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Tome V. BI - CALZ.
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cartes, nne à une ou toutes ensemble ;cn prend autant pour ! ui, & en retourneune de dessus le talon , qui est cellequi fait la triomphe, & qu’il met retour-née à moitié fous le talon , de maniéréqu’on puisse la voir. Celui qui eit pre-mier, jette la carte qu'il veut de Ionjeu ; le second joue emuite fur cette cartecesse de son jeu qu’il juge à propos , &ainsi des autres, chacun à son tour. Ce-lui qui gagne la main, prend une carteau talon; chacun des autres joueurs enfait autant, en allant de droite à gau-che : l’on recommence à jouer commeau premier coup, & l’on continue iul-qu’à ce que toutes les cartes du ta'onsoient priles, chaque joueur y en prenantune pour remplacer cel'e de ion jeu qu’iljette à chaque coup; & celui qui prendla derniere carte, prend la triomphe quiretourne.

J’ai dit que le second à jouer jetoit iacarte que bon >u> fembloit, parce qu’onn’est point obligé de fournir à ce jeu dela cou'eur de la carte jouée, encore qu’onen ait : i! n’y a point de renonce : on peutcouper une carte à laquelle on auroit pufournir : voilà la. maniéré de jouer lejeu. On recommence chaque tour de lamême façon, jufqu’à ce que l’on aitjoué les coups dont on est convenu. IIy a quelques personnes qui prétendentqu’on ne peut renoncer . lorsqu’une foistoutes les cartes du talon font levées,& qu’il faut couper absolument, fi l’onn’a pas de la couleur jouée ; mais jecrois que cela dépend de la volonté desjoueurs. Passons aux droits qui fe paientâ ce jeu.

Celui qui joue la brusquembìlle de l’asde triomphe , reçoit deux jetons dechacun. II retire également deux jetonsde chaque joueur, pour tous les as qu’iljouera après, pourvu qu’il fasse la le-vée ; car s’il ne la failoit, au lieu degagner deux jetons de chaque joueur,il est obligé de leur en payer deux àchacun. II en est de même des dix, quivalent de chaque joueur un jeton cha-cun ; mais s’il ne leve pas la main, ilest obligé d’en donner un à chaquejoueur. Celui qui a plus de points dansles levées qu’il a faites, gagne enfin lapartie. Voici la maniéré de compter cespoints. Après que toutes les cartes du

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talon ont été prises, & qn’on a jouétoutes les cartes que l'on avoìt en main,chacun voitles levées qu’il a, & compteonze points pour chaque as . dix pourchaque dix, quatre pour chaque roi,trois polir chaque dams, deux pour cha-que valet, & les autres ne font comp-tées pour rien. Celui qui en comptantainsi fe trouve avoir plus de points, ga-gne !a pqrtie; l’on doit par conséquenttacher de fa re des lcééeso.ù il y ait beau-coup de points , des as , des rois , desdames , des dix & des valets, afin de pou-voir gagner le jeu. L’níage & le boníèns apprendront mieux à jouer ce jeu ,que tout ce que nous pourrions en dire,la situation ou jeu demandant de jouerun méme coup tantôt d’une façon, tan-tôt d’une autre. II est quelquefois bond’avoirla main, d’autres fois de l’aban-domier à son adversaire. En général,pour bien jouer la brusquembiUe, il fautune grande attention, pourvoir non-seu-lenient les triomphes qui font déja sor-ties, mais encore les hrvsqmmbiiles quiíbnt passées, L celles qui font encoredans le jeu, afin d’en faire son avantageen jouant.

Voici quelques réglés qui pourront ren-dre plus complet!e la connoissance qu’ona déja de ce jeu, fur ce que nous en avonsdit. Celui qui mêle & trouve nne ou plu-sieurs cartes retournées, ou en retournelui-méme,refait fans autre peine.Si le jeude cartes est faux par une carte de moins,tout ce qui a été payé dans le coup est bienpayé , mais on 11e peut gagner la partie ; &l’on cesse de jouer pour deux cartes quimanqueroient, auílì-tót qu’on s’en apper-çoit ; si le coup est fini, il est bon. Celuiqui joue avant son rang, ne peut repren-dre fa carte. Celui qui a jeté fa carte n ofauroit y revenir sons quelque prétexteque ce soit. Celui qui prendroit avant sontour une carte du talon, s’il a joint à sonjeu ia carte prise au talon , paie à celui àqui elle auroit été de droit, la moitié dece qui est au jeu, & il la lui rend; &s’il ne l’avoit pas jointe à son jeu, maisvue feulement, ildonneroït deux jetonsà chaque joueur, & la laissereit aller àqui doit Ia prendre de droit. Celui qui cntirant fa carte du talon en voit une secon-de, paie deux jetons à chaque joueur.Lorsque l’on joue en partie deux contre