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eafut mortuum du borax pousse forte-ment les urines, & Fait sortir U gravelle.II est très-ftyptique & astringent. On lemet autlì an nombre des cosmétiques ; onlui attribue la qualité de blanchir leteint, & de faire disparoître les tachesde rousseur. La poudre emménagogue deTutler se fait en prenant de borax deVenise i; grains, myrrhe xs grains,safran q grains , huile de clous de giro-fle une goutte : mêlez & faites une pou-dre , qui est bonne pour provoquer lesréglés. (—)
II ne fera pas inutile de rapporter iciles observations de M. Cadet fur le mê-me objet.
Les naturalistes ont regardé le boraxcomme n n sel fossile, & les chymistesle placent dans le régné minéral j cepen-dant il y a des commerqans qui préten-dent que ce sel n’est point naturel, maisqu’il est un produit de l’art ; voici cequ’en dit M. Valmont de Bomare , quinous a donné le détail le plus intéres-sant fur l’origine de cette substance, dansun très-bon Mémoire lu à l’académie dessciences de Paris. Le borax vient d'uneterre grisâtre , sablonneuse, grasse, quel’on trouve en Perse & dans le Mogolproche des torrens de Radziaribron, &íur-tout au bas des montagnes de Fro-beth , d’où il découle une eau mousseuse,laiteuse, acre, lixivielle, & commelavonneusc. Lorsque la terre est dure, onl’expose par morceaux à Phumidité dePair, où elle s’amollít & devient mar-brée à la surface. Cette terre ou pierre àborax & cette eau sont les matrices ou•les matières premières du borax. Onramasse aussi une eau gélatineuse qui setrouve en Perse dans des fosses très-pro-fondes, près d’une mine de cuivre ; cetteliqueur a un œil verdâtre & la saveurd’un se! fade : on mêle la pierre à boraxavec l’eau savonneuse & la liqueur gé-latineuse , on les lessive ensemble ; onfait évaporer la liqueur jusqn’à ce qu’el-le ait la consistance nécessaire ; quandelle est presque refroidie, on la versedans des fosses enduites d’une glaiseblanchâtre : ou couvre les fosses d’unchapiteau ou toit enduit de la même ma-tière ; au bout de trois mois on trouveun dépôt terreux , grisâtre , d'une sa-veur saline, nauséabonde , visqueuse,
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& qui tient à la langue , entremêlede quelques crystaux d’uii verd sale &assez opaques : quelquefois aussi le dépôtest d’un gris blanchâtre & peu tenace ,mais d’un goût plnsalkalin. On dissoutaussi le dépôt terreux & salin ; on procé-dé comme ci-dessus ; on verse la liqueurdans une autre fosse, mais semblable àla premicre , & deux mois après l’on ytrouve encore lin dépôt terreux , maisplus salin , mêlé d’un grand nombre decrystaux plus réguliers , demi-tranlpa-rens ; tel est le borax qu’on apporte enEurope fous le nom de borax brut. Unvoyageur m’a assuré en 1766 , que leprocédé est toujours le même dans P In-de , & il m’a dit que le produit des fossesà borax des districts de Patna , du Decan ,de Vifapoiir , deGolconde, & de quel-ques antres endroits du Mogol, est portéà Bengale ; mais que le produit des fos-ses de Schirras, de Kerman, celui de»Liíeones ou petits lacs de Baku & d’au-tres endroits de la Perse, se porte à Gom-nou ou à Bander - Abassy. 11 ajoutoítqu’avant la guerre des Turcs contre lesPerses, les Arméniens assoient par Smyr-ne près l’aacienne Babylone , où il yavoit aussi des puits à borax , & que là ilsachctoient le borax brut & ssapportoieirtaux Vénitiens qui alors avoient l’art dele raffiner. II me montra aussi un boraxnaturel qu’il me dit se trouver dans descavernes en Perle. Le borax natif estblanchâtre, formé par couche, conte-nant quelques grains sableux - rougeâ-tres, d’un goût très-alkalin & peu su-cré , moins fade que le borax ordinaire ;on l’appelle sel dc Perse. II est bon d’ob-server que dans cet état, il est peu pro-pre à souder} il lui manque Ponctuassepropriété qu’on lui donne à volonté. Oame fit en même temps observer la formeL la nature des instruments dont on lefervoit dans le laboratoire hollandais:j’examínaí d'abord le tamis à filtrer ;le tissu de fa toile étoit ourdi entière-ment de fils très-tors de cuivre jaune icette circonstance, jointe à la nature duréservoir qui contient la liqueur gélati-neuse & dont j’ai parlé ci-dessus, me fi-rent un peu réfléchir fur l’origine de lapartie terreuse, & de la partie verte cui-vreuse soupçonnée ci-devant, mais dé-montrée par M. Cadet 5 c’elt .cette mente