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•eiipée en petites tranches, une once &demie; huile ou beurre de cacao, uneonce ; baume de copahn, une once & de-mie. Quand tout est Fondu & bien mêlé,on tire la bassine de dessus le feu , & re-muant toujours avec la spatule , on y«joute peu-à-peu les drogues suivantesréduites en poudre très-subtile, séparé-ment, & puis bien mêlées ensemble ,savoir, de la pierre calaminaire rougieau milieu des charbons, puis éteinte dansseau de chaux, & broyée sur le porphy-re, une once; rie la myrrhe en larmes,de l’aloès succotrin , de l'aristolochc ron-de , de l’iris de Florence, de chacun deuxdrachmes; du camphre, une drachme.Lorsque tout fera bien incorporé, on lelaissera un peu refroidir, après quoi onle versera fur le marbre , pour en'formerdes magdaléons en la maniéré ordi-naire.
Ce remede produit des effets surpre-nans ; il guérit les ulcérés les plus rebel-les & les plus invétérés , pourvu quel’os ne soit pas carié ; car en ce cas , pourne pas travailler en vain, íl Faut com-mencer par la cure de i’os, & traiter en-suite l’uloere avec l emplâtre. On pansela plaie soir & matin après savoir net-toyée avec de seau de chaux , & bien es-suyée avec un linge fin.
Le mêine emplâtre peut servir plu-sieurs fois, pourvu qu’avant de Rappli-quer on Tait lavé avec l’eau de chaux,qu’on l’ait essuyé avec un linge présentésu feu un moment, & qu’on l’ait un peumanié avec les doigts pour le renouvcl-ler en quelque maniéré. On exhorte lespersonnes charitables de faire cet emplâ-tre & de le distribuer aux pauvres, sur-tout à ceux de la campagne.
Pommade excellente four guérir les dar-tres , les rubis les autres difformitésde la peau. Prenez fleurs de soufre deHollande (la fleur de soufre de Hollan-de est en pain comme le ftil de grain, fortlégere, douce , friable, & plutôt blan-che que jaune, elle ne doit pas moinscoûter de trente fous la livre. A son dé-faut on prendra de celle de Marseille,qui est en poudre impalpable, légere,■& d’un jaune doré), salpêtre rafiné, decliacun demi-once ; bon précipité blanc,deux drachmes ( l’examen du précipitéfelanc se fait ainsi. On en met un peu fur
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un charbon allumé; s’il exhale, c’est si-gne qu’il est bon & fidele; s’il reste furle feu ou qu’il se fonde , ce n’elt que dela cerufe broyée, ou quelqu’autre blancsemblable ) , benjoin, une drachme. Pi-lez pendant long-temps le benjoin avecle salpêtre rafiné dans un mortier de bron-ze , jusqu’à ce que la poudre soit très-fi-ne ; mêlez-y ensuite la fleur de soufre &le précipité blanc; & quand le tout serabien mélangé, gardez cette poudre pourle besoin.
A la Martinique , lorsqu’il étoit ques-tion de m’en servir, je l’incorporois avecle beurre de caca* ; mais en France où ildurcit trop , je lui ai substitué la pomma-de blanche de jasmin la plus odorante ;cette odeur jointe à celle du benjoin cor-rige en quelque maniéré celte du soufreque beaucoup de personnes abhorrent.Hift. nat. du cacao , vol. ìn- 12. chez Mie.Dhoury.
On verra à l’árt. Chocolat la manié-ré de le faire. Le cacao est le principal in-grédient , dont il est composé. Ses aman-des déja mondées de leur écorce, par lefeu, après avoir été pelées, feront rôtiesdans une bassine à feu modéré, & piléesdans un mortier bien chaud ; ces peluresdu cacao infusées dans dit lait bouillant,deviennent une boisson que nos médecinsmodernes ont mise en vogue. Depuisquelques années , les personnes dont lapoitrine est foible & délicate, en pren-nent le matin, & le préfèrent au thé ouau café au lait ; cette boisson n’est pasagréable , mais elle est à la mode ; a-t-el-le tous les avantages qu’on lui suppose ?C’est aux grands médecins à le prouver.
* CACAOTETL, Hift. nat ., no mqu’on donne dans les Indes à une pierreque Borelli nomme en latin lapis corvi-r.us Indice ; on prétend que si on vientà faire chausser cette pierre dans le feu,elle fait un bruit très - considérable , &semblable à un coup de tonnerre.
CACATALI, s. m., Hift. nat. Bot. ,nom brame d’une plante du Malabar, as-sez bien gravée, avec la plupart de sesdétails , fous le nom Malabare Caca-mitllu , par Van-Rheede dans son Hor-tus Malabwìcus , vol. X , planche 72 ,page 143. M. Linné, dans son System»Natures, édition 12, page 742 , l’appel-Vt S