BRU BRU 56s
■On croît que son nom lui vient de ee * brunettes doivent être naturels, gracieuxque les Allemands remploient dans l’es- j & expressifs. On a des recueils de brui.et-qilinancîe qu’ils appellent diébrune. (N) - tes fort estimés. On appelle aussi brunet-* BRUNES . Commerce , sortes de toi- î tes , les airs mêmes de ces chansons.
les qui le fabriquentàRouen & dans sesenvirons.
BRUNETTE ( la ) , Géogr. , forteplace & très - importante du Piémont,près de Sufe.
BRUNETTE, f. f. Belles - lettres,Poésie. On donne ce nom à 1111e efpccc dechanson, dont l’air est facile & simple,& le style galant & naturel, quelquefoistendre "& souvent enjoué. O11 les appelleainsi , parce qu’il est arrivé souvent quedans ces chansons , le poète s’adressantàune jeune fille , lui a donné le 110m deBrunette, ■petite brune.
Brunette , mes amours, ~Languìrai-jc toujours !
Un vrai modelé dans ce genre, est cettechanson de Dufreni:
Philis , plus avare que tendre,
Ne gagnant rien à re fuser,
Un jour exigea de Silvandre,
Trente moutons pour un baiser.
Le lendemain nouvelle affaire :
Pour le berger le trocfut bon,
Car il obtint de la bfí-gere ,
Trente baisers pour un mouton.
Le lendemain Philis plus tendre 9Tremblant de se voir refuser ,
Fut trop heureuse de lui rendreTrente moutons pour un baiser,
Le lendemain Philis peufage,Auroit donné moutons U chien,Pour un baiser que le volageA Lisette donna pour rien.
( M. Marmontel. j
Brunett e , Musique, petite chansontendre & facile à chanter. Les airs des
( F. D. C. )
* BRUNIR, v. ait. Arts méchm. c’estpolir un corps, non pas en Fusant, maisen abattant les petites éminences qui fontfur la surface ; ce qui se fait par lc moyend’un brunissoir. Voyez BRUNISSOIR.
Dans Phorlogerie, on brunit les piecesou les parties qui par leur grandeur &par leur figure 11e pourroient pas être po-lies commodément. Notez que cette mé-thode de polir est la pins expéditive , &celle qui donne le plus d’éclat aux corpspolis. Elle est à rasage des couteliers,serruriers, & de la plupart des ouvriersen or, en argent, en fer & en acier. Elieenlève les traits de l’émeril , de la potée,& de la polissoire, & donne aux piecesbrunies un lustre noir qui imite cei ui desglaces.
Les doreurs bruniffent For & F argent,ce qu’ils exécutent avec la dent de loup,la dent de chien, ou la pierre sanguine,qu’ils appuient fortement fur les endroitsdes pieces à brunir. Lorsqn’on brunit Forsur les autres métaux, on mouille la san-guine dans du vinaigre ; mais lorfqu'onbrunit For en feuille fur les couches à dé-trempe, il faut bien fe garder de mouillerla pierre ou la dent de loup.
Les relieurs brunissent les tranches deslivres ; pour cet effet , ils mettent leslivres dan s une presse à endosser, avec desais devant & derriere la pressée , & deuxou trois antres ais distribués entre les vo-lumes : on prend une dent de loup 011d’acier que Fou frotte fortement plu-sieurs fois fur la tranche pour la lustrer.Après que la jaspure a été mise & qu’elleest sechc , on commence à brunir les gout-tières , puis tournant la pressée , on bru-nit les tranches du haut & du bas du volu-me. V. Tranche, Jaspure, Dent
A BRUNIR.
On brunit de même les livres dorés furtranche, après y avoir appliqué For : maison observe pour la dorure, de mettre Ford’abord fur la gouttière, de le Faire séchersur le baquet, & on n’y passe la dent quelorfqu’il est bien sec. Fuis desserrant lapressée , on prend chaque volume pouren abaisser les bords du carton au niveauN n 3