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dans les jardins de botanique très-com-plets.
L’espece »®. 4 croît naturellementen France, en Allemagne & en An-gleterre. Les suivantes habitent les Al-pes & les Pyrénées. ( M. le baron deTscbouAi. )
> § BUPRESTE, f. m. , Histoire nat.Jfìseclologie. Du temps d’Aristote & dePline , on donnoit le nom. de bupresteà un petit nombre d'insectes auxquelson avoit reconnu la propriété caustiquede faire enfler les bœufs qui en avoientavalé. Ces insectes avoient à leurs unif-ies postérieures un appendice saillant :les modernes ont saisi ce caractère pouren faire leur distinction générique, demaniéré que tous les insectes à anten-nes filiformes comme le bupreste, font,lelon eux , de même genre, pourvuqu’ils aient cet appendice aux cuisses ,ce qui charge ee genre d'nne cinquan-taine d’especes auxquelles on en pour-suit joindre encore autant en suivantce principe ; mais tous les infectes àantennes filiformes , à cinq articles auxpattes, & à appendice! saillant atix cuis-ses postérieures , comme le bupreste , nefont pas pour cela des buprestes ; enexaminant ccs animaux avec f attentionnécessaire, on y remarque nombre d’au-tres caractères très-apparens, très-faci-les à saisir , au moyen desquels on re-connoit que les modernes, au lieu deconfondre des êtres lì différens , auroientdû diviser ce genre en huit autres gen-res très-distincts, qui n’auroient com-pris sons eux qu’une dixaine d’especesplus Faciles à retenir L à distinguer. Ladifférente proportion des articles desantennes plus ou moins longs j ia formedes tarses des pies conique ou cylin-drique ; la forme du corcelet quarréou en cœur, plus ou moins large queles étuis ; les deux étuis distincts 011réunis eu un seul ; la présence 011 ledéfaut des ailes, leur auroient fourni,comme à nous, des moyens dc simplifier& de lever la confusion qui régné dansce genre d’insectes.
M. Linné a donné aux 43 efpecesdont il compose ce genre, le nom deenrabus , non pas corrompu du mot sca-rabaus, comme le pense M. .Geoffroi ,Hift. des infectes, vol. 1 . page 1Z8 ,
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mais du nom karabos que les Grecs onttoujours donné au crabe de mer appelléen latin carabus.
Cet infecte attaque les scarabées &les lézards; il les mord fous Je ventre,qui est l'emlroit le plus foíble. On ditqu’il a un mauvais goût qui approcheldecelui du nitre , & l'on prétend qn’il faitenfler le bétail. C’est delà que lui vient lenom d’Enfle.Bœuf. F. CanthaRIDE,Insecte.
EU P THAI MU M ou Œil DEBŒUF, Jardinage , plante qui fe nommeainsi à cause de sa ressemblance avecl’œii d’nn boeuf. Ses tiges assez hautes,ont des feuilles grandes, découpées enleurs bords. Ses fleurs à rainures fontcomposées de plusieurs fleurons jaunesen maniéré de gouttière ; & à leurplace, i! naît un fruit qui en contientla graine.
La semence & les racines éclatéesfont les deux moyens de multiplier cettefleur qui est vivace. Elle vient en touteforte dc terre , & fe plante dans les par-terres, parmi les fleurs de la grande ef-pece. On la volt fleurie en été. (AT)
BURAGRAG, Géog., riviere d’Afri-que au royaume de Fez, qui prend fasource dans les monts Atlas , & fe jettedans l’Océan Atlantique.
* BU R AIL, f. ra. Comm. , étoffe defoie tramée, quelquefois de foie, plusordinairement de laine, de poil, defll ,ou de coton. Le huruil dit h contrepoil,fe-monte en vingt-huit buhots, trenteportées, & doit avoir un pied & demi deroi entre deux gardes , & vingt & uneaunes & demie au sortir de l’eftille.Le/ta-rai/de Zurich est une espece dc crépon.II y a un grand nombre d’autres buraìls,distingués ou par les noms de lieux , oupar leur faqan.
BARAIQUE, voyez BakaICUS.
BURAMOS (les), on les PALAIS,Géog ., peuple d’Afrique dans la Nigritie:ils demeurent autour de la riviere deSaint-Domingue. Leur pays s'étend juf-qu'à l’embouchure du Riogrande. Cettenation est idolâtre. On dit que dans cepays les femmes, pour s’empêcher deparler, prennent dans leur bouche unegorgée d’eau qu’elles gardent la moitiéd’une journée , fans que cela les empêche