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des hères. c. Baronius ad an. Chr. ilo.
(G)
BORCARI, Ut fi. des Goths. Lc tyranGennar avoit gouverné les Goths aveclin sceptre de fer : son nom étoit en hor-reur ; le peuple murmurait & chcrchoitdepuis long-temps l’oecalion de couriranx armes : mais il lui manquoit linchef. Eorcari se prélcnta , & rassemblatous lesmécontens fous l’étendart de larévolte. On courut au palais de Gennar ;il fut égorgé , & Eorcari présenta à lareine Drotta une main encore dégout-tante du sang de son époux. Cette prin-cesse l’aecepta pour conserver ía couron-ne. C'est de cette alliance, commen-cée sous des auspices li funestes, quenaquit Haldin qui monta depuis fur letrône de Danemarck. On place cette ré-volution vers la fin du XI fie de. (JU.deSucy).
BORCH, Géogr. , ville du duché deMagdebourg , à deux lieues de Magde-tourg, fur 1 Elbe, apartenante au roi dePrude.
BORCHHOLM , Géog. , petite villeavec château , dans la Livonie. C étoitautrefois la résidence de l’évêque deRevel.
BORCHHOLM , Géog. , forteresse &port de i’isle d’Oelaml dans la mer Balti-que > a la couronne de Suede.
BORCHLOEN , Géogr. , ville de l’é-vêché de Liège-, dans la Hasbaye, fur leJecker.
BORCKELOO , Géog., place forte desFrovinces-Unies, au comté de Zutphen ,& à quatre lieues de la ville de ce nom,fur la nviere de Borckel. Long. 24. 5.lut. 52. 15.
BOKCKEN, Géografh ., petite villecle la balle-Hesse , fur la rivière deSchwalm.
Borc.ken, Géogr., petite ville del’évêche de Munster, fur l’Aa , près de;Welèl.
BORCKFORT, Géogr ., forteresse &petite ville du comté d’Oldembotirg.
BORD , f. m. , Grain., fe dit commu-nément des parties les pi us éloignées dnmilieu d'une étendue limitée. Cette dé-finition est presque générale , & c’est eucefeusqo’on dit lc bord d’un pié, d’unetable , d’un lit, d’une rivière , &fc.
Bord ; on entend ordinairement par
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le mot bord, le vaisseau même. On «ÎÍ 4retourner à bord, sortir du bord , poufdire retourner au •vaijseau , sortir duvaijfeau j venir à bord, c’est fe rendre auvaisseau.
Renverser, tourner, changer le bord}c’est revircr, & porter le cap fur un au-tre air de vent.
Rendre k bord, c’est-à-dire, venirmouiller ou donner fond dans quelquerade ou quelque port.
Bord sur bord’, courir bord sur bord ;c’est louvoyer, & gouverner tantôt à firi-bord , tantôt à basbord. Lorsque le ventest contraire , & qu’il ne permet pas deporter à route, on chicane le vent, & oncourt fur plusieurs routes, pour appro-cher du lieu où l’on veut aller ; su pourne s’abattre pas, & ne s’éloigner que lemoins qu’on peut.
Faire un bord , faire une bordée ; c’estfaire 1111e route , soit à basbord , soit àftribord.
Courir même bord que ïennemi, tenirmême bord , c’est virer à ftribord & à bas-bord, selon que l’ennemi y a viré, & por-ter fur le même rumb.
Jllcttre à Vautre bord j virer , changerde bord.
Tenir berdsur bord, c’est-à-dire, cou-rir d’un côté ou d’un autre au plus prèsdu vent, soit pour attendre un vaisseauqui est de l’arriere. soit pour s’entretenirdans un parage. (Z)
De bord à bord. Cette expression veutdire autant sur un coté du vaijseau quesur Vautre , & signifie encore de fart Uà’autre de la droite route ; ce qui désignela même chose. Lorsqu’on dit, par exem-ple , que l’on pent naviger on faire desbordées fur onze points de compas bordabord, cela signifie qu’on peut fe servirdes onze airs de vent qui font à ftribord,ou à l’un des côtés du vent de la route;& encore des onze autres airs de ventqui font à basbord, ou à l’autre côté dumême vent de la route. Comme si lelieu de la route est à l’ouest , le ventd’est fera le vent de la droite route.Mais l’on peut fe servir de vingt-deuxrumbs de vents différens pour porter àl’ouest , oti s’en approcher ; savoir, desonze airs de vent qui font depuis l’estjusqu’au sud-ouest, quart de sud ; & desonze autres airs de vent qui font depuis