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«toit plongée, on a laissé aux boyardsleur 1 ! titres de noblesse ; & quoiqu’ilsjouissent d’twe grande considération , ilne paraît pas qtt’ils aient grande part augouvernement, (t?)
BOYAUX, terme ordinaire dont onje sert pour désigner les intestins. VoyezIntestin.
Boyaux , dans la guerre des Silges,font les chemins que l’on fait en zig-zagpour approcher de la place fans en êtrevu ; ou bien ce font les parties de la tran-chée qui conduisent à la place. Voy. Var.ticle Tranchée.
La tranchée qui està-peu-près parallè-le à la place , se nomme place d'armes.V. PARALLELE.
Les boyaux de la tranchée doivent êtretracés de maniéré que leur prolongementne donne fur aucune des parties de laplace attaquée , autrement ils feraientenfilés de cette partie. V. Tranchéegf Enfiler. (12)
Boyau, cheval qui a beaucoup deboyau , se dit en manege U marécbatterie ,de celui qui a beaucoup de liane, beau-coup de corps, les côtes longues, ni pla-tes ni serrées. Cheval étroit de boyau , estccîui qui n’a point de corps, qui alescôtes resserrées ou courtes, & le flancretroussé, ce qui lui rend le corps efflan-qué comme celui d'un levrier ; c’est cequ'on appelle un chevalejlrac ,qui est or-dinairement délicat & peu propre au tra-vail,à moins qu’ii ne foitgrand mangeur.On rebute fur - tout ses chevaux de car-rosse qui n’oat point de corps , qui fontétroits de boyau , & qui semblent avoirla peau des flancs collée fur les côtes.Unchasseur ne mépriser pas un cheval étroitde boyau ; il le préférera même à un au-tre qui aura plus de flancs, pourvu qu’ilsoit de grande haleine, de beaucoup deressource, léger, & grand mangeur. Ondonne le verd pour faire reprendre duboyau aux chevaux qui l’ont perdu. Lemot de flanc est aussi en usage , & selonquelques auteurs, plus élégant que ce-lui de boyau. ( V )
Boyau j il y a des animaux dont lesboyaux font utiles dans le commerce,après avoir été préparés par certains ar-tisans qu’on nomme koyaudier ; , qui for-ment à Paris une des communautés desarts & métiers.
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Boyau .‘on appelle cordes à boyau ce rifaines cordes faites avec des boyaux dsmouton ou d'agneau. II s’en fabrique uneassez grande quantité à Rome, à Tou-louse , à Lyon , à Marseille , & à Paris.Voy. Corde a Boyau. Voy. VarticleBoyaudiek.
BOYAUDIER, f. m. est un artisanqui prépare & file des cordes à boyau,pour servir aux instrnmens de musique,à faire des raquettes,& à d’autres usages.Ces maîtres composent une des commu-nautés des arts & métiers de la villefaux-bourgs de Paris : ils ue font quehuit maîtres en tout, qui travaillent dansle même endroit, & ont chacun leur aî>telier au fauxbourg 8. Martin, auprès dePendrait appelle Mcntfuucon.
Voici la maniéré dont ces ouvriers s'yprennent pour fabriquer les cordes àboyau: ils se servent pour cela de boyauxde mouton ou d’agneau qu’on leur ap-porte de la boucherie fans être lavés, &encore tous pleins d’ordure, dans desefpeces de hottes appelles bachoux. Voy.Bachou.
La premiers opération est le lavagedes boyaux : pour cet effet ils se mettentdes bottines aux jambes, pour empêcherBordure de tomber dans leurs souliers,& devant eux trois tabliers ses uns par-dessus les autres, aussi - bien qu’une ba-vette devant leur estomac, pourne pointgâter leurs habits. V. Bottine , Ta-blier , íf Bavette. Dans cet équi-page , ils prennent les boyaux par urtbout, les uns après les autres, & lesfont glisser dans leur main , en les com-primant pour en faire sortir toute bor-dure. A mesure qu’ils les nettoient, ilsles jettent dans un chauderon pour leslaisser amortir. Voyez CHAUDERON <3Amortir.
Après avoir laissé amortir les boyauxpendant un tems raisonnable, dont ladurée n’a point d’autre réglé que le plusou moins de chaleur qu’il fait, & quidépend de la prudence de l’ouvrier, onles remet daus un autre chauderon enco-re pendant un certain tems, & ensuiteon les en tire pour les dégraisser un à un,sur nu instrument appellé tiégrnifoir. V.DÉgraissoir.
Lorsque les boyaux sont suffisammentdégraissés, & qu’on en a ôté les filandres,
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