèrent en Polognepour réparer la perte irréparable dePhonneur. Eoleslas abandonné par sonarmée, Fut contraint de rentrer dans sesétats ; il signala son retour par des sup-plices. Ceux qui avoient les premiersabandonné ses enseignes, périrent furl’échafaud. Leurs femmes qui lesavoient rappelles, eurent le même fort.Les eu fa us nés de leurs mariages avecleurs esclaves , furent ou égorgés fanspitié ou exposés avec plus de barbarieencore. Eoleslas étoit devenu féroce, en-nemi de l’homme & de lui-mème; toutdégoûtant du sang de ses sujets , il se re-plongea dans les voluptés qui l’avoientabruti, & fit de ion palais une secondeIsiovie. 8. Stanislas évêque de Cracovie,osa s’élever contre ses désordres avecJe courage qn’inspire la vertu,& cette au-torité que les ecclésiastiques avmientaiors«íans l’Europe. Beleshs indigné q u-’ un

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seul homme , sans armes, fans défense ,osât lui reprocher ses crimes , quandtoute la Pologne trembloitsousiui, char-gea des officiers de le délivrer , par unassassinat, de ce censeur importun. Maisle caractère de douceur & de majesté ré-pandu fur le front de ce prélat,glaqa leurcourage ; le tyran 11e voulut plus confierfa vengeance à des mains étrangères ; ilentra dans régisse, asyle sacré dc Sta-nislas, lui porta le premier coup, &abandonna son cadavre à ses courtisansencouragés par son exemple.

Grégoire VII lança en 1009 un inter-dit sur h Pologne , & ne distingua pointle peuple innocent du maître coupable.Eoleslas fut déclaré déchu de la couron-ne, son royaume abandonné au premierconquérant, ses sujets dégagés du fer-ment de fidélité. Ceux-ci pour calmerla fureur du pontife, se soulevèrentcontre leur prince. Odieux à ses sujets,à lui-même, il s’enfuit à la cour deWratislas qui n’avoit point oublié lesservices que ce prince avoit rendus àEéla son pere. Les Polonois laissèrentEoleslas tranquille dans fa retraite: lesfoudres de Rome le poursuivirent jus-ques dans cet asyle. Le pontife menaçaWratislas, dont tout le crime étoitd’a-voir respecté les droits de l’nospitalité,& rempli les devoirs de la reconnoissan-ce. Eoleslas abandonné par son ami, dé-chiré par ses remords, erra long-tempsde contrée en contrée. Les historiens nes’accordent point fur le genre de fa mort;l’opinion la plus probable est qu’indignéde la foiblesse de ses amis, horrible àlui-même, toujours poursuivi par Li-mage de Stanislas mourant fous sescoups , & de ses sujets égorgés fanspitié, un suicide fut le dernier dc sescri mes.

Ce prince Fut un triste exemple despérils qu’eutraine la prospérité, unbonheur moins constant lui eût conservéses vertus. Si la for,une' n’avoit changé ,son cœur esit toujours été le même. Jus-qu’à l’époqnr. ée son séjour dans Kiovie ,Boleslas est un héros: depuis cet instantfatal, c’est un tyran ; & son histoire of-fre un contraste qui n’apprend que tropà ne jamais louer les princes qu’aprèsleur mort.On l’avoit surnommé le HarAiSi k Libéral j l’habitude de i’appeiler