CAB
comme d’ime chofetrès-respectable,Maisfans entrer dans le moindre détail. M.Pluche , dans son histoire da Ciel, dit 'que les figures de ces dieux venues d’E-gypte en Phénicie, & delà en Grece ,portoient fur Ja tête des Feuillages, descornes, des ailes &des globes,qui,ajoutecet auteur, ne ponvoient pas manquer deparoître ridicules a ceux qui ne compre-noient pas la signification de ces sym-boles , comme il arriva à Cambyse ,loi des Perses, en rentrant dans leurtemple. Mais ces mêmes figures, sisingulière# en apparence, déíignoientOsiris, Isis&Horus, qui enseignoientau peuple à se précautionner contre lesravages de l’eau. Voilà , selon lui , àquoi se réduisoit tout l’appareil de cesm y itères , à apprendre à ceux qui yétoieut initiés , une vérité Fort simple &fort commune.
Cabires, dans Orîgene contre Celse,fe prend pour lesanciens Persans qufado-roient le soleil & le feu. Hyde, dans sonhistoire de la religion des anciens Persans,confirme cette étymologie : Cabiri, dit-iltb.xxi'x. funtGahri, voce perjtcà aliquan-tulùm detorfâ; c’cst-à-dire que du motGuubres ou Guebres , qui est persan , ona sait celui de Cahìres. Foyez Guebres.(G)
CABIRIES , f. f. piur. Myth ., fêtesque les anciens habitans de Lemnos & deThebes, céiebroient en i’honnenr des«lieux Cabires.
Cette fete pasioit pour être très-an-cienne, & antérieure au teins même deJupiter, qui la renouvelia , à ce qu’on«lit. Les cabìries sc célébroient pendant lanuit, & l’on y consacroit les en fans de-puis un certain âge. Cette consécrationctoit, selon Popinion païenne , un pré-servatif contre tous les dangers dc lamer.
La cérémonie de la consécration , ap-pelléc oçovrés-i; ou cfoívî-ju-ò?, confiftoit àmettre ('initié sur un trône , autour du-qu.el les prêtres faisoient des danses. Lamarque des initiés ctoit une ceinture onécharpe d’un ruban couleur de pourpre.
Quand.on avoit commis quelquemeur-tre, c'étiiit un asyle que d’aller aux sa-crifices des cslíu'î-ïeí.Meursius produit lespreuves de tout ce que nous venons d’a-vanecr. (G)
’C A B 66s
CABITE, Géographie, est le port dePille Manille ou Luqon.
CABLE, s. m. Corderie , fe dit en gé-néral de tous cordages nécessaires pourtraîner & enlever les fardeaux: Ceuxqu’on nomme brayers , en architecture ,servent pour lier les pierres, baquets nmortier, bouriquets à moilon , 0V. leshaubans, pour retenir & haubaner les en-gins, grues & gruaux, este. \e$ vintaines,qui sont les moindres cordages, pourconduire les fardeaux en les montant, &pour les détourner des faillies & deséchafauds : ils fervent aussi à attacherles boulins pour former les échafauds.On dit bander, pour tirer un cable. Ce .mot vient du latin capulutn ou caplum ,fait du verbe capere , prendre. FoyezBander. (P)
Cable, s. m. Marine, que quelques-uns écrivent & prononcent cbable: cedernier n’est point usité par les gens demer. C'dl une grosse & longue cordeordinairement de chanvre, faite de troishantìeres , dont chacune a trois torons.LVyf?2HANSiERE est Toron.
Le cable sert à tenir un vaisseau cn radeou en queiqu'autre lieu. On appelle aiillìcables , les cordes qui fervent à remonterles grands bateaux dans les rivières, & àélever de gros fardeaux dans les bâti—mens, par le moyen des poulies.
II y a ordinairement quatre cables dansles vaisseaux, & !e plus gros s’appellemaitre-cahle. Ce maitre-cable est long de120 brasses, & cela est cause que le motde cable se prendatiffi pour cette mesure;dc sorte que quand on dit qu’on mouille ìdeux ou trois cables de terre ou d’un vais-seau,on veut dire qu’on en est à la distan-ce de 240 ou 360 brasses. A Pégard de lafabrique des cables , voyez CORDAGE,Corde, 0 ” Corderie.
Les plus petits vaisseaux ont an moinstrois cables. II y a le cable ordinaire , lemaitre-cable, & le cable d'ajsourché ,qti’oçíiomme anil ìgroslin, qui est le pluspetit. La longueur la plus ordinaire deces cables est de 110 & de 1 brasses.
On proportionne souvent la grosseurdu cable dc la moyeilue ancre à la lon-gueur du vaisseau , & on lui donne unpouce d’épais pour chaque dix pieds decette longueur. On fe sert aussi de cesmêmes cables four la maîtresse ancre.