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A k découverte (les autres est si àncien-mc , que nous en ignorons l’histoîre. Pourjuger des tems passés par ce qui se Fait àprésent au sujet des propriétés des plan-tes , il est très-probable qu’on en a jamaisconnu aucune que par des circonstancesfortuites. Bien-loin d’avoir eu des princi-pes pour avancer cette connoissance, on asouvent pris les plantes les plus salutai-res polir des poisons , tandis que l’on met-toit en usage celles dont les effets su-rvient paru très - dangereux , lì on lesavoit examinées fans prévention. On apeine à concevoir que les hommes gar-dent les préjugés contre leurs propresintérêts , cependant on n’en a que tropd’cxemples, on s’est souvent laisse pré-venir sans raison pour ou contre des re-medes dont on faií'oit dépendre k vie oula mort des maladies; chacun les em-ployoit ou les rejetoit à son gré , sanstrop penser à en déterminer les vraiespropriétés. D’où vient donc cette indiffé-rence pour des choses qui nous intéres-sent de si près? Notre amour pour la vien’elt point équivoque, & cependant noussemblons négliger ce qui peut la conser-ver. Nous savons que les propriétés desplantes fur les moyens les plus doux &souvent les plus sûrs pour rétablir notrefauté, ou pour prévenir nos maladies; &l’artqui pourroit nous conduire à recon-nuître ces propriétés, n’est pas encore né.Que d’arts frivoles ont été portés à leurcomble ! que de connoissances vaines ontété accumulées au point de Former dessciences ! tandis que l’on s’est contenté defaire une liste des plantes usuelles dans lamédecine, & de distinguer leurs proprié-tés par un ordre méthodique qui les ré-partit eu classes & en genre.On a comprisdans une même classe les plantes évacuan-tes , & dans une autre les plantes altéran-tes: les purgatives, les cinétiques font desgenres de la premiere classe ; & la secon-de est divisée en plantes céphaliques , ba-chiques , cardiaques , diurétiques , dia-phoniques , c ]fc. Voyiz MATIEREMÉDICALE.
Cette méthode est très-incomplette ;parce qu’à l’exception du genre des pur-gatifs qui est partagé en purgatifs forts &en purgatifs minorants, il n’y en a aucunautre qui soit subdivisé ; & parce quedans toutes les espaces nc font point dé-
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terminées , les plantes y font feulementrassemblées pêle-mêle fans être caractéri-sées, dc faqon que l’on puisse distinguéeleurs propriétés de celles des antres plan-tes dn mtnie genre. Cependant cette mé-thode est bonne, en ce qti’erìe est moinsarbitraire qu’aucmie méthode d'histoirenaturelle; ses caractères dépendant deseffets que produisent les plantes sur lscorps h u mai n , font auffi constans que lanature des plantes & que la nature hu-maine : auffi cet ordre méthodique n’apoint été changé jusqu’ici , & je croisqn’il vaudroit bien mieux le développeren entier & le suivre dans les détails ,que de penser à eu Faire d’autrcs. L’abusque l’on a fait des méthodes dans les no-menclatures des plantes, doit nous pré-server d’un pareil abus dans l’exposé deleurs propriétés , qui ne peut être que lerésultat de nos observations.
II le présente natnrellenieftt deux ob-jets principaux dans les observations quípeuvent nous conduire à la connoissancedes propriétés des plantes. Le premier estde déterminer l’effet des propriétés con-nues, & de le modifier dans les différen-tes circonstances. Le second est de trou-ver les moyens de découvrir de nouvel-les propriétés.
Le premier a été bien suivi par les bonsobservateurs, tant pour les remedes inté-rieurs de la médecine , que pour les topi-ques de la chirurgie par rapport au régnsvégétal. Auffiest-ce par le résultat décèsobservations que l’on constate la pluparCdes connoissances de îa matière médicale,qui est fans doute une des parties les pluscertaines de la médecine.Mais ces mêmesobservations font imparfaites en ce quidépend de la Botanique & de ia pharma-cie,c’est-à-dire de l’état actuel de la plan-te que l’on emploie & de fa réparation.On ne fait pas bien en quoi diffèrent lespropriétés d’une racine arrachée ait prïn-temsou en automne , en été ou en hiver;une fleur cueillie, des feuilles scellées,une écorce enlevée ou un bois coupédans ces différentes saisons; en quelleproportion l’efficacité des plantes aug-mente on diminue à mesure qu’on les gar-de après les avoir recueillies ; quelle dif-férence y occaiìonne un dessèchementplus ou moins prompt, L la faqon de lestcnii dans un lieu plus ou moins ferais ;